ONG APES Association Promotion économique sociale et écologique

ONG APES Association Promotion économique sociale et écologique ONG APES APES est une association qui travaille beaucoup avec les couche pauvres notamment les agriculteurs et les éleveurs mobiles.

Notre association utilise toutes les compétences et expertises locales, nationales et internationales. Nous utilisons à titre indicatifs les bureaux ADES, SES, DEVORGA,BUMACO au niveau national.

14/02/2026

LES ZONES ECOLOGIQUES, AGRO ECOLOGIQUE OU ECO PASTORALES DE LA MAUIRTNAIE….. ????

Je n’ai pas compris encore quelles typologie des zones écologiques est en vigueur dans ce pays. Je n’ai pas trouvé des documents officiels qui analysent les unités géophysiques selon des critères de classification pointilleux dans le contexte de la Mauritanie

Je vous livre ce que j’ai lu :

Zone pluviale, zone irriguée, zone du fleuve, zone aride, zone semi-aride, zone subhumide, zone du littoral, zone oasienne, zone saharienne, zone saharo-sahélienne, zone agro écologique, zone agropastorale, zone sylvo pastorale, zone agro sylvo pastorale, zone agricole, zone pastorale, la zone maritime, la zone continentale, zone agro-écologique ………………On peut continuer cet exercice sans terminer.

Mais je ne pense pas que cette terminologie puisse être pratique pour le pays, c’est-à-dire la Mauritanie et j’y trouve des surcharges conceptuelles qui aliènent l’écologie du pays, le savoir et les pratiques de ses populations qui n’y se retrouvent pas.

En effet j’aurais préféré pour mon pays une nomenclature i) plus conforme à la définition initiale de zone écologique et ii) plus conforme à l’utilisation géographique des ressources naturelles du pays mais aussi qui exprime plus son histoire que la toponymie poétique, les évènements historiques, que la mémoire conserve plus dans nos langues nationales et iii) de lecture pédagogique et didactique facile pour vos enfants et les futures générations. Sinon cette terminologie dite de développement n’est en fait que de l’aliénation pure et dure alors que nous disposons de nos zones écologiques anciennement répertoriées, citées dans les annales de l’histoire, de la poésie, de l’élevage de l’agriculture, de la pêche et de la chasse….

Nos zones se défissent en termes de ressources en terres, en eau, en pâturages, en type d’agriculture, en type d’élevage, en type de climat, en type de température, en type de végétation….

Le sens Agro écologique de la termino

on se vante d'avoir exporté le patrimoine du Nord et tué sa population par la pollution de l'extraction minière et le ma...
04/01/2026

on se vante d'avoir exporté le patrimoine du Nord et tué sa population par la pollution de l'extraction minière et le manque de retombées économiques sur les autochtones.
Quelle vanité politique et quelle injustice sociale et économique !

En 2024, la SNIM a réalisé 14,226 millions de tonnes de ventes et 14,3 millions de tonnes de production, malgré une baisse des prix mondiaux du minerai, autour de 95 dollars la tonne. Cette performance a généré un chiffre d’affaires de 1,15 milliard de dollars et un bénéfice net de 268 millions de dollars, tout en amorçant une diversification vers de nouveaux marchés, notamment au Moyen-Orient.

Pour 2025, la société visait initialement à frôler les 15 millions de tonnes, selon les projections présentées lors de l’événement Mauritanides en septembre. Ces perspectives s’inscrivaient dans un plan stratégique articulé autour de 24 initiatives, incluant l’augmentation de la production, la transformation locale et la diversification des marchés.

Finalement, la SNIM a atteint 14,7 millions de tonnes en 2025, contre 14,3 millions de tonnes en 2024. Si cet objectif reste légèrement inférieur aux espoirs initiaux, l’entreprise se projette déjà vers 15,5 millions de tonnes pour 2026, poursuivant sa progression et renforçant sa position sur le marché mondial.

➡️⛓️‍💥lien pour lire l'article complet ► https://trustmag.net/article/5193

04/01/2026

لائحة الصيدليات المتعاقدة مع الصندوق الوطني للتأمين الصحي المحدثة بتاريخ 3 يناير 2026:

05/09/2025

Selon le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), 1946 migrants ont été interpellés, 74 convoyeurs arrêtés et 32 pirogues saisies par les forces de sécurités sénégalaises durant le 1er semestre 2025. Des chiffres qui relatent l'ampleur du phénomène mig...

05/09/2025

APPUI AU PLAIDOYER POUR UN BON MINISTERE DE L’ELEVAGE EN PERIODE DE CRISE AVEC LE MALI
J’écris ces quelques bribes car je me sens très concerné en ma qualité de premier pastoraliste sahélien ayant accompagné aussi bien l’élaboration, la mise en valeur et le suivi des politiques publiques, et les reformes juridiques et accords bilatéraux entre les pays sahéliens sur la question du pastoralisme.
La décision de Goita d’interdire la transhumance dans son pays et, notamment des animaux en provenance de la Mauritanie, consacre une ignorance totale des dispositions juridiques en vigueur entre les pays sur le bassin ouest de la transhumance ouest africaine, du choix économique pastoral stratégique sahélien et des efforts de financements consentis pour les pays dont le Mali.
IGNORANCE DES TEXTES REGIONAUX ET DE LA COOPERATION BILATERALE ET DES STRATEGIES PASTORALES
La Mauritanie est liée par des accords bilatéraux avec le Mali et le Sénégal et ce depuis les premières années d’indépendance et se sont réactualisés et renouvelées selon les besoins des pays face aux exigences d’une transhumance transfrontalière paisible et réductrice de conflits.
 Les Instruments régionaux relatifs à la Transhumance Transfrontalière
La Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a adopté en 1998 la Décision A/DEC.5/10/98 relative à la règlementation de la transhumance entre ses États membres qui :
- détermine les conditions de déplacement du bétail (Certificat international de transhumance - CIT) et d’accueil du bétail transhumant ;
- impose l’obligation de garde des animaux ;
- institue un mécanisme de règlement des conflits : conciliation préalable par une Commission de conciliation avant les tribunaux ;
Pour assurer la mise en œuvre effective de la décision A/DEC.5/10/98, la CEDEAO a adopté en 2003 le Règlement C/REG.3/01/03 relatif à la mise en œuvre de la règlementation de la transhumance entre ses États membres. Ce règlement prévoit :
i) L’élaboration et la mise en œuvre des programmes sous régionaux d'aménagement de zones pastorales ou de réalisation des infrastructures transfrontalières en faveur de la transhumance ;
ii) ii)la réalisation d'actions pilotes de types transfrontaliers en vue de la mise au point de nouveaux modes de gestion concertée des parcours et des zones d’accueil ;
iii) iii) la réalisation d'une étude prospective sur l'avenir de l'élevage, notamment de la transhumance en Afrique de l'Ouest et du Centre
I-Documents de politique
Au niveau continental, les États africains ont adopté en 2011, la Décision CL/DEC.618 (XVIII) relative à la Politique cadre de l’UA sur le pastoralisme.
-Principes majeurs
1-la reconnaissance des droits des pasteurs,
2- le soutien au pastoralisme comme mode de vie et système de production
3-la mise en place de processus politiques,
4- la reconnaissance de l’importance de la mobilité du bétail,
5-la régionalisation des approches,
6-la promotion de la prévention des risques au détriment des réponses d'urgence.
 Les déclarations historiques régionales de promotion du pastoralisme
• La Déclaration de N’Djamena sur le pastoralisme en mai 2013
• La Déclaration de Nouakchott sur le pastoralisme adoptée le 29 octobre 2013 par les Chefs d’États et de gouvernements de six pays sahélo-sahariens qui invite les pays sahélo-sahéliens à
o Progresser vers un cadre d’actions pragmatique à moyen terme en mutualisant leurs efforts et leurs ressources et en promouvant les plate formes multi-acteurs.
o Accélérer la formulation, le financement et la mise en œuvre de programmes nationaux, multi-pays et transfrontaliers.
 Les accords bilatéraux sur la transhumance
• L’accord sur la santé animale en transhumance de 1960 qui amendé le 02 févier 1986
• L’accord de 1989 portant sur les conditions de la transhumance entre le Mali et la Mauritanie
• L'accord révisé sur la transhumance entre la République du Mali et la République Islamique de Mauritanie signé le 26 janvier 2005 ;
• L'accord-cadre institutionnalisant le cadre de concertation et de coopération transfrontalière sur le pastoralisme et la transhumance du 31. 10. 2023
Je signalerai que la limite sud pour le camelin mauritanien a été revu par l’accors de 2005 et n’est plus Ambidedi, Dagdag, Diadioumbera, Segala, Maréna, Sandaré, Laghmané, Diema, Dioumara, Sokolo et Dioura
• Accord sur le pastoralisme conclu le 30 avril 1988 entre le Burkina Faso et la République du Mali ;
• Accord conclu le 26 janvier 2003 entre le Burkina Faso et la République du Niger et portant création d'un Cadre de concertation sur la transhumance transfrontalière.
 PRAPS II Mali Un exemple de projet régional en perdition au Mali
Faisant suite aux appels historiques des chefs d’Etat à Ndjamena et Nouakchott le Projet d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) est finalement perdu au Mali, car fondé pour le développement du pastoralisme, il est aujourd’hui en contradiction stratégique avec la politique de Goita. Ce dernier veut incarcérer le pastoralisme, empêcher la transhumance transfrontalière paisible entre les États. Il veut accaparer les ressources pastorales, fermer l’accès des ressources pastorales aux pasteurs et agropasteurs sahéliens et finalement, il se révolte contre tout un choix de développement stratégique de l’élevage dont vivent plus de 60 millions de sahéliens.
Le pouvoir malien transgresse donc toutes les lois, accords bilatéraux, conventions et règlements de la CEDEAO, asphyxie le dernier projet régional d’envergure qui fait respirer les éleveurs maliens à savoir le Grand PRAPS pour le développement du pastoralisme au Sahel. Et par cet agissement, il crée la tension transfrontalière, encourage les exactions contre les transhumants et amplifie l’insécurité de leurs biens et de leurs familles
EN conséquence la Banque mondiale doit stopper tout financement à une politique contraire aux objectifs pastoraux initiaux du PRAPS
Je confirmerai que par l’interdiction de la transhumance transfrontalière, le Mali est en contradiction avec les Procès-verbaux des rencontres transfrontalières et des comités de transhumances transfrontalières, avec le contenu du Recueil numérique des textes de transhumance dans le couloir ouest africain et des contenus des codes pastoraux en Afrique de l’ouest.
Pr Dah Ould Khtour
Pastoralisme et politique restrictive des États prétoriens
Vassala le 23 aout 2025

04/09/2025

Terminologie du développement : participation / moucharaka. Qu’en pensent nos chercheurs et nos hommes politiques ? Quel sens donneraient-ils à ces termes ?

J’ai pu identifier trois groupes de sens du terme « participation » : un sens général, une signification pratique, et une répartition des rôles entre les femmes et les hommes.

1-2-1 : Sens général du terme :

La participation signifie la moucharaka en arabe et est utilisée par une partie des collectivités, qui lui donne un sens général parfois très proche de la contribution et même de la coopération. La participation c’est l’effort collectif, c’est la contribution, le travail en commun exécuté à travers la solidarité de la jemaâ. Parmi les collectivités visitées seul un groupe nomade transhumant n’a pu donner un sens au concept de la moucharaka. Cette définition générale de la moucharaka est assez vague et prend le sens de la foi commune dans le travail, d’alliance, d’adaptation au temps, à l’évolution pour atteindre des résultats durables. Cet ensemble de définitions renvoie à des à priori culturels portant sur le droit de voisin, l’aide au pauvre, la solidarité des musulmans, et de la foi quand le hadith du Prophète dit : « layouminou ahadoukoum hatta youhibbe lihakhihi elmoumine mayouhibou linavssihi » qui veut dire littéralement : (vous n’avez de foi que si vous aimez pour votre frère de foi ce que vous aimez pour vous même).
Cette prédisposition culturelle communautaire et collective est générale à la vie de tous les musulmans et décrète même le fondement de l’appartenance communautaire et l’accès libre aux ressources naturelles pour tous les utilisateurs (fondement du Code Pastoral Mauritanien) comparable au Common Rights dans la tradition anglo – saxone.

Dans ce paquet du sens général, émargent aussi bien les groupes maraboutiques que les groupes guerriers, à la seule différence que les groupes guerriers s’impliquent plus dans une notion du temps et des besoins d’évolution.

En général, les différents groupes harratines ne maitrisent pas le sens abstrait de la participation et s’adonnent à une explication plus pratique.

1-2-2 : Sens pratique du terme :

L’analyse des réponses fait ressortir un sens pratique de la participation, sous forme de réalisations souvent physiques ou organisationnelles des services ou des travaux divers.

Dans le sens physique de la participation, c’est la réalisation d’ouvrages hydro – agricoles, les cultures, le grillage, le maraichage, l’élevage, les écoles. Il en ressort ici un sens de réalisations physiques, développé par l’effet surtout des projets de coopération qui s’adonnent essentiellement à ce type d’activités dans le développement dit « communautaire » ou « de base ».
Mais attention, il ne faut pas se perdre dans l’inflation des concepts liés au développement local. Les idéologies de la décentralisation en foisonnent mais en marquant le pas à la même place théorique.

Le terme contient donc une forte résonance organisationnelle limitée totalement à la création des coopératives féminines : la participation c’est les coopératives féminines de commerce ou d’artisanat, des Machroues dans le sens péjoratif de « projet » où s’exécute le maraichage. Le sens relatif aux services se limite aux prestations de courtiers et de bouchers ou d’appui à l’élevage.

Mais le terme ne renvoie pas à une participation dans l’expression des idées ou de conseil spirituel ou politique.

La tendance marquée aux réalisations physiques est observable, dans les collectivités harratines devenues autonomes ou les collectivités guerrières récemment sédentarisées et appauvries. Le motif derrière semble être une recherche effrénée d’espace économique et d’identité politique à travers un meilleur balisage de l’espace par des réalisations physiques. La participation est un atout opportuniste pour se construire une identité spatiale, « Ncharkou kamline en-Adlou Inwane »

Cette tendance marquée au balisage de l’espace de sédentarisation par les harratines, les serfs pastoraux, les guerriers arabes, s’explique par le statut de la propriété foncière jadis maraboutique et la nécessité d’avoir une adresse spatio - économique. C’est là l’une des causes de ce qu’on peut appeler la sédentarisation par fragmentation des entités sédentaires. C’est la dynamique de mise en pouvoir de nouveaux charismes qui veulent devenir les interlocuteurs directs de la puissance publique.
C’est aussi la fièvre de l’immobilier dans les grandes villes comme Nouakchott, où l’accaparement du bon foncier par des compradores au pouvoir, exprimerait une forte tendance de reunir la richesse autour de groupes affiliés à des pouvoirs politiques. C’est la nouvelle adresse spactio-économique dans les grands centres urbains ou la form évolué de la participation illégale par le monopole du pouvoir et de la richesse.

1-2-3 : Participation par la division du travail :

Les collectivités s’accordent sur la participation de la femme dans le foyer, et sur des espaces limités où s’exécutent les activités sédentaires. Il s’agit essentiellement de la gestion du foyer, sur le plan éducatif, culinaire et des ressources matérielles (stock alimentaire et vestimentaire).

Par contre les collectivités harratines, assignent une participation plus active à la femme dans les réalisations physiques des ouvrages hydro – agricoles, des travaux champêtres, de l’approvisionnement en bois de chauffe et de l’approvisionnement en eau. Durant les périodes de vacances champêtres, les femmes harratines participent à la constitution du budget familial par la prestation de services (bonne, fille de chambre) dans les milieux tant harratines (aisés) que maraboutiques et moins dans les milieux guerriers.

Dans les collectivités maraboutiques, les femmes participent timidement aux travaux maraîchers exécutés par les coopératives appuyées des projets. Il va s’en dire que dans les collectivités maraboutiques, les hartaniyas (féminin de hartani) ou les hartanis, constituent la main d’œuvre de tous les travaux physiques.

Dans ce cas, la femme maraboutique joue un rôle mobilisateur à travers sa présence physique, mais non un rôle exécutif des travaux.

Dans certaines collectivités maraboutiques (sectes ou tarigha religieuses) ayant exigé l’anonymat, la femme est strictement incarcérée dans son domicile et ne participe à aucun aspect de la vie extérieure. Les travaux locaux portant sur l’approvisionnement en eau, en bois ou de coopératives sont exécutés par les strates inférieures : haratines, et les Tlamid.

Cette catégorie sociale maraboutique est une source de démobilisation de la femme et sa marginalisation par rapport à l’appel politique relatif à la participation féminine et son droit à la participation. Il faut le reconnaitre sans passion aucune.

La contradiction flagrante est l’existence dans les partis politiques et dans les sphères de décision, de Religieux (marabouts et cheikhs) qui, accompagnent le processus de démocratisation au niveau politique mais non au niveau local de leurs villages ou foyers, du reste non acquis spirituellement à la participation effective de leurs propres femmes. Alors que charité bien ordonnée commence par soi-même !!

Ils sont plutôt des applaudisseurs des régimes politiques, hurlent avec les présidents, vocifèrent contre l’opposition mais n’adressent aucun message de participation des femmes à la base. Ils n’ont pas de retombées bénéfiques sur les leurs, mais s’adonnent surtout à des rites d’embrigadement lors des élections. Ils tronquent les électeurs des villages et des campements contre des nominations, des cadeaux et des privilèges que distribue l’Etat.

Dans ces milieux le besoin d’une animation ciblée sur la femme devient de plus en plus nécessaire pour certains développeurs mais pas à telle enseigne de mon point de vu

Dans les tribus guerrières ou de serfs pastoraux, les femmes participent physiquement et de façon importante dans les activités extérieures au domicile. Au niveau de l’élevage, elles peuvent assurer l’approvisionnement en eau à dos de chameau, conduire le bétail, traire et gérer le bétail de tente (abreuvage, soins et surveillance). Ceci est valable pour l’élevage pivotant et péri – urbain, mais non évident dans la transhumance.

Au niveau des collectivités sédentarisées guerrières, les femmes sont caractérisées surtout par la capacité d’exprimer, revendiquer,, négocier. Elles disposent d’aptitude en matière de communication et d’adoption des structures externes de type coopératif. Au niveau des activités physiques agricoles, elles jouent un rôle exécutif, sans intermédiaire.

Elles constitueraient un bon ancrage des politiques de développement en attendant que le message informatif puisse s’améliorer en direction des strates récidives.

Dans les collectivités peulh guerrières (Diallo de H’Sey Lekwar) la participation ou demdal Djawdi est synonyme de collecte, ou de regroupement d’effort matériel ou financier, elle peut prendre le sens de travail communautaire ou kaw. A la différence des collectivités haratines, la femme ne travaille la terre que dans le cas où elle ne dispose pas de mari, fils ou frère.

Jusqu’à ce stade des interview, il a été préconisé de laisser se prononcer librement et sans débat, les personnes interrogées afin d’aboutir à un recueil spontané des différents contenus, tels qu’ils existent sans interférence d’expression externe.

Il s’est avéré que les personnes interrogées, n’ont à aucun moment, fait mention des possibilités afférentes à la négociation, l’expression des intérêts, l’expression des opinions dans ce qu’ils appellent la participation.

A l’intérieur du foyer, toutes les femmes disposent d’un statut de décideur face à l’homme car l’adage dit : « les femmes sont les turbans des bons gens et sont les chaussures des chiens » c’est à dire que la femme est la référence normative des bons et elle est par contre mutilée par les mauvaises gens.

C’est à ce titre que la femme oriente l’homme, il ne peut agir sans elle, ils se concertent et prennent ensemble les décisions sur tous les aspects de la vie familiale. Cette situation prévaut dans toutes les strates sociales de culture maure.

Hors du foyer et à l’occasion des opportunités collectives (construction de barrages, écoles, infrastructures, choix politique), seuls les hommes expriment leurs intérêts , loin de toute intervention des femmes. Ce pouvoir d’expression d’intérêt et des objectifs par les hommes est observable par tous les projets à travers les dits comités de gestion villageois et à travers les jemaâ traditionnelles.

Il est inhérent à la structure de chaque strate sociale , quand elle dispose d’un espace économique propre. A titre d’illustration, les hommes haratines ont seuls la liberté d’exprimer des intérêts, des objectifs à atteindre sans leurs femmes, comme les hommes guerriers, les marabouts, les forgerons, chacun dans sa territorialité villageoise.

A l’issue de cette présentation des différents contenus du terme participation en arabe et fulbé, il semble que deux appréhensions locales prédominent instinctivement à savoir que la participation a un caractère collectif, elle est liée à des réalisations et suppose une division de travail entre les hommes et les femmes.

Traditionnellement, la jemaâs est l’organe de l’appréhension des différentes situations et de prise de décision engageant la collectivité. Dans les collectivités et guerrières, la jemaâ est une institution ancienne ; dans les collectivités maraboutiques, elle date de 1635 (guerre de char Bebbe). Dans les collectivités haratines, elle est une adoption récente après l’affranchissement légal ou forcé (djambour). Dans les collectivités fulbé, l’organe batou est l’organe équivalent de la jemaâ dans les strates maure.

La remarque faite sur la composition de toutes les jemaâ ou Batou est que la femme brille par son absence totale dans cet organe.

Dans les collectivités rurales, deux niveaux d’observation se présentent pour évaluer les opportunités d’expression des intérêts et des objectifs par les strates sociales.

Dans les villages composites où vivent ensemble plusieurs strates sociales, seuls les hommes marabouts ou guerriers disposent de la liberté d’expression des intérêts ou des objectifs. Dans ce cas le haratine, le forgeron n’en dispose pas sans quelques prouesses sociales folkloriques.

Dans les villages où habite une strate, le pouvoir de décision locale appartient à la jemaâ de la strate. Dans les villages haratines ce sont les haratines qui décident au même titre que les marabouts ou les guerriers chacun dans son village.

1-2-4 : Projets de développement et participation :

Dans certains villages, où un habitus d’intervention des projets de développement rural s’est installé, la participation revêt des caractères de contribution uniquement.

Il se développe l’idée de deux types de participation : la participation villageoise et la participation du projet.

La participation villageoise consiste souvent à disponibiliser un local, mobiliser de la main d’œuvre, créer une structure d’occasion. La participation du projet est perçue par les groupes cibles comme l’appui qu’offre le projet selon l’activité ou l’infrastructure à réaliser.

Dans cet ordre d’idée, la participation des femmes c’est de désigner une femme dans la structure proposée par le projet, constituer une coopérative, désigner une présidente, une trésorière, se réunir pour le projet. Cette conception de la participation est observable dans toutes les strates sociales de la société ayant joui des interventions des projets.

Elite et participation :

Dans les collectivités rurales, le Maire ou l’infirmier parfois présent dans les réunions, considèrent la participation au développement comme une contribution à la « construction nationale » « l’état civil », « l’adhésion au parti politique », «la santé », « l’éducation », « la lutte contre la pauvreté », « l’instauration de la démocratie ».

Cette compréhension de la participation est visiblement assez abstraite pour la population rurale toutes strates confondues.

L’exercice visant à vérifier la compréhension de ces concepts par la
Population rurale a conclu à l’inadéquation entre une littérature d’élite et une conception rurale braquée sur les besoins de réalisation physique (infrastructures) et d’énergie de mobilisation de main d’œuvre, ou d’organisation pour les projets.

A aucun moment du débat avec l’élite politique, la participation au développement n’a renvoyé à des idées de négociation des intérêts, ou des formulations des besoins ou d’objectifs, à plus forte raison se référer à des possibilités de décisions, de choix négociés, de processus de négociation inter – strates ou intra – strates.

L’entendement en milieu rural que se fait l’élite de la participation au développement est synonyme de : la population est une masse homogène à laquelle on applique des mesures d’accroissement touchants différents secteurs. Les différenciations sociales, les différences d’intérêts entre homme et femmes ou entre couches sociales ne sont pas une référence dans l’analyse des termes (participation au développement).

La participation au développement est l’effort, la contribution collective et individuelle aux activités d’élevage et d’Aghtissad où l’homme et la femme observent une division de travail pratiquement ancestrale fondée sur les capacités physiques des deux sexes. Les rôles sont définis par rapport à des espaces internes et externes au domicile.

La participation au développement revêt un caractère évolutif dans le sens limité d’apparition de nouvelles exigences dues aux projets, et à cet égard s’ériger en coopérative artisanale, commerciale ou maraichère est une forme moderne de participation féminine au développement.

La participation c’est la contribution des projets au développement et la contribution des populations à la mise en œuvre des projets. La participation par ailleurs, c’est la réalisation physique des infrastructures agricoles surtout pour les haratines. C’est la réalisation de puits et des dispensaires et faire des coopératives pour toutes les strates. La participation au développement est un devoir collectif, son groupe cible c’est le collectif, sa philosophie c’est la solidarité pour l’intérêt général. La participation au développent c’est faire l’élevage (tenmiya), c’est faire le travail de la terre (ightissad ou thimar). La participation au développement relève d’une philosophie pragmatique du collectif vers le collectif qu’importe la tête porteuse.

Le ciblage des groupes d’intérêt, des groupes sociaux dans le sens de vulnérabilité à la pauvreté, dans le sens de désavantagé social semble être une préoccupation de projets plutôt qu’une préoccupation endogène des collectivités chacune dans son emprise territoriale.

En conclusion, la participation au développement est loin d’être perçue par les strates de la société traditionnelle comme un processus évolutif où tous disposent du droit de formuler des intérêts à travers le diagnostic et d’aboutir à des décisions et des activités consensuelles pour améliorer leurs conditions économiques et sociales. L’entendement fait de ces termes renvoie aux activités physiques selon les secteurs d’agriculture et d’élevage où le discernement est fait sur la base des aptitudes physiques entre l’homme et la femme selon la strate sociale.

Le message culturel officiel relatif à la concertation et la négociation des intérêts dans un pays en voie de démocratisation ne semble pas parvenir à destination.

Pr Dah Ould Khtour 2025
Développement local et décentralisation :
« Pour une terminologie du développement basée dur les entendements locaux »

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04/09/2025

Sociolinguistique politique du sommet et entendements ruraux locaux

Nos ministres en mission, installent la confusion dans le message d’information ! Tourisme des urbains dans le milieu rural d’autrui, quelle terminologie de développement parler ?
Pour ceux de nos ministres et cadres politiques qui utilisent le Terme développement / Tenmiya / Noumou en milieu rural, veuillez faire attention au conflit des entendements entre les hommes du sommet politique d’une part et le citoyen lamda vrai occupant du bled rural.
La notion de développement ou Tenmiya est d’utilisation récente dans la langue hassaniya et notamment en milieu rural. Ce concept a été vivement utilisé par les mass - média (radio et télévision dans les discours des décideurs dont les Présidents de la République, les ministres) et les missionnaires des différents intervenants dans le secteur rural. La dernière utilisation a été hier lors de ce qu’on appelle le meeting de « Bousteilla pour l’agriculture et le Development »
L’équivalent arabe Tenmiya renvoie au concept Mounemmi qui veut dire en langue locale du Hodh, « éleveur » et uniquement « éleveur » et ne renferme aucun autre sens portant sur les activités des autres secteurs (agriculture, commerce, mines, éducation, foresterie etc.)
A titre indicatif, 100% des personnes interrogées dans les différents échantillons, ont répondu que le développement ou Tenmiya, signifie les activités, les programmes, les questions portant sur l’élevage et toutes espèces confondues.
Deux facteurs ont influencé la propagation de cette conception dont les messages informatifs des médias officiels et des organisations socio professionnelles modernes des éleveurs :
- 1. L’effet culturel de la radio : La radio rurale qui diffusait des émissions en direction du monde rural intitulées « El Mounemmi We El Vellah ». L’émission sonorise à son indicatif des bêlements de moutons, le beuglement des vaches, le bruit de la traite pour mieux illustrer le contexte pastoral de Mounemmi ou éleveur. Donc on utilise les bruits du troupeau et de la production de lait mais jamais des bruits ou des sons relatifs aux champs ou à la mise en valeur de la terre comme des sons de houes ou de tracteurs ou moissonneuses….
- 3. L’effet organisationnel des professions : Les organisations socioprofessionnelles utilisent le concept Mounemmi (développeur), dans le sens d’éleveur d’où le nom de la FNEM qui se décompose en arabe comme suit : « El Vidiraliya El Wataniya Li Mounemmi Mouritania » ou Fédération Nationale des Eleveurs de Mauritanie.
Il est à noter que le terme Tenmiya se le reconnait d’office l’éleveur en même temps que l e lui reconnaissent les autres groupes tant socio-économiques (agriculteurs, forestiers) que sociaux (femmes, hommes, riches, pauvres etc…).
Dans un essai de délimitation du domaine de définition du terme, un listing de l’objet du mot Tenmiya tel que compris et utilisé par les ruraux, renvoie à tout ce qui porte sur la production de l’élevage, les systèmes et modes de gestion, les organisations, et les règles de jeu dans l’accès et le contrôle des ressources pastorales.
Les différentes amplitudes linguistiques du concept, n’atteignent nullement le moindre rudiment de production forestière ou agricole (graines ou gousses).

Il découle de ces résultats de l’investigation linguistique, de grandes et profondes incompréhensions entre l’entendement des missions publiques du développement (Développement rural, environnement, hydraulique, tourisme et cultutre…) en direction du milieu rural et l’entendement que se font les populations de ces groupes de tous ces entendements.
On dirait que le pouvoir politique et son exécutif utilisent une terminologie en déphasage avec les compréhensions et les entendements que s’en font les populations du pays. Tenmya a un sens local qui n’est pas celui que se donne le ministre de la culture ou celui de l’agriculture ou celle du Tourisme ou celui d’INSAV.
Le pouvoir politique utilise donc une terminologie en déphasage avec celle des populations en milieu rural. Il n’est pas sur la même longueur d’ondes que ces administrés et risque d’y rester encore quelques longues décennies.
A cet effet, le terme développement est fondé sur un sens d’accroissement, d’épanouissement tant d’aptitudes, de capacités que de potentiels au même titre que Tenmiya en arabe. Il s’applique à tous les secteurs d’activités, implique toutes les catégories sociales et n’est pas limitatif, ni exclusif. L’utilisation du terme dans cette acceptation, en milieu rural, n’est pas adaptée car il est strictement limité à l’élevage pour des raisons de sémantique auto sensibilisée.
Dans la langue des fulbés, une nette différenciation existe entre le développement portant sur les secteurs de production « bamtaré » et le développement des capacités humaines « Dilitaré ».
Dans la culture fulbé, il n’existe aucun mot pouvant traduire le terme « développement » car les acteurs et les activités socio-économiques se résument essentiellement aux bergers Aynabé (élevage), aux cultivateurs, Remobé (agriculture) et aux gens de bois waylobé (foresterie).
Ici aussi le message d’information doit adapter sa terminologie pour prendre en compte les différents entendements et s’y accommoder sinon, l’incompréhension et l’aliénation d’une élite politique « messagère », par la terminologie moderne du terme « Développement », risqueraient d’élire domicile durable dans la praxie publique.
En outre, les populations rurales font un discernement clair entre le secteur de l’élevage et les autres secteurs d’activités. C’est ainsi que le paysage linguistique propose deux panoramas, l’un portant sur l’élevage impliquant surtout la culture maure nomade, le second sur les produits de la terre impliquant plus les maures agriculteurs (harratines surtout).

Dans la majorité des cas, l’agriculture, dans le sens production de graines, de plantation, de cueillette s’appelle Ightissad dans l’entendement des haratines. Dans la nomenclature arabe moderne, Ightissad voudra dire uniquement Economie et ne renvoie pas au travail de la terre uniquement. Dans la structure du gouvernement on dispose d’un Ministère des Affaires Economiques et du Développement « wazir achou-Oune el ightissadiya we tenmiya » Donc le terme Ightissad veut dire pour l’élite économie en arabe.
Par contre le même terme ne signifie que la production agricole et forestière pour les haratines.
Et Tennmya ne signifie qu’élevage pour les maures éleveurs et jamais ne peut signifier l’Economie. El Ightissad, signifierait pour le rural maure, l’épargne, la bonne gestion des revenus, et peut signifier la cupidité.

L’utilisation du concept de part et d’autre, entraîne inévitablement un délabrement du sens selon qu’on parle l’arabe classique (nomenclature moderne), ou qu’on parle hassaniya en milieu rural, en direction des strates maures ou de la strate haratine (nouvelle adoption locale des concepts importés).
Quelques variations d’appellation des activités agricoles et forestières renvoient à un sens de production tel Thimar (produit, fruits) pour distinguer la production agricole et de cueillette d’une part de la production de l’élevage d’autre part.

Les essais de délimitation terminologique d’Ightissad et Thimar dans la langue locale, permettent d’identifier tous les travaux agricoles, les infrastructures hydrauliques, les infrastructures hydro – agricoles, la cueillette de tous les produits agricoles.

Un Maire, du reste vieil agriculteur, me dit que le mot « machroue » ou projet, est le mot nouvellement crée (mebdoue c’est créé) pour exprimer les travaux de la terre. Dans ce cas le terme Machroue ou projet est en vogue dans l’entendement de l’ensemble des strates comme synonyme d’Ightissad.

Au niveau des implications organisationnelles, les travaux liés à la terre ont des conséquences terminologiques récents, telles les organisations coopératives des femmes ( Teawounyatt), quant au niveau de l’élevage ce sont les organisations socio – professionnelles d’élevage (rabitat Tenmya).

Cette nouvelle terminologie est le produit d’une linguistique publique arabe décalée par rapport à la linguistique locale des paysans. C’est la terminologie qu’utilise une élite urbaine ; surtout politique, en déphasage avec l’entendement linguistique rural. Ces deux termes ne renvoient à rien de compréhensible pour un pauvre éleveur de Teyarett El Wasaa ou d’Aghoratt et moins encore pour le pauvre paysan de la dépression agricole de Leweija ou de Chiyé.
Ceci s’explique par l’absence ou la fausse tonalité du message de développement « moderniste » en milieu sédentaire rural (petites agglomérations) et nomade mobile (campements).
« Le développement ou tenmiya, c’est toute forme d’accroissement applicable à toute la vie, tous les sexes, tous les domaines. C’est le progrès à partir d’une situation de faiblesse pour aboutir à une situation de force ». Cette évolution n’est pas propre à l’élevage. Elle concerne aussi l’agriculture, les personnes, les réalisations, l’éducation etc.

« Le développement dans le sens de Noumou n’a pas de référence dans le Coran ou le Hadith. C’est un concept nouveau, « c’est la langue d’une élite ayant joui fortement de la proximité des diffuseurs de l’arabe moderne ».
C’étaient les propos d’un conseiller municipal, imam d’une mosquée, un marabout pourtant type qui a eu la faveur d’une formation suffisante dans la langue arabe moderne
Sa compréhension du développement est bien celle de l’élite. Elle est bien différente de l’entendement de ses compatriotes ruraux, tous genres confondus. Pour l’imam, la notion d’accroissement de situation à une situation meilleure, veut dire pour ses compatriotes, faire l’élevage, sinon faire aussi l’ightissad ou le travail de la terre. Le développement ne signifie pour la base populaire que l’un ou l’autre de ces termes. Le message d’information autour du terme Tenmya installe plus de confusion que de facteurs de compréhension et de mobilisation des interventions de développement par les populations. Le message d’information au développent semble s’être construit sur des barèmes bureaucratiques, loin de la compréhension des populations et donc plus perturbateur de l’entendement pragmatique qu’elles se font du terme Tenmya.
Pour l’auditoire rural maure, le développement tel que traduit par le mot Tenmiya ne signifie que les activités portant sur l’élevage.
Pour les haratines, il signifie l’aghtissad (agriculture foresterie machroue)

Il serait alors recommandé aux politiques et carres de développement de choisir entre deux alternatives consistant à :

1. Utiliser le concept dans sa signification locale quand il s’agit d’intervention portant sur l’élevage et de cibler en conséquence les groupes maures « Ehel El Haïiwane » ou les groupes bergers peuls « Aynabé » ou les agriculteurs haratines Ehel laghtissad selon qu’on mène des activités d’élevage ou d’agriculture.

2. Utiliser le concept dans le sens moderne arabe « Noumou », non exclusif d’élevage ou d’autres secteurs mais synonyme d’accroissement et d’épanouissement.

Dans ce cas, il serait recommandé d’utiliser pour les fulbés le concept bamtaré quand il s’agit de développement économique et le concept délitaré quand il s’agit du développement des performances de l’individu et de mener un travail de formation pour les strates parlant hassaniya pour l’adoption du concept tenmiya dans le sens d’accroissement d’épanouissement.

Ce travail d’insémination de nouveaux sens des concepts serait coûteux et se fera au contraire de la sagesse traditionnelle « lidkhale ghabe yizwi zaye tyourha » (qui rentre dans la forêt gazouille comme le font ses oiseaux). En effet les animateurs des politiques publiques, devaient connaître la terminologie rurale et la valoriser au lieu d’imposer une terminologie arabe classique et en faire la base didactique et pédagogique des campagnes d’information et de sensibilisation.

L’utilisation du concept dans son sens moderne en français et en arabe, n’est aucunement significatif en milieu rural pour toutes strates confondues d’où les confusions qui s’installent dans la communication actuelle entre Les décideurs politiques et économiques d’une part et les collectivités rurales, d’autre part.

Il est à noter que l’élite dans toutes les strates utilise le concept Tenmiya ou développement dans le sens d’accroissement, d’épanouissement. Mais les essais de vérification dans la communication entre la langue de l’élite et l’entendement des strates rurales, l’incompréhension totale s’installe entre les deux parties.
Il faudra à l’avenir se méfier de l’incompréhension qui s’installe dans le message politique et économique de l’élite en direction des populations rurales.
Nos ministres de la culture, de l’agriculture et du tourisme doivent s’inspirer des entendements locaux pour parvenir à bon port, sinon, ils installeraient une véritable confusion au niveau du message d’information. Donc parleront-ils d’un monde diffèrent de celui de leurs interlocuteurs.
Et ici le vrai faux pas d’une linguistique de la culture, du tourisme, de l’agriculture, mais aussi de l’élevage et du Développement…. Au sommet on parle une langue des chimères par rapport aux entendements locaux.

Pr Dah Ould Khtour
Aout 2025, Gaatt Etteidouma,Sava,Tembemba,Tenhemad, une tournée sans exemple concret.

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