26/05/2026
Nous plaçons ici, une réponse à laquelle nous estimons avoir droit concernant une petite...note écrite par Monsieur Christian CHEVRIER.
À la suite de la publication et la large diffusion d’une tribune signée par Monsieur Christian CHEVRIER, Conseiller des Français de l’étranger sortant qui a choisi de ne se représenter qu'en 7ème position (inéligible), l’AFI a souhaité apporter quelques éléments de réflexion et de réponse.
Nous le faisons avec le respect dû à sa fonction et à son engagement passé au service de nos compatriotes, mais également avec la conviction qu’un débat serein et argumenté sur la représentation des Français établis en Thaïlande et en Birmanie demeure parfaitement légitime dans le cadre de cette campagne électorale.
Ainsi donc, l'équipe de l'AFI - Thaïlande remercie M. Chevrier pour son investissement durant son mandat. Nous partageons pleinement son appel à une forte participation électorale, essentielle pour notre communauté.
Nous croyons en revanche qu’informer régulièrement et précisément les Français de Thaïlande et de Birmanie n’est ni un « boniment », ni un « feuilleton local ». Expliquer, vulgariser des dossiers complexes (retraites, fiscalité, CFE, démarches administratives), rendre compte de son action et rester accessible à tous, que l’on vive à Bangkok, en Isan ou dans les provinces les plus éloignées, fait pleinement partie du rôle d’un conseiller.
Contrairement à ce qui semble parfois être affirmé, être un élu local rigoureux exige aussi de rendre des comptes, d’éditer des newsletters explicatives et de ne délaisser aucun territoire, de l’Isan aux provinces birmanes.
Nous sommes également convaincus qu’un Conseiller des Français de l’étranger ne peut être réduit à un simple réseau d’appuis politiques ou administratifs à Paris. Les relations institutionnelles sont évidemment utiles et nécessaires. Mais la légitimité d’un élu repose d’abord sur sa capacité à écouter, comprendre et défendre concrètement les réalités vécues par nos compatriotes sur le terrain.
À vouloir opposer proximité locale et efficacité institutionnelle, on risque finalement d’oublier l’essentiel. Un conseiller n’est pas seulement un intermédiaire avec les sphères parisiennes. Il est avant tout le représentant des Français de sa circonscription, y compris de ceux qui vivent loin des grands centres et qui attendent d’être entendus, informés et accompagnés avec sérieux et respect.
Contrairement à ce qui semble parfois suggéré, la transparence, la pédagogie et la présence de terrain ne s’opposent nullement au sérieux ni à l’efficacité. Elles en sont souvent la condition première.
C’est cette vision d’élus proches, transparents, disponibles et profondément attachés aux réalités locales que l’AFI continuera de défendre.