APro-GCB

APro-GCB Association des Professionnels en Gestion et Conservation de la Biodiversité

Clap de fin, mais début d’un nouvel engagement !Après 20 jours intenses de célébration, de découvertes, d’apprentissages...
25/05/2025

Clap de fin, mais début d’un nouvel engagement !

Après 20 jours intenses de célébration, de découvertes, d’apprentissages et d’engagements pour la vie, le Festival de la Biodiversité 2025 touche à sa fin. Une édition marquée par la passion, la transmission et l’action collective, portée avec force par L' APro-GCB, GYBN-Togo, TOGO NESS Siences Network et ÉCOLOGIE UNIVERSELLE Togo.

Pour clore en beauté, nous avons embarqué les participant·e·s dans une visite immersive au cœur des écosystèmes, à la rencontre des paysages naturels et des dynamiques écologiques qui façonnent notre pays. Forêts, zones humides, microhabitats et interactions entre espèces ont été explorés pour éveiller les consciences sur les équilibres fragiles qui soutiennent la vie.

Une visite immersive au cœur des écosystèmes, en collaboration avec le Palais de Lomé, à la rencontre d’un univers souvent méconnu : celui des abeilles sans dard.

De la à la découverte des , des à l’expérience du vivant, chaque étape fut un rappel vibrant de notre à la .

Un grand bravo et merci à Koffi Valentin MAWOUGNIGAN M.Sc., notre coordinateur, pour sa brillante présentation sur les abeilles sans dard d'Afrique et de l'Amérique du sud, avec focus sur le Togo, fruit d’un travail de recherche & terrain rigoureux et passionné.

Koffi Valentin Mawougnigan, par ton engagement, ta pédagogie et ta passion, durant ces 20 jours, tu as su bien plus que des : une conviction profonde que la est notre commun. Merci de nous montrer, chaque jour, que le développement durable commence par l’exemple. Un sincèrement merci à tes collaborateurs, notemment Abdou Kamatchalo et Amandine BIGNANDI pour leur engagement.

Ce n’est pas une fin, c’est une semence d’espoir, plantée dans les cœurs, qui germera en actions concrètes pour défendre la biodiversité, notre bien commun le plus précieux.

Merci à tous ceux qui ont marché à nos côtés. Continuons, ensemble, à faire du vivant notre priorité.

GYBN Africa GYBN francophone Global Youth Biodiversity Network GYBN-Togo UN Biodiversity

22 mai – Journée internationale de la biodiversité Sous le thème « Harmonie avec la nature et développement durable », n...
25/05/2025

22 mai – Journée internationale de la biodiversité

Sous le thème « Harmonie avec la nature et développement durable », nous avons célébré la richesse du vivant à travers une immersion au cœur de la nature.

À travers visites guidées, échanges et expériences, les participant·e·s ont redécouvert que la nature n’est pas une ressource à exploiter, mais un partenaire avec qui coexister.

Un immense merci à Koffi Valentin Mawougnigan et son équipe, initiateur visionnaire de cette action, formateur engagé et véritable éclaireur de notre démarche vers l’harmonie avec la nature.pour cette belle initiative.

Parce que bâtir un avenir durable commence par respecter le tissu du vivant.

Festival de la biodiversité Jour 17 — Biodiversité et sécurité écologique : Franchir les limites, c’est menacer notre av...
21/05/2025

Festival de la biodiversité Jour 17 — Biodiversité et sécurité écologique : Franchir les limites, c’est menacer notre avenir

Nous vivons à l’ère d’un dérèglement global : perte accélérée de biodiversité, effondrement des écosystèmes, crises sanitaires, insécurité alimentaire, sécheresses, inondations... La planète envoie des signaux d’alerte. Notre sécurité écologique, ce filet vital qui assure la stabilité du climat, l’abondance des ressources, la santé des populations, est en train de se rompre.

Parmi les neuf limites planétaires, six sont déjà franchies, notamment celles concernant la biodiversité, les cycles biogéochimiques, et le climat. Ces franchissements menacent directement la paix, la sécurité et la dignité des peuples, surtout les plus vulnérables.

Parce que la biodiversité n’est pas un simple décor : elle est la structure vivante de notre sécurité. Elle régule l’eau, purifie l’air, stabilise le climat, garantit la fertilité des sols, protège contre les pandémies. Sa disparition affaiblit nos capacités d’adaptation, de production alimentaire, de résilience face aux catastrophes. Elle nous expose.

Et les projections sont claires : si rien ne change, d’ici 2050, la situation empirera pour presque toutes les limites planétaires, sauf la couche d’ozone. Seuls des changements profonds, dans nos modèles alimentaires, énergétiques, agricoles, économiques, pourraient inverser cette tendance.

C’est dans ce contexte que naît l’initiative NESS, National Eco-Security System for All People. Cette approche innovante vise à concevoir des systèmes de sécurité fondés sur la nature, la coopération, la justice intergénérationnelle et les savoirs locaux.

Nous appelons toutes les personnes engagées, jeunes, chercheurs, décideurs, ONG, communautés – à rejoindre cette dynamique mondiale pour bâtir un avenir plus sûr, juste et résilient.

Koffi Valentin MAWOUGNIGAN M.Sc. GYBN-Togo Amandine BIGNANDI Abdou KAMATCHALO

Festival de la Biodiversité, Jour 16 – Biodiversité et qualité de l’air de vie : respirer, c’est vivre… grâce à la natur...
20/05/2025

Festival de la Biodiversité, Jour 16 – Biodiversité et qualité de l’air de vie : respirer, c’est vivre… grâce à la nature !
La biodiversité, est l’un des piliers invisibles mais indispensables de notre qualité de vie. Les plantes, arbres, mousses, algues, forêts, mangroves et autres écosystèmes végétalisés assurent des services écosystémiques essentiels à la régulation de l’atmosphère terrestre. Ils filtrent les particules fines, capturent les gaz à effet de serre, libèrent l’oxygène et modèrent les températures extrêmes. Chaque arbre dans une ville agit comme un purificateur d’air naturel. Chaque forêt est une usine biologique de maintien de la vie.
Mais aujourd’hui, nous vivons une époque de fracture écologique : destruction des écosystèmes, déforestation accélérée, artificialisation des sols. Cette érosion de la biodiversité entraîne une perte directe des services écosystémiques qui nous permettent… tout simplement de respirer. Dans certaines villes, l’air risque de devenir irrespirable. Et cette pollution n’est pas qu’un problème urbain : elle touche aussi les zones rurales déboisées, les savanes surexploitées et les régions soumises à des pratiques agricoles non durables.
La biodiversité n’est pas un luxe, elle est notre assurance-vie. Restaurer les écosystèmes, reverdir nos lieux de vie, préserver la diversité des plantes locales, réintroduire des haies champêtres, protéger les zones humides, reboiser avec des espèces indigènes : ce sont autant de gestes simples mais puissants qui rendent l’air plus pur, la vie plus saine, l’avenir plus vivable.
La qualité de notre air de vie dépend directement de la richesse et de la santé du vivant qui nous entoure.
Protéger la biodiversité végétale, c’est investir dans une meilleure qualité de l’air, un climat plus stable, et une santé publique renforcée. Ce que nous faisons à la nature, nous le faisons à nous-mêmes.

Koffi Valentin Mawougnigan

Savoirs utiles, solutions durables : Retour en images sur des moments de partage et de savoir-faire local !Dans le cadre...
19/05/2025

Savoirs utiles, solutions durables : Retour en images sur des moments de partage et de savoir-faire local !

Dans le cadre du Festival de la Biodiversité, nous avons mené une série d'ateliers pratiques axés sur les savoirs locaux et les innovations biologiques au service de la santé animale et de l’agriculture durable à l'INFA de Tové, Kpalimé.

De la reconnaissance des plantes médicinales à la production naturelle de compléments alimentaires pour volailles, les participant·e·s ont exploré des alternatives écologiques, accessibles et efficaces.

Des gestes simples pour des communautés résilientes face aux défis environnementaux.
Koffi Valentin Mawougnigan

Retour sur notre conférence “Biodiversité & Intelligence Artificielle” Hier, dans le cadre du Festival de la Biodiversit...
19/05/2025

Retour sur notre conférence “Biodiversité & Intelligence Artificielle”

Hier, dans le cadre du Festival de la Biodiversité 2025, en ligne et en présentiel, nous avons exploré un sujet d’avant-garde : Comment l’IA peut renforcer nos actions pour la préservation du vivant.

Depuis le début du festival, nous avons partagé les défis concrets de la conservation sur le terrain. Hier nous avons exploré avec Koffi Valentin Mawougnigan comment les outils numériques peuvent aider à mieux comprendre et protéger la biodiversité. Pons du Mesnildot, architecte de solutions IA, a ouvert des perspectives inédites sur l’utilisation de l’IA dans la conservation, le changement de comportement et la sensibilisation.

Parce qu’à l’heure où les pressions humaines sur la biodiversité s’intensifient, connecter les intelligences humaines et artificielles devient essentiel pour une action plus rapide, précise et inclusive. L’IA peut devenir un allié stratégique de la nature, si elle est pensée de façon , hashtag et au service des .

Merci à tou·te·s les participant·e·s pour vos interventions, questions et engagements passionnés !

APro-GCB GYBN-Togo Koffi Valentin Mawougnigan

Eau et Biodiversité – Mission réussie, retour en images sur cette matinée pleine d’énergie et d’espoir ! Le 17 dernier, ...
19/05/2025

Eau et Biodiversité – Mission réussie, retour en images sur cette matinée pleine d’énergie et d’espoir !
Le 17 dernier, notre atelier interactif a plongé les participants dans le cycle de l’eau, les enjeux de la biodiversité aquatique, et les menaces liées à la pollution.

Jeux de rôle, échanges passionnés, démonstrations ludiques… chacun est reparti plus conscient de l’urgence d’agir.

De la source à l’océan, chaque goutte compte pour la vie !

Un immense merci à l'animateur Koffi Valentin MAWOUGNIGAN M.Sc. et à tou·te·s les participant·e·s pour leur engagement

Festival de la biodiversité  Jour 15 – La fin d’un monde vivant ? Un basculement planétaire en cours !Nous vivons une èr...
19/05/2025

Festival de la biodiversité Jour 15 – La fin d’un monde vivant ? Un basculement planétaire en cours !

Nous vivons une ère de basculement. Le monde que nous connaissions, vibrant, riche de chants d’oiseaux, de migrations spectaculaires, d’équilibres silencieux entre espèces, s’efface à grande vitesse. La biodiversité, pilier du vivant, s’effondre dans une indifférence quasi-systémique. Depuis un demi-siècle, l’humanité a éradiqué plus de 68 % des populations de vertébrés sauvages. Un million d’espèces sont aujourd’hui menacées d’extinction, selon la plateforme intergouvernementale IPBES. Le rythme actuel est 100 à 1 000 fois plus rapide que le taux naturel d’extinction. Et cela se passe partout, sans exception.

En Amérique du Sud, les poumons de la planète, les forêts amazoniennes, brûlent au nom du soja et de la viande bon marché, transformées en terres stériles. En Afrique, les aires protégées se rétrécissent sous la pression des conflits, des extractivismes aveugles, de la désertification. En Asie, les rivières sont asphyxiées par les plastiques et les produits chimiques, pendant que les forêts tropicales, trésors de vie, s'effondrent pour nourrir les marchés mondiaux. En Europe, les paysages agricoles se vident d’insectes, de pollinisateurs, d’oiseaux, victimes d’un modèle agro-industriel toxique. En Océanie, des espèces millénaires disparaissent sans retour, parfois sans avoir jamais été nommées. Et dans les océans, chaque minute voit des centaines de kilos de plastique s’y déverser, pendant que l’acidification ronge les récifs, les nurseries marines, les chaînes alimentaires.

Ce n’est plus seulement la nature qui souffre. C’est le tissu même du vivant qui se déchire. Nos systèmes alimentaires deviennent vulnérables, nos économies s’ouvrent à des risques systémiques, nos sociétés s’exposent à des pandémies, à des migrations écologiques, à des conflits pour l’eau et la terre.

Nous ne sommes pas des spectateurs, nous sommes les architectes de cette trajectoire, mais aussi les acteurs de son renversement. Les conventions internationales, les traités et engagements restent trop souvent des déclarations sans mise en œuvre. Il est temps de faire de la conservation une priorité politique majeure, d'intégrer les peuples autochtones, de protéger les savoirs et les espèces comme des biens communs essentiels à la survie collective.

La question n’est plus « Pouvons-nous arrêter la perte de biodiversité ? » mais « Allons-nous le faire, ici et maintenant, avant qu’il ne soit trop t**d ? » Le moment d’agir est radical, urgent, irréversible. Car la biodiversité, ce n’est pas un supplément de vie. C’est le tissu même de la vie.

Koffi Valentin Mawougnigan

Festival de la biodiversité Jour 12 : Le Biome Forestier : Cœur vivant de la biodiversité terrestre. Restaurer les sols,...
16/05/2025

Festival de la biodiversité Jour 12 : Le Biome Forestier : Cœur vivant de la biodiversité terrestre.

Restaurer les sols, c’est restaurer la vie invisible: Le rôle des organismes du biome forestier dans la régénération écologique

Le biome forestier est un des écosystèmes les plus riches en biodiversité fonctionnelle, jouant un rôle fondamental dans la régulation des grands cycles écologiques.

Dans les discours actuels sur la restauration des terres et la transition agroécologique, on évoque souvent les techniques : compost, agroforesterie, biofertilisants, cultures associées… mais rarement les acteurs vivants essentiels à ces processus. Pourtant, la fertilité d’un sol, sa structure, sa capacité à retenir l’eau et à nourrir les plantes dépendent avant tout des organismes vivants qui l’habitent.

Dans le biome forestier, les animaux du sol, tels que les vers de terre, les insectes saprophages, les champignons décomposeurs ou encore certaines bactéries fixatrices d’azote, sont les véritables bâtisseurs de la fertilité. Ce sont eux qui transforment la matière morte (feuilles, cadavres, bois en décomposition) en éléments nutritifs assimilables par les plantes. Ce sont eux qui créent le sol.

La disparition progressive de ces organismes, causée par la déforestation, les pesticides, le compactage des sols et la pollution, a entraîné une perte dramatique de la fonctionnalité écologique des sols. Sans eux, les sols deviennent inertes, pauvres, incapables de se régénérer naturellement. Ce n’est pas seulement une perte de biodiversité, c’est une rupture dans le cycle de la vie.

Or, ce sont justement ces décomposeurs et microfaunes du sol qui ont disparu dans les zones dégradées. Restaurer les sols sans restaurer leurs ingénieurs naturels, c’est comme vouloir reconstruire une maison sans maçons.

Cela implique que toute politique de restauration écologique ou d'agroécologie : doit reconnaître et protéger ces organismes-clés ; intégrer des pratiques qui favorisent la vie du sol (réduction des labours, couverture végétale, compost naturel, arrêt des intrants chimiques) ; et valoriser les rôles écologiques de la faune locale, y compris celle souvent invisible, mais pourtant vitale.

Conserver la biodiversité ne se limite donc pas à protéger les espèces emblématiques. Il faut aussi et surtout préserver les relations écologiques qui assurent la santé de nos écosystèmes, et la vie dans les sols est l’une des plus fondamentales.

En réhabilitant les décomposeurs et les faunes du sol, nous redonnons au sol sa voix, sa force, et sa capacité à nourrir l’avenir.

Koffi Valentin Mawougnigan

Festival de la Biodiversité Jour 11 — Réseau trophique des prairies : L’équilibre vivant des plaines ouvertes.À perte de...
15/05/2025

Festival de la Biodiversité Jour 11 — Réseau trophique des prairies : L’équilibre vivant des plaines ouvertes.

À perte de vue, les prairies s’étendent, paraissant calmes et silencieuses. Et pourtant, sous cette herbe apparemment uniforme, une dynamique alimentaire foisonnante est à l’œuvre. Du simple brin d’herbe au grand prédateur, chaque espèce joue un rôle crucial dans la stabilité et la résilience de cet écosystème.

Le réseau trophique des prairies repose d’abord sur une végétation robuste : les herbes. Ces producteurs primaires nourrissent une diversité d’herbivores comme les gnous, les gazelles, les lièvres ou les antilopes, qui à leur tour soutiennent une large communauté de prédateurs tels que les mangoustes, les civettes ou les hyènes. Même les décomposeurs, comme les vers de terre, recyclent la matière morte et enrichissent le sol pour que le cycle continue.

Ce système est finement régulé : les herbivores contrôlent la croissance de l’herbe, les carnivores maintiennent l’équilibre des populations, et les charognards comme les vautours assurent l’élimination des carcasses, évitant ainsi les épidémies.

Lorsque ce réseau est perturbé, par la chasse excessive, l’agriculture intensive ou la perte d’espèces clés, l’ensemble de l’écosystème peut basculer. Un excès d’herbivores appauvrit la couverture végétale. Un sol privé de décomposeurs s’érode. Et sans prédateurs, les déséquilibres biologiques s’accumulent.

Si les prairies ne sont pas gérées durablement, elles peuvent se transformer en forêts secondaires, modifiant profondément leur structure, leur biodiversité et les relations trophiques. Ce n’est pas une 'évolution naturelle' positive, mais une perte d’un écosystème unique.

Préserver les réseaux trophiques des prairies, c’est protéger une chaîne d’interdépendance essentielle à la régénération des , à la survie de nombreuses espèces et à la santé de vastes paysages. Ces terres, souvent négligées, sont pourtant vitales pour le stockage du carbone, la lutte contre la désertification et la cohabitation entre faune et humains.

Activité du jour :

Conférence sur l’I. A. et la Biodiversité, au village du Bénin à 15H00 GMT. A ne pas manquer.

Koffi Valentin Mawougnigan


Festival de la Biodiversité Jour 10, Réseau trophique forestier : Une mécanique d’équilibre au cœur de la forêt.Dans l’o...
14/05/2025

Festival de la Biodiversité Jour 10, Réseau trophique forestier : Une mécanique d’équilibre au cœur de la forêt.

Dans l’ombre des grands arbres, un monde complexe s’active : celui des chaînes alimentaires forestières. Ici, chaque fruit tombé, chaque insecte en décomposition, chaque graine transportée par un écureuil ou un tétras est un maillon vital d’une toile vivante d’interactions.

Le réseau trophique forestier est bien plus qu’une simple succession de « qui mange qui ». Il est un système finement tissé d’échanges d’énergie, de contrôle des populations, de dispersion des graines et de recyclage de la matière organique. Chaque espèce, de l’humble coléoptère au faucon redoutable, joue un rôle clé dans la stabilité écologique.

Lorsqu’un prédateur comme le serpent ou le babouin régule les populations d’herbivores, cela protège la végétation contre la surexploitation. Quand l’agouti disperse les graines en se nourrissant, il permet la régénération de la forêt. Même les insectes et les oiseaux de taille moyenne comme le tétras participent à la santé du sol, à la fertilité et à la diversité.

Mais ce réseau est fragile. La disparition d’une seule espèce — souvent causée par la déforestation, la chasse ou les perturbations humaines — peut faire s’effondrer une partie du système. Ce déséquilibre entraîne des effets en cascade sur l’ensemble de l’écosystème forestier.

Protéger la biodiversité forestière, c’est donc préserver un tissu vivant vieux de millions d’années, garant de la résilience des forêts, de la régulation du climat, et de notre propre survie.

Koffi Valentin Mawougnigan

Festival de la Biodiversité, Jour 9 _ Les océans : un système vivant, dynamique, et fragileLoin d’être un simple réservo...
13/05/2025

Festival de la Biodiversité, Jour 9 _ Les océans : un système vivant, dynamique, et fragile

Loin d’être un simple réservoir d’eau salée, l’océan est un système biogéochimique complexe, moteur du climat mondial, réservoir de biodiversité et pilier de la régulation de la vie sur Terre. Sa biodiversité évolue en permanence, façonnée par des contraintes physiques, chimiques et écologiques extrêmes : salinité, pression, lumière, température.

Dans cet environnement, les espèces ont développé des stratégies d’adaptation évolutives aussi variées que fascinantes :

– Métabolismes capables de fonctionner sans lumière (chimiosynthèse)

– Bioluminescence pour la communication ou la chasse

– Nageoires modifiées pour la locomotion dans les abysses ou les récifs

– Migrations sur des milliers de kilomètres pour la reproduction ou l’alimentation

La biodiversité marine est le produit de millions d’années d’évolution, mais aujourd’hui, elle est gravement perturbée.

Les perturbations anthropiques comme l’acidification des océans (liée à l’absorption de CO₂), l’eutrophisation, la pollution plastique ou la surexploitation modifient les chaînes trophiques, affectent les capacités adaptatives des espèces et menacent l’équilibre des écosystèmes.

Conserver la vie marine, c’est préserver la résilience du système Terre.

L’urgence est claire :

– Identifier les zones de haute valeur écologique (hotspots marins)

– Protéger les espèces fonctionnellement clés (régulateurs trophiques, ingénieurs d’écosystème)

– Réduire les pressions humaines sur les habitats sensibles

– Intégrer la dimension fonctionnelle et évolutive dans les stratégies de conservation

Aujourd’hui, rejoignez-nous pour une immersion scientifique et critique dans les mondes océaniques.

Koffi Valentin Mawougnigan

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