01/02/2026
PRÉVISION D'UN DIALOGUE POUR LA DECRISPATION DES TENSIONS POLITIQUES AU TOGO, UN DIALOGUE DE TROP SELON CERTAINS ACTEURS POLITIQUES, UNE OPPORTUNITÉ POUR D'AUTRES
Cela fait une semaine déjà qu'on entend qu'il y aurait un dialogue en préparation, qui réunirait les acteurs politiques toutes obédiences confondues autour d'une table de négociation pour discuter de ce qui ne vas pas bref la décrispation des tensions politiques dans le pays.
Permettez, qu'on le dise sans gu**le de bois, le Togo aujourd'hui souffre le martyr à cause de la mauvaise gouvernance mais également de l'ambivalence de ses hommes politiques.
L'événement du nième dialogue à peine annoncé que cela commence par créer des remous au sein de la classe politique de l'opposition, dans la société civile comme dans la diaspora.
Des dénigrements et insultes par ici, des indignations et rejet catégorique par là.
Mais entre nous, un dialogue pour la décrispation de la crise politique dans le pays peut-il exonéré quelques partis politiques ou organisations de la société civile que se soient ?
Peut on avoir des négociations sincères et sérieuses sans adhésion populaire, si d'aucun quitte la table avant même qu'elle ne soit dressée, ou que les protagonistes pensent déjà que c'est un dialogue de trop?
Tout ceci à du sens si on s'en tient à l'histoire politique de notre pays. Le nombre de dialogues consommés qui finalement se sont révélés stériles. Sans résultats probants à commencer par l'accord CADRE, WAGA1, WAGA2, L'accord politique globale(APG)...
bref plus d'une dizaine d'accord qui n'ont rien enjoliver à la gouvernance du pays, tant décrié par la classe politique de l'opposition et la société civile.
《LES ACCORDS N'ENGAGENT QUE LES SIGNATAIRES》 fin de citation, voilà une célèbre phrase qui rond la confiance.
Le peuple togolais a atteint une maturité politique qui lui permet de comprendre beaucoup de choses aujourd'hui. De prendre position en faveur de la vérité et de la transparence d'où les multiples observations sur les réseaux sociaux et dans les médias nationaux.
Le Parti des togolais par la voix de son responsable Nathaniel Olympio a pris position pour un rejet catégorique motivé par l'absence de vérité qui malheureusement est la resultante des multiples pourparlers antérieurs.
Par contre, on apprend que le parti de feu Agbeyomé kodjo par la voix d'un de ses responsables se dit être prêt à aller à la table des négociations.
Dame Adjamagbo Brigitte Kafui de la DMP s'est également prononcé sur les conditions d'un possible diàlogue et les réels protagonistes pour une réelle décrispation de la crise laisant entendre que les partis politiques en internes sont fragilisés donc ne suffisent plus, et qu'il faut faire appel à la jeunesse qui aujourd'hui se débat inlassablement pour son avenir.
Une jeunesse qui a besoin qu'on l'entende, qu'on la respecte et qu'on lui donne sa place.
Néanmoins certains partis politiques de l'opposition pour le moment sont en sourdine, ils attendent le bon timing pour communiquer.
Ne dit on pas que les affaires publiques se règlent en publique en donnant priorité au dialogue et à la communication?
Oui pour un dialogue selon la jeunesse du côté de la diaspora et certains acteurs politiques nationaux à la seule condition que les débats soient menés autour des questions liées aux conditions de départ immédiat du jeune doyen avec des garanties concrètes.
On parle ici d'une transition politique qui débouchera sur des élections libres et transparentes, ce que réclame la société civile et entre autres certains partis politiques de l'opposition depuis 2017.
Curieusement une autre partie de la jeunesse en interne se revendiquant la libération de la moitié des détenus politiques et d'opinions réclame du PC, un dialogue franc et viable.
Une ambivalence que la jeunesse dans son entièreté doit clarifier très rapidement et de façon pragmatique.
Car le togolais aujourd'hui n'est plus naïf et surtout que ce pays a besoin que ces fils et filles parlent un même langage gage de progrès.
Premier gawou n'est pas gawou mais le second gawou lui, est gnata !
Nous y sommes.
Le togolais est en droit de se demander pourquoi un nième dialogue ?
On a changé la constitution sans consultation populaire, faisant croire à une révision constitutionnelle.
Aujourd'hui on est dans la 5ème République, les institutions pratiquement mises en place au nez et à la barbe du peuple togolais.
Pourquoi vouloir un dialogue subitement, après que le mal es fait de façon prémédité?
Est ce une invitation à valider ce coup de force?
Est ce une façon de semer la confusion dans la tête des togolais, de faire diversion?
Y-a- t-il encore d'autres projets inavoués?
L'avenir donnera réponse à toutes ces interrogations mais pour l'heure, le peuple sais qu'il est face à un régime totalitaire qui prend tout. Un régime qui n'a de cesse d'étouffer les libertés fondamentales inhérentes à l'être humain, de restreindre l'espace civique autour des citoyens.
Souvenons nous des résultats des élections législatives et locales de 2024, un score qui n'admet nullement la diversité, le pluralisme pilier de la démocratie.
Aujourd'hui le peuple Togolais n'a plus la faculté de choisir son dirigeant, une décision qui jusqu'à présent continue de faire couler l'ancre au sein de l'opinion nationale.
Le mal est profond comme je l'ai dis plus haut mais il faut donner la priorité au dialogue entre togolais, dans la sincérité et la vérité.
C'est aussi ça, la démocratie.
Pour le GAGL
Christophe komlan TETE