16/04/2025
🇹🇩 | V*iol collectif d’une jeune tiktokeuse et diffusion barbare des images : Le silence complice de l’État interpelle la conscience nationale
Une jeune tiktokeuse, à peine adolescente, a subi l’innommable : un viol collectif prémédité, suivi de la diffusion sadique des images de son calvaire sur la messagerie sociale Whatapp. Pire encore, selon les investigations de TchadOne, le commanditaire de cet acte barbare serait le fils d’un général de l’armée tchadienne. Face à cette horreur, le mutisme assourdissant du gouvernement et des forces de sécurité interroge : la sphère du pouvoir protège-t-elle ses enfants, au mépris du droit et de la dignité humaine ?
Cette atrocité réveille le spectre de l’affaire Zouhoura, où des fils de dignitaires, coupables de violences sexuelles, avaient été libérés après une parodie de justice. Le même schéma se répète-t-il, avec impunité systémique qui souille les promesses du régime ?
Monsieur le Président de la République, où sont vos engagements ? Vous qui avez placé « la justice, les droits des femmes et la fin de l’impunité » au cœur de votre programme, que répondez-vous à ce déni de justice criant ? Votre silence équivaut-il à une caution morale pour les bourreaux ? Nous vous sommons, en votre qualité de garant de la Constitution, d’ordonner immédiatement l’arrestation des coupables et leur comparution devant une juridiction indépendante. Aucun statut, aucune connexion politique ne doit entraver le cours de la loi.
Les associations de défense des droits humains, notamment celles œuvrant pour les femmes, doivent se constituer partie civile sans délai et exiger des poursuites exemplaires. Ce crime ne doit pas rejoindre la longue liste des dossiers étouffés. La rue, les tribunaux et les plateformes internationales doivent devenir des tribunes pour briser l’omerta.
Le Tchad peut-il se prétendre une nation de droit si ses filles sont livrées en pâture à des prédateurs protégés ? La dignité des femmes n’est pas négociable. L’impunité des puissants n’est pas une fatalité. Monsieur le Président, le pays vous observe : agissez avant que votre héritage ne soit à jamais entaché par la lâcheté institutionnelle.
La rédaction de TchadOne