Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l'Homme

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10/07/2026

🚨 À lire jusqu'au bout : ce sujet concerne tous les Tchadiens.

𝗟𝗲 𝗧𝗰𝗵𝗮𝗱 𝗼𝘁𝗮𝗴𝗲 𝗱’𝘂𝗻 𝗰𝗹𝗮𝗻 : 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗹𝗮 𝗿é𝗯𝗲𝗹𝗹𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗿𝗲𝗻𝘁𝗲 à 𝘃𝗶𝗲.

Depuis 1990, le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) a conquis le pouvoir par les armes. Plus de trois décennies plus t**d, ses héritiers continuent de se comporter comme si l’État tchadien leur appartenait de droit divin, payé du sang versé pendant la rébellion. Cette mentalité de « propriétaires » gangrène encore aujourd’hui toutes les institutions du pays.
Pour eux, chaque poste gouvernemental, chaque direction d’agence, chaque fonction stratégique constitue un dû. Peu importe la compétence, la formation ou l’expérience. Ils ont « perdu des hommes », disent-ils. Ce sacrifice historique leur octroierait donc un droit perpétuel sur les ressources de l’État et sur les leviers du pouvoir. Une rente de sang qui se transmet de génération en génération.
Et les faits parlent d’eux-mêmes : les familles proches, les cousins, les beaux-frères et les alliés occupent massivement les postes clés de l’administration, des entreprises publiques, des forces de sécurité et des représentations diplomatiques. Le népotisme n’est plus une dérive, il est devenu le mode de gouvernance par défaut.
Pour les autres Tchadiens – ceux qui n’appartiennent pas au « bon clan », à la « bonne région » ou à la « bonne histoire » – l’intégration dans la fonction publique relève du parcours du combattant, voire de l’impossible. Concours biaisés, dossiers bloqués, recommandations exigées par des parrains du sérail : le message est clair. Le Tchad est leur bien. Les autres n’y sont que tolérés, à condition de rester discrets et reconnaissants.
Cette vision propriétaire du pays est catastrophique. Elle transforme l’État en butin de guerre, le service public en lot de consolation pour les vainqueurs, et la nation en une simple juxtaposition de clans où un seul domine. Elle décourage les talents, entretient la médiocrité et nourrit le ressentiment d’une jeunesse qui voit ses aînés compétents croupir dans l’ombre pendant que des héritiers sans mérite occupent les bureaux climatisés.
Le Tchad ne peut plus se permettre cette captation du pouvoir par une minorité qui confond son histoire de combattants avec un titre de propriété sur tout un peuple. Un pays ne se construit pas sur le droit du sang versé, mais sur la méritocratie, l’inclusion et le sens de l’intérêt général.
Il est temps de dire les choses clairement : le MPS et ses successeurs doivent comprendre que 1990 est terminé. Le Tchad n’est pas leur propriété privée. Il appartient à tous les Tchadiens. Et aucun sacrifice passé ne justifie de condamner des générations entières à l’exclusion et à la marginalisation.
L’avenir du pays passe par la fin de cette mentalité de conquérants installés. Il est grand temps que l’État redevienne un bien commun, et non le trophée éternel d’une rébellion qui refuse de s’effacer.

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