31/01/2026
🇷🇴📢 Plaidoyer sur la reconnaissance de la langue des signes par la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées CDPH. Le Cercle des Interprètes en Langue des Signes au Tchad (CILST).
✓ La langue des signes : un droit humain fondamental
La CDPH reconnaît explicitement la langue des signes comme une langue à part entière (Article 21, alinéa b). Pourtant, dans de nombreux pays, dont le Tchad (TD), son statut reste marginalisé.
Enjeux :
Sans reconnaissance officielle, les personnes sourdes sont privées d’accès à l’éducation, à l’emploi et aux services publics.
La langue des signes est un vecteur d’identité culturelle pour la communauté sourde.
Revendications :
Reconnaissance légale de la langue des signes tchadienne (ou locale) comme langue nationale.
Intégration obligatoire dans les systèmes éducatifs (Article 24 – Éducation inclusive).
✓ L’interprétariat : un outil d’inclusion
L’Article 9 de la CDPH exige des mesures pour garantir l’accessibilité, y compris via des services d’interprétation professionnelle.
Constats :
Les interprètes en langue des signes existent au Tchad à travers le cercle des interprètes en langue des signes et l'association nationale des déficients auditifs au Tchad ANDAT, dont le gouvernement peut les utiliser pour faciliter l’accès aux soins, à la justice ou aux médias au profil des personnes sourdes ou malentendants.
Les familles et les institutions peinent à communiquer avec les personnes sourdes, aggravant leur exclusion.
Solutions proposées :
Former et certifier des interprètes en langue des signes, et les parents biologiques des personnes sourdes, avec un financement public.
Rendre obligatoire l’interprétation dans les services essentiels (médias, hôpitaux, tribunaux, administrations).
✓La CDPH comme levier d’action
Le Tchad ayant ratifié la CDPH en 2012, il est tenu de mettre en œuvre ces dispositions.
Mahamat Idriss Deby ItnoPrésidence de la République du TchadONAMA TchadMalachie DjeraneMinistère de la Communication-Tchad