21/04/2026
𝐋𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐬𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐛𝐥𝐞́𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐯𝐚𝐡𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐮 𝐛𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐥, 𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐞𝐧𝐚𝐜𝐞 𝐜𝐫𝐨𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐞́𝐥𝐞𝐯𝐚𝐠𝐞 𝐩𝐚𝐬𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥
𝐀𝐮 𝐒𝐞́𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐥, 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐛𝐥𝐞́𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐬𝐩𝐞̀𝐜𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐯𝐚𝐡𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐮 𝐛𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐥 𝐬’𝐢𝐦𝐩𝐨𝐬𝐞 𝐝𝐞́𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐮𝐫𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐦𝐚𝐣𝐞𝐮𝐫𝐞. 𝐑𝐞́𝐮𝐧𝐢𝐬 𝐜𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐝𝐢 𝟐𝟏 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟔 𝐚̀ 𝐥’𝐡𝐨̂𝐭𝐞𝐥 𝐆𝐨𝐨𝐝 𝐑𝐚𝐝𝐞 (𝐃𝐚𝐤𝐚𝐫), 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐬𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐨𝐧𝐭 𝐭𝐢𝐫𝐞́ 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐝’𝐚𝐥𝐚𝐫𝐦𝐞 𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐝’𝐮𝐧 𝐚𝐭𝐞𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐝’𝐞́𝐭𝐮𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐚𝐜𝐫𝐞́𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐫𝐮𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞.
Organisée par le Réseau Billital Maroobé (RBM/Sénégal), en partenariat avec le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS2-SN) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la rencontre a rassemblé plusieurs organisations du secteur de l’élevage. Tous les acteurs ont insisté sur l’ampleur et la gravité du phénomène.
Dans son allocution d’ouverture, le président du RBM, Samba Mamadou Sow, a salué l’appui constant des partenaires techniques et financiers avant de replacer la question des espèces envahissantes dans les ambitions nationales. Selon lui, le développement de l’élevage est indispensable à l’atteinte de la souveraineté alimentaire, telle que définie dans la Vision Sénégal 2050. Mais cet objectif est en passe d’être compromis par la dégradation des pâturages, liée notamment à la prolifération de plantes envahissantes qui affectent la disponibilité et la qualité de l’alimentation du bétail.
Même constat du côté des femmes pasteures et agro pasteures. Prenant la parole, la présidente du Directoire national des femmes en élevage (DIRFEL), Mme Dieynaba Sidibé, a dressé un tableau préoccupant des défis auxquels fait face le secteur. Elle pointe du doigt les effets du changement climatique, qui se traduisent par la raréfaction des pâturages, le tarissement des mares, l’apparition de nouvelles maladies animales et l’expansion des espèces végétales envahissantes. Une situation qui fragilise davantage les éleveurs déjà exposés à de multiples risques.
Dans son intervention Youssoupha Ba a, au nom du Coordonnateur du PRAPS-2-SN, empêché, remercié l’ensemble des participants d’avoir répondu à leur invitation à cette rencontre consacrée à une problématique majeure pour le développement de l’élevage au Sénégal. Leur présence témoigne de l’importance que tous les acteurs accordent collectivement à la gestion durable des ressources pastorales.
Pour sa part, Lamine Samaké, représentant la FAO a souligné l’importance particulière de cette rencontre. « Elle met en lumière un principe fondamental de notre action commune, à savoir l’utilisation de données probantes pour éclairer les politiques publiques et orienter les investissements », fait-il remarquer.
Présidant la cérémonie, la représentante de la Direction de l’Élevage (DIREL), Mme Khady Kâne, a élargi le débat à l’échelle du Sahel. Elle a rappelé que les déséquilibres écologiques observés dans la région résultent de facteurs à la fois climatiques et humains. Ces perturbations ont des conséquences directes sur les systèmes pastoraux, notamment à travers la baisse de la disponibilité du fourrage et l’aggravation de la vulnérabilité des éleveurs et agropasteurs.
Au terme de cette première journée, un constat partagé se dégage : les espèces envahissantes constituent une menace sérieuse pour la durabilité du pastoralisme. Face à l’accélération des changements climatiques et à la dégradation des écosystèmes, leur gestion apparaît désormais comme un enjeu stratégique pour la sécurité alimentaire et le développement du Sénégal et de l’ensemble du Sahel.
L’atelier se veut ainsi un cadre de réflexion et d’échanges pour mieux comprendre cette dynamique et identifier des solutions adaptées à la préservation des parcours pastoraux. Il se poursuit jusqu'au vendredi prochain.
Pour rappel, le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel Phase II (PRAPS II) a soutenu cette étude sur les plantes envahissantes à travers une collaboration avec le Centre de Suivi Ecologique (CSE) et des institutions de recherche nationales telles que l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).