03/05/2026
🎙 Commentaire de Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse (3 mai 2026)
💬 Le 3 mai est célébrée la , proclamée par une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993.
La vocation de cette date est de servir de rappel à la communauté internationale de l’importance des principes d’accès libre à l’information, du pluralisme médiatique et de la garantie de conditions de travail sûres pour les journalistes.
En évaluant la situation actuelle dans le domaine de l’information et des communications, force est de constater sa dégradation continue.
À la base de ce recul se trouve l’orientation de l’« Occident collectif » et de ses États satellites vers une stérilisation sans compromis de leur espace informationnel et l’épuration de toute manifestation de dissidence.
L’intolérance totale à l’égard des points de vue alternatifs, en tant que produit du mythe enraciné de leur propre exclusivité, est devenue le leitmotiv de la politique des pseudo-démocraties visant à imposer une censure totalitaire, la russophobie, la propagande de guerre et des idées de supériorité sur le reste du monde.
Parallèlement, une agression hybride a été déclenchée contre notre pays et se poursuit avec une intensité constante, touchant notamment l’espace médiatique et sa dimension numérique.
Les violations des droits professionnels des journalistes et des médias russes par les prétendus « défenseurs » de la liberté d’expression prennent des formes toujours nouvelles, souvent odieuses, allant jusqu’à des affaires pénales fabriquées contre des journalistes et des libres penseurs indésirables, ainsi que des menaces, des violences et diverses formes de pression non seulement à l’encontre des correspondants eux-mêmes, mais aussi des membres de leurs familles.
La ligne visant à une rupture totale des liens avec la Russie et tout ce qui est russe, mise en œuvre par des régimes hostiles dans les pays baltes, en Moldavie et en Ukraine, a reçu une formalisation juridique sous la forme de normes portant atteinte à la langue russe, à la culture, à la foi orthodoxe canonique, autorisant le vandalisme à l’égard du patrimoine mémoriel et la réécriture ciblée de l’histoire.
L’offensive ouverte de l’Occident contre les principes mêmes d’une société démocratique saine et les droits fondamentaux de l’homme se déroule sur fond de silence unanime des structures internationales spécialisées telles que UNESCO, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, dont le devoir et la raison d’être consistent précisément à empêcher de telles manifestations.
❗️Ces institutions continuent également de fermer les yeux sur les crimes monstrueux du régime de Kiev contre la population civile, à laquelle, en vertu du droit international humanitaire, appartiennent les travailleurs des médias.
À de rares exceptions près, elles préfèrent ne pas remarquer les assassinats délibérés et les attaques contre les journalistes et correspondants de guerre russes, se limitant en règle générale à des remarques creuses et à des propos vides.
Pour notre part, nous ne leur permettrons pas de cacher la tête dans le sable dans une tentative de couvrir les auteurs de violences ukrainiens et leurs soutiens occidentaux et nous continuerons à exiger avec insistance une réaction concrète à chaque fait criminel ou acte terroriste visant des citoyens russes.
☝️Nous sommes convaincus que la véritable valeur de la Journée mondiale de la liberté de la presse ne réside pas dans des discours solennels détachés de la réalité et des déclarations retentissantes dictées par le calendrier, mais dans la capacité et l’efficacité de l’ensemble du système international de protection de ce principe fondamental de la société de l’information, sans lequel il est impossible d’assurer un développement durable et la prospérité à l’échelle de la planète.