29/01/2026
7 JOURS DANS L’ENFER (Histoire vraie et bouleversante de l’ )
Est de la République Démocratique du Congo – Sud-Kivu
Tout a commencé par une attaque surprise.
Un instant de calme… puis l’enfer s’est abattu sur nous.
Sans avertissement, le ciel s’est déchiré sous les frappes des drones kamikazes CH-4 ennemis. Les explosions ont tout emporté sur leur passage. Nous avons été projetés, dispersés, engloutis par la fumée et le feu.
La panique s’est installée brutalement.
Mon cœur battait de façon irrégulière. Les oreilles bourdonnantes, la vue noyée dans le noir, j’entendais des cris déchirants fendre l’air : des prières, des pleurs, des appels à la mère, à la vie…
« Masuwa na zoki… ko tika nga te… Aaah maman, pasi ! » 😟
Je n’entendais presque plus rien.
C’était comme un rêve brisé.
Un cauchemar sans réveil possible 😨
Les soldats encore debout ont tenté de riposter, ouvrant le feu contre l’appareil ennemi. En vain.
Trop rapide.
Trop haut.
Intouchable.
Dans les hauts plateaux, encerclés par d’immenses montagnes, nous avons dû nous séparer. Chacun a pris une direction différente, sans carte, sans certitude, sans espoir clair. Moi aussi.
Blessé au genou gauche, asphyxié par les gaz des bombes, j’ai forcé malgré tout. Je suivais un groupe de militaires, porté uniquement par l’instinct et le désir de survivre.
4ᵉ jour
Une marche interminable.
Sans repos.
Sur les plateaux, lourdement chargés de nos équipements.
Quitter une chaîne de montagnes pour une autre… encore… et encore 😤😰
Je n’étais plus moi-même.
Ce n’était plus le corps qui avançait, mais l’esprit. Je ne sentais plus mes pieds. Mes orteils saignaient, couverts de plaies.
« Na mi lobeli vie na ngai ebebi… »
Ma vie me semblait déjà terminée 😥
5ᵉ jour
Là… j’ai craqué.
Je n’en pouvais plus.
Plus de force.
Plus d’énergie.
Je me suis effondré en larmes 💔😥
J’ai regardé mes compagnons d’armes et je leur ai dit :
« Bo kende ba massa… allez sans moi.
Soki bokomi, bo mema sango que Yakuza atikali na zamba… »
Leur réponse a été immédiate :
« TEEE ! JAMAIS !
On force, on continue ! »
Alors j’ai ouvert la sûreté de mon arme.
Je les ai regardés droit dans les yeux et j’ai déclaré :
« Celui qui ose me toucher, on ira ensemble au paradis maintenant.
Partez. C’est ma vie, après tout. »
Deux heures plus t**d… ils sont partis.
Je suis resté seul.
Derrière moi : personne.
Autour de moi : les tirs, les explosions, la mort.
J’ai passé la nuit là, sans souffle, sans force pour me relever.
À l’aube, les bombardements se rapprochaient.
Étrangement… trop près 💔😤
Trois obus de mortier sont tombés juste à ma gauche.
Sans réfléchir, sans ordre, sans conscience, je me suis forcé à avancer.
Je marchais dans des plantations de riz, dans la boue jusqu’aux genoux — le potopoto.
Un véritable film de guerre 💔
Plus de voix.
Les lèvres sèches.
La gorge en feu.
Le Camelbak vide.
Je ne voyais personne.
Seulement des montagnes.
Le soleil.
La pluie.
Et le silence.
Là, j’ai compris : c’était la fin.
Mon âme a quitté mon corps.
J’ai perdu le contrôle.
Je suis tombé.
Le soleil se couchait.
Quelques heures plus t**d, j’ai entendu des voix autour de moi. Une langue que je connaissais… mais trop loin.
Je me suis dit au fond de moi :
« Voilà… c’est fini. Ba niangalakata oyo bazui ngai… » 😕😡
Trou noir.
Connaissance perdue.
Puis…
Une lumière.
Je me suis murmuré :
« Eh ? Na kufi te ?? »
J’ai essayé de me lever. Impossible.
La douleur partout.
J’ai ouvert les yeux.
Mon genou était bandé.
Autour de moi : des soldats burundais ☺
On m’a donné de l’eau.
Je respirais mieux.
Nzambe, merci.
Ils m’ont posé des questions en swahili.
Je répondais avec mon cassé, bibamba-bibamba 😁
Peu à peu, le courage est revenu.
La force aussi.
Ensemble, nous avons marché jusqu’à retrouver nos trou
Depuis ce jour, je le dis sans hésiter :
UN BURUNDAIS EST UN FRÈRE POUR MOI.
La patrie ou la mort.