15/05/2026
Il y a un an, en ce jour…
le nom de mon frère bien-aimé, Yahya Abou Anas, ainsi que celui de toute sa famille, disparaissaient du registre civil après que leur maison ait été ciblée et détruite.
Ils sont tous tombés en martyrs.
Une année entière s’est écoulée…
mais ni leur absence, ni la douleur, ni le feu du manque ne se sont apaisés un seul instant.
Comment pourrais-je te pleurer, mon frère… et devant qui te pleurer ?
Devant ceux dont tu étais le soutien ?
Eux te pleurent encore plus que moi.
Devant les malades que tu rassurais après Dieu ?
Ou devant les pauvres auxquels tu tendais la main discrètement, sans jamais rien attendre en retour ?
Yahya n’était pas seulement mon frère.
Il était un cœur vivant parmi les hommes.
Un homme créé pour soulager les douleurs des autres.
Il était infirmier, mais il ne voyait jamais son métier comme un simple travail.
C’était pour lui une mission, une responsabilité, une miséricorde.
Après ses longues journées à l’hôpital, il prenait son vélo et sa trousse de premiers secours pour rendre visite aux patients chez eux, aider un malade, calmer une douleur, rassurer une famille… simplement pour apporter un peu de lumière dans la vie des gens.
Il rentrait t**d, épuisé physiquement…
mais heureux d’avoir soulagé quelqu’un.
Je n’ai jamais connu une personne aussi sincère, aussi dévouée et aussi généreuse dans son travail.
S’il existait une récompense pour le meilleur infirmier du monde, Yahya l’aurait méritée sans hésitation.
Mais Dieu lui a offert quelque chose de bien plus grand :
l’amour des gens, une belle réputation sur terre et le statut de martyr auprès de son Seigneur.
Yahya excellait dans tout ce qu’il faisait.
Il avait du goût, du talent, une intelligence rare et des mains bénies.
À côté de son métier d’infirmier, il travaillait aussi dans la décoration et l’aménagement des maisons.
Rien ne lui semblait difficile.
Et pourtant, il abandonnait tout dès qu’un malade avait besoin de lui.
Toute cette année, pas un seul jour ne s’est écoulé sans que quelqu’un ne vienne me parler du bien qu’il lui avait fait.
Des centaines de personnes continuent encore aujourd’hui à évoquer son aide, sa présence, son sourire et sa bonté.
Tu es parti, mon frère…
mais ton souvenir vit encore dans chaque maison, dans le cœur des malades, dans les prières des mères et dans les larmes de ceux que tu as soutenus.
Une année est passée…
et tu restes présent dans chacun de nos jours.
Qu’Allah te fasse miséricorde, à toi, à ton épouse, à tes enfants et à toute ta famille.
Que le Paradis soit votre demeure éternelle.
Vous n’êtes pas morts… vous êtes vivants auprès de votre Seigneur.