28/03/2026
Aux Marquises, plusieurs espèces exotiques envahissantes menacent directement notre environnement. En voici quelques exemples.
Côté plantes : le miconia (pa'a honu) forme des peuplements très denses qui empêchent la régénération de la végétation native et favorisent l'érosion des sols. Ses graines restent dormantes dans le sol pendant plus de 16 ans, ce qui rend la lutte difficile et longue. Le lantana (tarataramoa), présent sur la quasi-totalité des îles habitées, forme des massifs impénétrables et empoisonne le bétail. D'autres plantes introduites, comme le faux-acacia (atiko), le goyavier de Chine (tuava tinito), le tulipier du Gabon ou encore certaines espèces de pistai, colonisent les forêts et prennent la place des espèces indigènes. Certaines résistent au feu et se propagent encore plus vite après un incendie.
Côté animaux : les rats, notamment le rat noir présent sur cinq des six îles habitées de l'archipel, ont un impact majeur sur l'avifaune en prédatant les œufs et les poussins. Ils dispersent aussi les graines de plantes envahissantes. Les chats, chiens et cochons sauvages perturbent également les colonies d'oiseaux et les milieux forestiers. Certaines espèces introduites plus récemment, comme le bulbul à ventre rouge, peuvent aussi entrer en compétition avec les oiseaux terrestres locaux.
La lutte contre les EEE est l'une des 7 actions prioritaires du plan de gestion. Elle passe par la prévention, la surveillance, et des opérations de contrôle ciblées, île par île.
Dans les prochaines semaines, on reviendra en détail sur chacune de ces espèces : comment les reconnaître, où elles se trouvent, et pourquoi elles posent problème chez nous.