03/06/2026
Une journée pour le littoral
Ce matin, une première : nous étions sur les Pas Géométriques de Virginia pour l'inauguration d'une première phase du projet de Sentier du Littoral, portée par le Ministère de l'Environnement, de la Gestion des déchets solides et du Changement climatique, en collaboration avec le Ministère du Logement et des Terres ainsi que le Ministère de l'Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire et de l'Économie bleue.
Un premier tronçon. Une première étape. Une idée portée depuis plusieurs années qui commence à prendre forme sur le terrain.
En quittant Virginia, nous avons pris la route du Tribunal de l'Environnement pour suivre ce qu'il adviendra d'un pan du littoral de Riambel. Un autre visage du littoral. Une autre bataille. Celle d'un espace fragile qui mérite d'être réhabilité et protégé plutôt que davantage artificialisé.
Puis nous avons terminé la journée en déposant une demande auprès du Premier Ministre afin qu'il soutienne à son tour les bonnes volontés qui se mobilisent autour d'une vision plus ambitieuse : celle d'un Sentier du Littoral reliant un jour Gris-Gris à La Cambuse.
Trois moments. Trois lieux. Mais au fond une seule et même question : quel littoral voulons-nous laisser en héritage ?
Le plaidoyer ressemble rarement à ce que l'on imagine. Il ne se résume pas à des communiqués ou à des prises de position publiques. C'est aussi des réunions, des marches de terrain, des lettres, des propositions, des discussions, des ateliers, des dossiers, des audiences, des moments de doute et parfois des petites victoires.
C'est surtout un travail qui consiste à passer du terrain des possibles à celui des décisions. Imaginer qu'un autre avenir est possible pour notre littoral. Puis essayer, patiemment, de convaincre qu'il mérite d'être construit.
Oui, il arrive que les échanges avec les institutions soient exigeants. Oui, il y a des désaccords, des tensions, des visions qui s'opposent.
Mais tant qu'il existe un espace pour le dialogue, tant qu'il est possible de mettre des propositions sur la table, de confronter les idées, de chercher des solutions et d'échanger dans l'intérêt du pays, nous répondrons présents.
Car protéger le littoral ne consiste pas seulement à s'opposer à ce qui menace certains lieux. C'est aussi être capable de proposer autre chose.
Et continuer à croire qu'il est encore possible de laisser aux générations futures un littoral plus accessible, plus vivant et mieux partagé.
"Retras sime lakot"