30/04/2024
Les autorités ont fait la pure erreur de dissoudre l’Aeem mieux vaut voir un adversaire en face que un adversaire caché réprimé les élèves et étudiants engendra d’autres conséquences.
COMMUNIQUE COMITÉ DE CRISE-AEEM
Le Comité de Crise de l’Association des Élèves et Étudiants du Mali informe l’opinion Nationale et internationale que depuis la dissolution de l’AEEM prononcée par le gouvernement.
Les autorités de la transition ont décidé d’écrouer toute voix discordante en s’inscrivant dans une politique de répression sans limite contre les élèves et étudiants ( Kidnapping,intimidation,détention arbitraire ,disparition forcée).
S’opérant au mépris de toute procédure régulière prescrite par les lois et règlements de la République ces pratiques ne constituent ni plus , ni moins que la violation de la constitution du 22 juillet 2023.
En Rappel l’article 3 de la constitution du Mali dispose que .
Par ailleurs,nous demandons la libération immédiate de nos camarades en détention illégale et la cessation de kidnapping et menace à l’encontre des Élèves et Étudiants.
Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne;
Et l’article 4 stipule que
Tout individu, tout agent de l’État qui se rend coupable de tels actes , soit de sa propre initiative, soit sur instruction , sera puni conformément à la loi.
A ce jour,les étudiants enlevés dénombrer à une vingtaine de personnes sont kidnappés et détenus dans des lieux secrets depuis plus d’un mois sans motif officiel par les autorités,dont nous avons appris par rumeurs,le décès sous la torture d’un étudiant parmi eux,si cela s’avère véridique ,les autorités seront tenues comme seul responsable.
Sous prétexte afin de dissoudre l’Association des Élèves et Étudiants du Mali, le gouvernement de la transition s’est appuyé d’une recommandation des Assises Nationales de la Réfondation ( ANR ) > .
Cette justification prouve à suffisance que le gouvernement est le premier sponsor de l’insécurité sur l’espace scolaire et universitaire car au lieu de chercher des solutions adéquates pour la sécurisation de nos espaces d’apprentissages , les autorités ne font que fuir à leurs devoirs régaliens ( la non-opérationnalisation des postes de sécurité,le non-éclairage et la non clôture de l’espace universitaire, manque de volonté à s’acquitter de ces responsabilités ).
Au regard de tout cela,nous voyons une discordance entre la recommandation et son application.
En effet,le motif réel de la prise de cette décision par le gouvernement est de masquer son incapacité pour l’amélioration des conditions de vie et d’études des Élèves et Étudiants du Mali :
La non-valorisation de l’éducation Malienne ;
La non-application des feuilles de route mis en place par le gouvernement précédent en janvier 2021 pour endiguer la violence ;
Le long cursus universitaire ( 6 ans au lieu de 3 ans pour obtenir une licence dans certains IES ) ;
Le ret**d lié à la perception des bourses et des trousseaux et manque d’infrastructures ;
Les conditions misérables de vies pour les étudiants résidant aux campus ;
La non-participation des détenteurs de licences de certains IES,aux différents concours Nationaux ( Fonction Publique,École nationale d’administration) ;
Mauvaise qualité d’enseignement ;
Nous analysons profondément qu’ils ourdissent un plan ingénieux contre l’avenir et le devenir du Mali.
Tout ceci vient s’ajouter à la longue liste des dysfonctionnements et problèmes qui minent au système d’enseignement au Mali depuis toujours .
Camarades élèves et étudiants du Mali,les mots contre lesquels Abdoul Karim Camara dit Cabral s’est battu jusqu’au sacrifice suprême refait d’actualité en quarante-quatre (44ans ) après sa disparition .
Cette lutte pour la sauvegarde de l’AEEM est le devoir de notre génération et nous allons l’accomplir au prix de nos sangs s’il le faut.
C’est l’occasion de prendre en témoin tous les composants de la Nation malienne, que la crise instaurée par le gouvernement au sein de l’école malienne peut découler à des marches pacifiques,aux boycott des examens de fin d’année et d’autres actions d’envergures dans le respect des dispositions de la constitution malienne ne sont pas à exclure si nous ne somme pas mis dans nos droits .
Le Comité Crise félicite sans limite les élèves et étudiants pour le mouvement observé le jeudi 25 Avril 2024 au niveau des établissements secondaires et fondamentaux de Bamako et invite de plus,tous les camarades à rester vigilant,Unis,mobiliser pour faire aboutir ces justes et légitimes revendications.
Fait à Bamako ,le 25 Avril 2024. Le Comité de Crise