03/08/2026
Le 5ème Comité technique de suivi (CTSP) du PRUBA fait le point sur les avancées du projet au premier semestre 2026 et fixe les priorités du second semestre 2026.
La cinquième session (première de l’année 2026) du Comité Technique de Suivi du Projet de Résilience Urbaine de Bamako (CTSP-PRUBA) s'est tenue le mercredi 29 juillet 2026 dans la salle de réunion du projet, sous la présidence de M. Amadou Maïga, Secrétaire Général du Ministère de l'Urbanisme, de l'Habitat, des Domaines, de l'Aménagement du Territoire et de la Population et Président du Comité.
Cette rencontre a réuni les représentants des ministères sectoriels (ministères en charge de l'Assainissement, de la Décentralisation), des Collectivités territoriales, des services techniques, des partenaires et des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du Projet de Résilience Urbaine de Bamako (PRUBA), membres du CTSP. L'objectif principal était d'examiner le rapport d'avancement des activités du projet au titre du premier semestre 2026, d'évaluer les résultats obtenus, d'identifier les contraintes rencontrées et de définir les orientations pour le second semestre.
Dans son allocution d'ouverture, le Président du CTSP a rappelé que le PRUBA, initiative du Gouvernement du Mali, financé par la Banque mondiale, constitue une réponse structurante aux défis liés à la gestion des déchets solides, à l'assainissement, à l'accès à l'eau potable et à la prévention des inondations dans le District de Bamako et les communes du Grand Bamako. Il a invité les participants à des échanges constructifs afin de formuler des recommandations susceptibles d'améliorer la performance du projet.
Présentant le rapport semestriel, le Coordonnateur du PRUBA, Monsieur Babadian DIAKITE, a indiqué qu'au 30 juin 2026, 42,1 % des activités programmées avaient été achevées, tandis que 34,1 % étaient en cours d'exécution. Le taux d'exécution financière s'établit à 36 %. Les avancées les plus significatives concernent les infrastructures de gestion des déchets, les ouvrages d'eau et d'assainissement, les interventions d'urgence dans le cadre du CERC ainsi que les actions de communication et de mobilisation communautaire.
Le rapport a toutefois mis en évidence plusieurs difficultés qui ralentissent la mise en œuvre du projet. Parmi celles-ci figurent les lenteurs dans les procédures administratives et de passation des marchés, les contraintes liées au foncier, les occupations illicites de certains sites, les retards de livraison des équipements, les défis sécuritaires sur plusieurs chantiers ainsi que le faible niveau de décaissement de certaines composantes.
Les échanges qui ont suivi la présentation ont été particulièrement riches. Les représentants des différentes structures membres du CTSP ont formulé des observations et des propositions portant notamment sur la gestion des déchets, la poursuite des travaux de curage des collecteurs et caniveaux, la mise en service de certains équipements acquis, le fonctionnement de l'application « Allô Vidange », le suivi des audits techniques, l'amélioration des indicateurs de performance, le renforcement des actions des organisations partenaires et la mobilisation accrue des communautés bénéficiaires.
Les participants ont également examiné les perspectives du second semestre 2026. Les priorités retenues concernent l'accélération des travaux d'infrastructures, la signature des contrats en attente, la poursuite des travaux du Centre d'Enfouissement Technique (CET) de Noumoubougou, le renforcement des services d'eau et d'assainissement ainsi que la mise en œuvre des investissements dans les quartiers ciblés. Un plan de décaissement de 27,9 milliards de FCFA est prévu pour soutenir ces activités.
À l'issue des travaux, le Comité Technique de Suivi a formulé plusieurs recommandations à l'endroit de l'Unité de Coordination du Projet. Il a notamment préconisé la mise en place d'un comité restreint chargé d'examiner les difficultés opérationnelles rencontrées par la Direction des Services Urbains de Voirie et d'Assainissement (DSUVA) dans la gestion des déchets et des équipements, ainsi que l'analyse de la représentation de l'Agence de Développement Régional (ADR) au sein du Comité afin de proposer une solution institutionnelle adaptée.
Clôturant la session, le Président du CTSP, Monsieur Amadou MAÏGA, s'est félicité de la qualité des échanges et de l'engagement des participants. Il a invité l'ensemble des acteurs à maintenir leurs efforts afin d'accélérer l'exécution des activités et d'atteindre les objectifs du Projet de Résilience Urbaine de Bamako, au bénéfice des populations du District de Bamako et du Grand Bamako.