Foyer de l'Espérance

Foyer de l'Espérance Foyer pour les enfants orphelins et nécessiteux de l’île - gargote solidaire et hébergement familial. Les hommes participent à la construction.

Le Foyer de l’Espérance est un centre d’accueil, d’hébergement et d’éducation pour enfants orphelins, abandonnés et à problèmes de l’île aux Nattes, de Sainte-Marie et des environs de la Grande Terre (District de Soanieran’Ivongo, jusqu’à Manompana, vers Fénérive-Est et Vohipeno). Ce Foyer fondé en 1990 propose également des activités préscolaires à tous les enfants de l’île aux Nattes de 3 à 6 an

s, deux centres de formation professionnelle et une école primaire.
1986 : Naissance douloureuse avec le cyclone « Honorine » qui détruisit l’île aux Nattes. Cocotier, arbre à pain, letchis, maisons, école, église, hôpital, tout fut saccagé. C’était l’époque où j’étais responsable du Centre de Santé de Base de l’île aux Nattes qui ne fut pas épargné. Il fut cependant assez rapidement reconstruit en 1987-1988 grâce au soutien de l’Association Internationale Contre la Faim et une extraordinaire solidarité au sein de la population. Les femmes pêchent, fabriquent des paniers et donnent l’argent ainsi récolté pour la construction du 1er Dispensaire. Le fragile équilibre économique de la petite île avait été cependant mis à mal et de nombreux habitant ont souffert de malnutrition. Il y eut par la suite une forte hausse de mortalité infantile à cause de la malnutrition. Quand les enfants s’affaiblissaient trop, les parents les amenaient au dispensaire et les y laissaient car ils n’avaient plus les moyens de s’en occuper. « Nous ne voulons pas les voir mourir dans nos bras » disaient-ils en me les présentant. LA CREATION ET L’EVOLUTION DU FOYER DE L’ESPERANCE

En 1990, j’institutionnalisais ma démarche en faveur des enfants en créant l’Association de droit malagasy Foyer de l’Espérance « AKANIN’NY FANANTENANA ». La mission de l’Association est, bien sûr, de s’occuper des enfants accueillis, mais plus généralement de parer aux problèmes plus urgents créés par le dénuement de certaines familles. Le Foyer de l’Espérance mènera des actions sur le plan de la nutrition, des soins médicaux, de l’hébergement, de la scolarisation mais aussi de la stabilité affective et mentale des enfants, y compris les enfants du village. Pour la petite histoire, entre 1989 et 1991, une association de femmes diplomates (Wendnesday Morning Group) a eu vent de ce qu’il y avait à l’île aux Nattes et a réuni une aide financière de deux millions de francs malagasy par mois pour l’alimentation. C’était avec le surplus de cette aide que fut construite la première case (10m/3m) du Foyer avec une cuisine indépendante. Mme Eva Maria SMIDTH, la présidente de cette association, cessa de nous faire parvenir de l’aide suite à son affectation pour l’Afrique. Le Père Bertrand de VERGERON, venu pour la première fois en pèlerinage à Anjahamary, étant originaire du lieu de naissance de Mgr. Pierre DALMOND, en passant par le Mont DALMOND (qu’on appelle également mont Calvaire), a fait connaissance avec les enfants du Foyer (1ère vague). Par la suite, il a pris contact avec l’Association AMAR de la Réunion qui a accordé une aide financière. Et de France il a fait parvenir de l’argent pendant longtemps. En 1993, une française en visite au dispensaire, Gisèle MILON, proposa son aide pour construire un Centre de Rééducation Nutritionnelle. La construction a été achevée en 1995 et le projet a évolué pour devenir le 12 juillet 1997 le « Centre Socio-Culturel et Sanitaire » du Foyer de l’Espérance. Entre temps, le nombre d’enfants accueillis est passé de 12 à 36 dont un tiers doit aller poursuivre l’école secondaire. Et ce fut en 1994 qu’une association dénommée ABRAHAM L’ESPERANCE commença à parrainer 5 enfants parmi les 24 orphelins et nécessiteux présents. Il a fallu trouver un logement pour les grands transférés à Ambodifotatra, chef-lieu de la commune. Grâce au soutien des Associations Abraham, Lelinat et l’Entraide Majolane représenté par Paul REYBOUBET, une maison en bois fut construite. En 2003, une maison de 12m/12m a été construite dans le quartier de Saint-Joseph, pour loger les 24 filles et garçons qui vont au Collège et au Lycée, avec le financement de l’Association ILEHEL. En 2000, l’ancien bâtiment en bois, à l’île aux Nattes, devient trop vétuste et grâce aux Associations ASFE, ASM35, Baloo (Association Belge) et le Lion’s Club, un autre en semi dur de 16m/14m a été construit près du Centre de Santé de Base du village. C’était grâce à Steffy, une orpheline, que les activités préscolaires sont maintenant proposées aux enfants de l’île aux Nattes. Arrivée à l’âge de 10 jours au Foyer, suite au décès de sa mère à Tamatave (1992), elle a rapidement montré de l’intérêt pour l’apprentissage. A 3 ans, Steffy voulais déjà aller à l’école. Comme elle était trop jeune, le Foyer a créé un Centre d’Activité Préscolaire et il s’est trouvé que 50 mamans du village ont amené leurs enfants du même âge à ce Centre. En 2001, certains des enfants du secondaire ont été transférés dans une école privée catholique pour atteindre de meilleurs niveaux. Et parallèlement, les 2 premières classes de l’Ecole Primaire Catholique Pierre DALOMD ont été construites par Gérard TEYSSIER alias Gégé, un entrepreneur français à la retraite qui consacre une grande partie de son temps et de ses moyens à la construction d’écoles, de dispensaires et d’ateliers dans les pays du tiers monde. Une 3ème classe fut construite en 2003 avec l’aide d’un certain Henri qui veut rester dans l’anonymat. L’EPC Dalmond compte depuis l’année scolaire 2009-2010 une classe de CM2 et plus 333 enfants ont fréquentés ou fréquentent encore l’établissement. Le résultat au CEPE est de 27/27 soit 100% jusqu’à aujourd’hui. En 2003, ce fut par le biais du Foyer que l’Eglise Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de l’île aux Nattes a été construite en dur et en plus grande. C’est un don de l’Entraide Majolane, l’ensemble de la quête de carême d’une paroisse française. L’aide de l’Association Solidarité Malagasy 35 (ASM35) a permis la création d’un atelier de menuiserie-charpente pour les enfants non scolarisable en 2008. L’atelier du Camps Vert est ouvert à tout le monde et dispense des cours gratuitement. En 2011, un centre de formation en cuisine, coupe et couture, broderie et autres fut construit pour les jeunes filles, financé par ASM35 et Aélis Todizara. En même temps, l’association Electriciens Sans Frontières (ESF), des collaborateurs de Père Pedro et ASM35 ont fait l’installation de panneaux solaires grâce auxquels les enfants du Foyer ont de la lumière. LA VIE AU FOYER DE L’ESPERANCE
Le plus souvent les plus jeunes enfants arrivent au Foyer dans un état de choc. Pendant les 1ers mois, ils sont silencieux, ne parlent pas beaucoup et restent dans leur petit coins. Mais progressivement un courant d’amitié et de fraternité s’installe avec les autres enfants d’abord, puis avec les adultes qui s’occupent d’eux. Plus t**d, ils commencent à jouer et montrent la volonté de progresser, notamment à l’école. Leur histoire est souvent assez triste. Ils ont le plus souvent été délaissés, puis amenés au Foyer par des parents malades ou seuls suite au décès de leurs conjoints, par des grands-parents qui s’étaient vu confié les enfants suite au décès des parents ou suite au remariage de leurs filles dont le nouveau mari ne veut pas des enfants du premier mariage. Ces grands-parents sont eux-mêmes physiquement et économiquement faibles et quand ils ne s’en sortent plus, ils doivent se résoudre à confier l’enfant au Foyer. Les causes sont diverses :
• Les parents ne s’en sortent pas avec leurs enfants adolescents et les confient au Foyer pour quelques années ;
• Les parents habitent loin de toute école et il n’est pas possible pour les enfants de faire le trajet tous les jours ;
• Des enfants complètement désemparés viennent d’eux-mêmes vivre au Foyer ;
• Des cas d’abandon ou d’enfants orphelins. QUITTER LE FOYER
Les enfants grandissent, c’est sûr, et un jour il faudra qu’ils volent de leurs propres ailes. Il faut donc penser à leur insertion sociale et professionnelle pour ceux qui ne continuent pas leurs études. Pour ceux qui vont au-delà, il faut les soutenir. Sur les 200 enfants qui ont vécu ou vivent encore au Foyer, beaucoup vivent déjà leur vie. Aujourd’hui, nous avons plusieurs boursiers qui reçoivent une aide financière du Foyer. Parmi les boursiers, il y a des universitaires, des lycéens et même un séminariste. Le reste des enfants, c’est-à-dire une cinquantaine continuent leurs études à tous les niveaux. Il arrive parfois que les tentatives de remise en famille réussissent. Depuis 1986, une dizaine d’enfants a retrouvé leurs familles d’origines, suite à une amélioration de la situation familiale, guérison des parents, adolescence difficile terminée, amélioration économique de certains parents, etc…

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Ile Aux Nattes
Sainte-Marie
515

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+261 32 02 053 87

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