Il avait depuis toujours le sourire aux lèvres, jusqu’au 05 février 2009 … Reda, 13 ans et demi se su***de. Son acte tragique a pour conséquences :
• De révéler l’existence chez les jeunes de souffrances silencieuses et insoupçonnées pouvant s’exprimer de façon tragique par la violence envers eux-mêmes ou envers les autres
• De lever le voile sur le su***de au Maroc. C’est dans ce contexte que Sou
rire de Reda, voit le jour, avec pour vocation de venir en aide aux jeunes en souffrance. La première action de Sourire de Reda est la mise en place du premier Espace Anonyme par Tchat pour les jeunes au Maroc. Le service est actif depuis le 5 février 2011, Journée Internationale de Prévention du Su***de dans les pays francophones. Notre société est aujourd’hui devenue une société de consommation du bonheur. Toute manifestation de mal être et de souffrance est souvent déniée, alors même qu’elle est un élément structurel de l’Homme dés son plus jeune âge. Parce que la souffrance fait partie de la vie, Sourire de Reda participe à rassurer la société par rapport à sa capacité à écouter pour soulager l’autre. Il n’y a pas de honte à partager sa souffrance, ni de danger à accueillir celle de l’autre. Au sein de Sourire de Reda, nous sommes convaincus que le fait de parler, d’être écouté, d’être informé et sensibilisé au danger de l’isolement, contribuent à éviter le pire. Partager son désespoir, sa solitude, ses idées noires n’éveille pas de tentations comme certains peuvent le croire à tort. Nous avons décidé de nous engager pour que le Maroc compte parmi les pays qui agissent pour les jeunes en souffrance. Dans ce cadre, Sourire de reda a 3 principaux objectifs :
1. Sensibiliser à la souffrance silencieuse des jeunes qui peut mener aux passages à l’acte: (conférences, campagne de communication, tables rondes dans les collèges et lycées..)
2. Prévenir : interagir avec les jeunes (concours, travail avec le comité des jeunes, visites terrain lycées, ateliers …)
3. Intervenir : aider en one-to-one le jeune en souffrance (stop silence, cellule de crise, orientation vers des structures spécialisées…)