05/08/2026
La crise du logement n'est pas d'abord une crise de la construction, mais une crise de la concentration de la propriété foncière.
Les 100 plus grands propriétaires privés détiennent à eux seuls environ 360 hectares de terrains constructibles, pour une valeur estimée à près de 2,9 milliards d'euros. Les 1000 plus grands en contrôlent près de la moitié du foncier constructible détenu par des personnes physiques.
Dans le même temps, dix groupes de sociétés possèdent à eux seuls près de la moitié des terrains constructibles destinés à l'habitat détenus par des entreprises.
Le problème n'est donc pas le manque de terrains, mais le fait qu'une part considérable de ceux-ci soit concentrée entre quelques mains. Cette concentration donne à quelques acteurs un poids considérable sur le rythme des mises en vente, sur l'évolution des prix et, en définitive, sur l'aménagement du territoire.
Une fiscalité plus ambitieuse sur la rétention foncière est indispensable pour remettre ces terrains sur le marché et commencer à résoudre durablement la crise du logement.