Improof

Improof Improof est une plateforme de réflexion pour une économie juste et durable.

Le modèle économique luxembourgeois repose sur une main-d’œuvre diverse. Résidents, frontaliers et expatriés participent...
06/10/2026

Le modèle économique luxembourgeois repose sur une main-d’œuvre diverse. Résidents, frontaliers et expatriés participent chaque jour à la création de richesse du pays.

Dans un pays qui dépend structurellement des compétences venues de l’étranger, l’attractivité ne peut pas se résumer aux salaires, à la fiscalité ou au nombre d’offres d’emploi.

Elle dépend aussi des conditions concrètes de travail, comme la charge, les horaires, la reconnaissance, l’autonomie, la formation, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée et la qualité des relations de travail.

Attirer les travailleurs est une chose, mais leur permettre de rester, de se projeter et de préserver leur santé en est une autre.

Face au stress ou à l’épuisement, le coaching, la méditation ou les ateliers de résilience peuvent apporter un soutien. Mais ils ne peuvent pas remplacer l’action sur les causes organisationnelles, comme la surcharge, le manque de ressources, des délais irréalistes, des outils inadaptés ou une faible autonomie.

La prévention des risques psychosociaux doit être intégrée au dialogue social, aux politiques de qualité et de gestion des risques. Les entreprises doivent créer les conditions permettant aux équipes de bien travailler, en comprenant les difficultés du terrain, en fixant des priorités réalistes et en garantissant des ressources suffisantes.

Nouvel article sur improof 👉 https://www.improof.lu/fr/articles/pour-une-economie-durable/

L’extraordinaire succession qui a récemment rapporté plus de 400 millions d’euros à l’État luxembourgeois a rendu visibl...
29/09/2026

L’extraordinaire succession qui a récemment rapporté plus de 400 millions d’euros à l’État luxembourgeois a rendu visible l’ampleur des patrimoines qui peuvent être transmis en une seule fois.

Elle révèle aussi un angle mort majeur de notre fiscalité: lorsque de très grandes fortunes sont transmises en ligne directe, elles échappent, pour l’essentiel, à toute imposition.

Dans la mesure où le patrimoine est très fortement concentré entre les mains de quelques ménages, les héritages qui en résultent le sont, logiquement, également. L’exemption fiscale des plus grosses successions constitue ainsi un privilège énorme pour une minorité, dont le coût est supporté par l’ensemble de la société.

Or, les besoins collectifs ne cessent de croître: investissements, transition démographique et écologique, ou encore soutien au pouvoir d’achat.

Instaurer un impôt ciblé sur les très grosses successions en ligne directe, tout en exemptant les transmissions modestes et moyennes, permettrait de mobiliser des ressources importantes au service de tous.

La véritable question n’est pas de savoir si les grandes successions peuvent rapporter, mais pourquoi on continue de s’en priver. C’est un choix politique qu’il est possible de revoir.

Présenté comme flexible, moderne et adapté aux jeunes actifs mobiles, le co-living mérite pourtant d’être interrogé au-d...
23/09/2026

Présenté comme flexible, moderne et adapté aux jeunes actifs mobiles, le co-living mérite pourtant d’être interrogé au-delà de ses promesses.

Au , au début du XXe siècle, les «Schlafgänger» louaient un lit pendant les heures de travail de son occupant principal. Cette pratique, qui appartient désormais au passé, invite à regarder avec prudence certaines évolutions actuelles du logement.

Aujourd’hui, certains suggèrent que, grâce à l’intelligence artificielle, plusieurs personnes pourraient partager la même chambre selon les jours de la semaine. En Californie, des dortoirs où l’on loue un simple lit sont même présentés comme l’avenir du logement.

Derrière le discours de l’innovation et de la flexibilité, le risque est celui d’une remarchandisation de pratiques anciennes. Lorsque l’optimisation du rendement l’emporte sur le droit à un logement stable, digne et réellement privatif, d’anciennes formes de précarité risquent de ressurgir.

Les entreprises sont aujourd’hui évaluées à travers de nombreux indicateurs financiers et extra-financiers. Un élément e...
18/09/2026

Les entreprises sont aujourd’hui évaluées à travers de nombreux indicateurs financiers et extra-financiers. Un élément essentiel de leur fonctionnement, la qualité de la cogestion, reste pourtant largement invisible. Or, ce qui ne se mesure pas risque souvent de passer au second plan.

En Allemagne, la Hans-Böckler-Stiftung a développé le «Mitbestimmungsindex», qui permet d’évaluer la qualité de la cogestion dans les entreprises.

Les travaux menés autour de cet indice montrent notamment qu’une participation plus forte des salariés peut contribuer à une gouvernance plus équilibrée, à une meilleure capacité d’adaptation et à davantage de stabilité en période de crise.

Alors, pourquoi ne pas créer un Indice national de cogestion au Luxembourg?

Il pourrait mesurer, de manière objective et transparente, différents aspects de la participation des salariés, du dialogue social et de la gouvernance, tout en constituant un outil utile pour les entreprises, les salariés, les investisseurs, les pouvoirs publics et les partenaires sociaux.

La véritable richesse d’une entreprise ne réside pas uniquement dans son capital financier. Elle repose aussi sur la confiance qu’elle inspire, l’intelligence collective qu’elle mobilise et la capacité de ses salariés à construire ensemble des décisions durables et viables.

Le a souvent su innover en matière de dialogue social. Mesurer cette innovation serait une réelle avancée économique et démocratique.

Nouvel article sur improof 👉 https://www.improof.lu/fr/articles/la-cogestion/

Un nouvel article est disponible sur improof. Il s’intéresse à la manière dont la qualité de la cogestion peut être mesu...
17/09/2026

Un nouvel article est disponible sur improof. Il s’intéresse à la manière dont la qualité de la cogestion peut être mesurée dans les entreprises et revient sur le «Mitbestimmungsindex» développé en Allemagne par la Hans-Böckler-Stiftung.

Le texte examine les travaux consacrés à cet indice et les liens observés entre la participation des salariés, la qualité de la gouvernance, la capacité d’adaptation et la stabilité des entreprises en période de crise.

L’article présente également différentes pistes de réflexion autour de la mesure de la participation des salariés, du dialogue social et de la gouvernance au Luxembourg, ainsi que les usages que de tels indicateurs pourraient avoir pour les entreprises et leurs différentes parties prenantes.

Les entreprises sont évaluées selon des dizaines d’indicateurs financiers et extra-financiers tels que la croissance économique, la productivité, la rentabilité, les émissions de CO2 ou encore la satisfaction des clients. Pourtant, un élément essentiel de leur réussite reste largement inv...

Le co-living se présente souvent comme une réponse innovante à la crise du logement. Au  , il promet à la fois d’attirer...
11/09/2026

Le co-living se présente souvent comme une réponse innovante à la crise du logement. Au , il promet à la fois d’attirer les «talents», de répondre aux difficultés du marché locatif et d’offrir une solution flexible à des travailleurs expatriés.

Mais derrière cette promesse se joue une transformation plus profonde du logement. En faisant de l’accumulation de capital un principe qui traverse tous les aspects de la création de logements, le co-living participe à son ultra-marchandisation toujours plus poussée.

Son développement peut aussi être perçu comme le symptôme d’une dépolitisation de la question du logement. Des solutions présentées comme pragmatiques ou innovantes peuvent ainsi contribuer à éviter les questions politiques sur la répartition des logements, leur accessibilité et la place du marché.

Alors que le marché locatif reste largement inaccessible à de nombreux groupes et que l’accès à la propriété se complexifie, le partage du logement est souvent subi plutôt que choisi, notamment lorsqu’il se prolonge dans le temps.

Le co-living soulève enfin d’importants enjeux de régulation, notamment lorsqu’il se situe à l’interface entre logement et hébergement pour une «clientèle de passage». Un basculement d’une partie trop importante du parc de logements vers le secteur de l’hébergement risquerait d’aggraver la pénurie de logements de longue durée, avec des conséquences sur la sécurité d’occupation et la précarisation des occupants.

Nouvel article sur improof 👉 https://www.improof.lu/fr/articles/co-living-ultra-marchandisation-du-logement/

Un nouvel article est disponible sur improof. Il propose une analyse du développement du co-living au Luxembourg et de s...
10/09/2026

Un nouvel article est disponible sur improof. Il propose une analyse du développement du co-living au Luxembourg et de sa place dans les évolutions récentes du marché du logement.

Le texte revient sur les nouvelles formes de logement partagé, leurs caractéristiques et les différents facteurs qui contribuent à leur développement. Il examine également les attentes auxquelles le co-living cherche à répondre, notamment en matière de mobilité professionnelle, d’attractivité et de flexibilité résidentielle.

L’article s’intéresse enfin aux questions que soulève ce modèle, notamment en matière d’offre de logements, de régulation et d’articulation entre logement et hébergement.

La création de logements en milieu urbain a beaucoup évolué au cours des dernières décennies, au regard de transformations sociétales et économiques majeures. […] Entre autres, l’émergence de résidences concentrant de petits logements avec des espaces partagés et dédiées aux étudian...

Lorsqu’un salarié est confronté au stress, à l’épuisement ou à des problèmes de santé, l’attention se concentre souvent ...
04/09/2026

Lorsqu’un salarié est confronté au stress, à l’épuisement ou à des problèmes de santé, l’attention se concentre souvent sur ses comportements, plutôt que sur les conditions de travail qui peuvent les influencer.

Cette approche fait peser la responsabilité sur l’individu, renforce la stigmatisation et peut limiter l’efficacité de la prévention. Pourtant, les comportements individuels ne peuvent être dissociés de l’environnement professionnel dans lequel ils s’inscrivent.

Les idées suicidaires illustrent la nécessité d’une approche globale. En 2025, 6,6% des salariés au déclarent avoir eu des idées suicidaires au cours des douze derniers mois, contre 2,2% en 2014. Entre 2014 et 2025, cette proportion a ainsi été multipliée par trois.

Le su***de étant un phénomène multifactoriel, il ne saurait être expliqué par le seul travail. Toutefois, les conditions de travail peuvent accroître la vulnérabilité psychologique ou, au contraire, constituer un facteur de protection.

Les organisations disposent donc de leviers concrets: renforcer les ressources disponibles, améliorer les conditions de travail, réduire la stigmatisation et favoriser le repérage précoce de la souffrance psychologique.

Au Luxembourg, les revenus du capital bénéficient d’un traitement fiscal nettement plus favorable que les revenus du tra...
27/08/2026

Au Luxembourg, les revenus du capital bénéficient d’un traitement fiscal nettement plus favorable que les revenus du travail.

Selon l’OCDE, le fait partie des pays où l’écart d’imposition entre salaires et dividendes est le plus marqué. À revenu égal, les personnes qui travaillent sont donc désavantagées.

Alors que les prélèvements obligatoires représentent environ un tiers pour un salaire moyen, les revenus du capital sont, à niveau équivalent, imposés à des taux très faibles, voire inexistants. Certaines plus-values, sous conditions, échappent même totalement à l’impôt.

De plus, les ménages dont la richesse repose principalement sur le capital, notamment les plus fortunés, disposent de possibilités d’optimisation légale auxquelles les personnes qui dépendent de leur salaire n’ont pas accès.

Concrètement, cela signifie que le travail finance une part disproportionnée du budget public, tandis que les inégalités de patrimoine se creusent de génération en génération.

Une fiscalité plus juste suppose donc de réduire cet écart entre le travail et le capital.

Le débat sur la fiscalité des entreprises repose souvent sur une idée simple: il faudrait toujours baisser les impôts po...
13/08/2026

Le débat sur la fiscalité des entreprises repose souvent sur une idée simple: il faudrait toujours baisser les impôts pour rester compétitif.

Pourtant, le taux officiel de l'impôt sur les sociétés au est aujourd'hui proche de la moyenne de l'OCDE, autour de 24%, un niveau déjà compétitif en comparaison internationale.

En revanche, selon une analyse de la cellule scientifique de la Chambre des députés, de nombreuses multinationales n'auraient payé qu'un taux effectif compris entre 1% et 8%. Les écarts entre le taux légal et le taux effectif y apparaissent plus marqués que dans la plupart des autres pays.

Continuer à réduire le taux légal ne ferait qu'alimenter une course à la baisse des impôts sur les entreprises dont les principaux bénéficiaires sont déjà les grandes entreprises.

Ce dumping fiscal affaiblit les finances publiques, fragilise l'État-providence et fait davantage peser le financement des services publics sur les revenus du travail. Une fiscalité plus équitable suppose de réduire ces écarts plutôt que de les augmenter.

Adresse

Luxembourg

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Improof publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Raccourcis

Partager