17/02/2024
La violence caractérise exagérément le quotidien du peuple Haïtien. L’histoire de ce pays est une longue histoire d’exactions (internes et externes) (Corten, 2004 : 6). Au-delà des ambiguïtés apparaissant lorsqu’il s’agit de la définir la violence, il appert que ce phénomène social se manifeste sous diverses formes en Haïti : la violence des mots et des images, la violence étatique et paraétatique, la violence civile, les attaques et affrontements armés, les meurtres, les cas de viol... Sans pour le moment catégoriser les conséquences de ces formes de violence, disons qu’elles sont tout simplement désastreuses : massacres, déplacements forcés (selon l’ONU, plus de 313 000 à la fin du mois de janvier), établissements scolaires inaccessibles, émigration, rupture du lien familial et des chaines de solidarité, affaiblissement des réseaux sociaux, renouvellement et renforcement des groupes mafieux... Une fois passée ces « évidences », de quelle manière le peuple Haïtien peut-il dépasser le chaos instauré et entretenu en Haïti ?
Centre Culturel Rapadou -CCR Sèk Janil Lwijis Pierre-Antoine Cherilin