09/10/2024
Note de Presse
Pour diffusion immédiate
Titre : Appel à la protection des droits des migrant.es haïtien.nes face aux expulsions massives de la République dominicaine
Date : 09 Octobre 2024
Introduction :
La République dominicaine a récemment annoncé son intention d’expulser jusqu’à 10 000 migrant.es haïtien.nes par semaine, une décision confirmée par Homero Figueroa, porte-parole du président Luis Abinader. Cette mesure, présentée comme une réponse à l'immigration incontrôlée, soulève d'importantes préoccupations quant au respect des droits humains, notamment ceux des migrants fuyant la violence et la pauvreté en Haïti.
Situation actuelle :
La crise humanitaire en Haïti, ne cesse de s' aggraver par une violence des gangs incontrôlée, a poussé des dizaines de milliers d’Haïtiens à chercher refuge en République dominicaine. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 200 000 personnes ont été expulsées vers Haïti l'année dernière. Ces expulsions, qui pourraient atteindre 10 000 par semaine, soulèvent des interrogations sur la légalité et l'humanité de ces actes.
Non-respect du Protocole d'accord de 1999 :
La République dominicaine ne respecte pas plusieurs points cruciaux du Protocole d'accord de 1999, signé à Dajabón, qui vise à réguler les rapatriements de manière respectueuse des droits humains. Parmi les manquements notables, on trouve :
1. Absence de garanties judiciaires : Les migrants sont souvent détenus sans possibilité de communication, ni accès à une défense et dans des conditions précaires.
2. Conditions de détention inadéquates : De nombreux migrants passent plusieurs jours dans des conditions inhumaines, sans nourriture adéquate ni accès aux soins médicaux.
3. Expulsions discriminatoires : Des individus d’origine haïtienne sont ciblés sur des bases raciales, tandis que des Dominicains de teint foncé sont également affectés.
Passivité de l'État haïtien :
L'État haïtien demeure passif face à ces violations répétées des droits de ses citoyens. Il est impératif que le gouvernement haïtien prenne des mesures concrètes pour établir des structures d'accueil adéquates pour les rapatriés. De plus, un engagement à créer une stabilité sécuritaire et politique est essentiel pour éviter que les Haïtiens ne soient contraints de fuir leur pays.
Appel à l'action :
Nous appelons à une union des forces haïtiennes pour bâtir un avenir où les droits de chacun sont respectés. Le gouvernement dominicain doit impérativement respecter les engagements du Protocole d'accord de 1999, qui stipule clairement le respect des droits humains des migrants. Ainsi que la convention américaine régissant les normes de déportations.
Conclusion :
La communauté internationale, ainsi que les gouvernements haïtien et dominicain, doivent agir pour protéger les droits des migrants haïtiens. Les chiffres alarmants de l'OIM et de l'Organisation des Nations Unies (ONU) doivent inciter à une prise de conscience collective. Ensemble, œuvrons pour un avenir où la dignité et les droits de chaque individu sont préservés.
Pour plus d'informations :
[Réseau Frontalier Jeannot Succès
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Dieulissaint Etienne
Offficier Communication RFJS
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