13/01/2026
J’ai l’impression d’avoir déjà vécu cette nouvelle année.
Comme si chaque jour pesait le poids d’un mois entier depuis le début de janvier.
Ce n’est pas une exagération, ce n’est pas superflu.
C’est juste ce que je vois, ce que je ressens : les mêmes gestes, la même routine, les mêmes habitudes de la part des uns , les mêmes réactions de la part des autres. La même rengaine, encore et encore.
Se lever le matin.
Exécuter mécaniquement la routine habituelle.
Sortir très tôt, aller faire ce qu’on doit faire ou parfois ce qu’on s’est convaincus d’aimer faire.
Rentrer le soir, fatigué, et redevenir l’esclave de cette routine qu’on appelle stabilité.
Stabilité ??? Thurrrr
Puis la nuit.
Tourner en rond dans son lit, comme un popcorn agité, incapable de trouver le repos.
Se perdre dans ses pensées, persuadé d’être le maître de ses choix, alors qu’on n’est souvent qu’un simple routinier déguisé en adulte responsable.
Être adulte là même, on va en parler un autre jour.
C’est fou, la façon dont les choses et les personnes changent.
Ou plutôt, la façon dont elles nous changent sans nous demander la permission.
Le cours des événements dévie, doucement, et tout bascule.
Des choses qui comptaient énormément deviennent soudain insignifiantes, presque étrangères.
Il fut un temps où je pouvais passer des heures à écrire de belles choses.
Aujourd’hui, je touche le stylo rarement.
Et quand je le fais, c’est seulement pour répondre à une question vide de sens et lourde à la fois :
« Pourquoi je n’écris plus ? »
Je me suis ramolli depuis la fin de l’année, m’a-t-on soufflé discrètement d’une manière à faire croire que le changement est imminent.
Mais est-ce vraiment la fin de l’année ?
Ou est-ce simplement la même année qui continue, déguisée sous un autre nom ?
Sottise, peut-être bien.
On m’avait dit que le mois de janvier comptait 62 jours.
Je crois qu’ils avaient raison hai.