28/03/2026
Dans le cadre de la célébration du mois de la femme, nous avons effectué, il y a quelques semaines, une visite à la Maison centrale, à l’initiative du Ministère de la femme de la famille et des solidarités, en collaboration avec le Ministère de la Justice et le Ministère de la Santé.
Cette visite s’inscrivait dans une dynamique de concertation et d’action, où chaque département, selon son domaine de compétence, a pu évaluer la situation et prendre des engagements concrets en faveur de l’amélioration des conditions de vie des femmes détenues.
Ce moment a été marqué par des échanges humains, sincères et empreints d’écoute, pour rappeler à ces femmes qu’elles ne sont pas oubliées.
À travers leurs témoignages, une réalité poignante nous a été rappelée : certaines ont accouché en détention et élèvent leurs bébés dans des conditions difficiles. Au-delà de leur situation, ce sont aussi des enfants qui grandissent dans un environnement qui n’est pas adapté à leur épanouissement.
Plus encore, plusieurs femmes ont partagé leur vécu après la détention : rejet familial, perte de leur foyer, rupture de liens, parfois même la perte de leurs enfants. Une réalité qui rend leur réinsertion encore plus difficile et souligne l’importance d’un accompagnement humain et durable.
Car être en conflit avec la loi ne signifie pas perdre ses droits. Ces femmes existent, et elles ont besoin que l’on continue de porter leur voix, de défendre leur dignité et de veiller à leur bien-être.
Nous saluons également les efforts des organisations et acteurs engagés, qui œuvrent au quotidien pour améliorer les conditions de vie en milieu carcéral et accompagner ces femmes.
Parce que l’humanité et la justice doivent aller de pair.