23/07/2026
𝙅𝙐𝙎𝙏𝙄𝘾𝙀 𝙋𝙊𝙐𝙍 𝙇𝙀𝙎 𝙅𝙀𝙐𝙉𝙀𝙎 𝙁𝙄𝙇𝙇𝙀𝙎 𝘿𝙀 𝙈𝘼𝙉𝘿𝙄𝘼𝙉𝘼
Depuis le mois d’avril, plusieurs jeunes filles ont été victimes de violences sexuelles collectives à Mandiana.
Les vidéos qui ont circulé ont exposé aux yeux de tous l’extrême gravité des violences subies par ces jeunes filles. Face à des faits d’une telle gravité, nous ne comprenons pas que plusieurs mois après les faits, le procès ne soit toujours pas ouvert.
Depuis plusieurs jours, des rumeurs d’arrangement à l’amiable circulent. Il est également fait état d’un désistement des familles.
Nous le disons avec fermeté : ni un arrangement à l’amiable, ni le désistement des familles ne peuvent faire obstacle à l’action de la justice.
Le viol est un crime. L’action publique est exercée au nom de la société. Elle ne saurait s’éteindre parce qu’une famille se désiste ou qu’un arrangement est envisagé.
Au nom des organisations et militantes féministes nous interpellons solennellement le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan. Monsieur le Procureur, il vous appartient de veiller à ce que l'action publique suive son cours. Nous vous appelons à prendre toutes les dispositions nécessaires afin que cette affaire soit jugée dans les meilleurs délais.
À l’approche des vacances judiciaires, nous refusons que cette affaire soit reléguée au second plan. Nous refusons qu’elle rejoigne la longue liste des dossiers qui s’enlisent jusqu’à disparaître dans le silence et l’oubli.
Pas cette fois.
Nous exigeons l’ouverture du procès dans les meilleurs délais.
Nous exigeons que cette affaire soit examinée avec toute la rigueur qu’impose la gravité des faits et que les auteurs soient condamnés à la hauteur des crimes commis.
Nous resterons mobilisées. Nous suivrons cette procédure jusqu’à son terme. Nous ne laisserons ni le temps, ni le silence, ni un quelconque arrangement faire obstacle à la justice.
La Guinée regarde.
#𝙅𝙪𝙨𝙩𝙞𝙘𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙟𝙚𝙪𝙣𝙚𝙨 𝙛𝙞𝙡𝙡𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙈𝙖𝙣𝙙𝙞𝙖𝙣𝙖.