19/09/2025
Une première dans l’histoire politique mondiale : l’Albanie nomme une ministre virtuelle née de l’intelligence artificielle, Diella, pour superviser les marchés publics. Pas de salaire, pas de voiture de fonction, juste un écran, un costume folklorique, et une promesse : éradiquer la corruption.
🤖 Albanie : une ministre 100 % virtuelle entre au gouvernement
Diella, qui signifie « soleil », était jusqu’à récemment une assistante virtuelle sur la plateforme e-Albania, répondant à près d’un million d’interactions depuis janvier 2025. Son saut dans la sphère gouvernementale s’accompagne d’une charge lourde : garantir que les appels d’offres publics soient « 100 % exempts de corruption » et que tous les fonds publics soient traités avec transparence.
Mais le scepticisme gronde. L’opposition crie à la mise en scène, certains jugent que c’est une stratégie de communication plutôt qu’une réforme concrète. Qui supervise réellement Diella ? Qui établit les garde-fous si jamais elle se trompe, ou si le système est manipulé ? Ces questions restent en suspens.
L’Albanie affirme que ce choix radical est plus qu’un symbole : c’est un pari pour son avenir, notamment dans sa candidature à l’Union européenne, attendue vers 2030. Si Diella parvient à dépasser le concept et à concrétiser des résultats, cela pourrait marquer un tournant dans la manière dont la transparence et la responsabilité sont envisagées dans la gouvernance publique. Mais jusqu’à présent, beaucoup restent attentifs, curieux… et un peu méfiants.