15/07/2026
𝐃𝐎𝐒𝐒𝐈𝐄𝐑 𝐒𝐏𝐄𝐂𝐈𝐀𝐋 | 𝐌𝐄𝐑𝐂𝐑𝐄𝐃𝐈 𝐒𝐀𝐍𝐓𝐄
𝗔 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗵𝗮𝗶𝗻𝗲 𝗿𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗹𝗮𝘀𝘀𝗲𝘀, 𝗰𝗲𝗿𝘁𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗮𝗱𝗼𝗹𝗲𝘀𝗰𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗻𝗲 𝗿𝗲𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗼𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗵𝗲𝗺𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗹'𝗲𝗰𝗼𝗹𝗲. 𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
Enquête de la FADEC ONG sur les grossesses précoces pendant la saison sèche au Gabon.
𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐚𝐜𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐧𝐭
Dans quelques semaines, les établissements scolaires du Gabon rouvriront leurs portes. Les salles de classe retrouveront leur agitation habituelle. Les enseignants accueilleront une nouvelle promotion d'élèves, impatients de retrouver leurs camarades, de découvrir de nouvelles matières et de poursuivre leurs rêves.
Les cartables quitteront les placards. Les uniformes seront repassés. Les cahiers encore vierges accueilleront les premières leçons de l'année.
Pour beaucoup, cette scène symbolise un nouveau départ.
Mais pour d'autres, elle ne sera qu'un souvenir.
Car lorsque la cloche de la rentrée retentira, certains adolescents ne franchiront pas le portail de leur établissement.
Leur chaise restera vide.
Leur nom ne figurera plus sur la liste de présence.
Leurs camarades demanderont peut-être où ils sont passés.
La réponse est parfois plus douloureuse qu'on ne l'imagine.
Pour certains, les grandes vacances auront marqué la fin brutale d'un parcours scolaire.
𝐔𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞 𝐬𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐢𝐞𝐮𝐬𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐦𝐞𝐫𝐢𝐭𝐞 𝐝'𝐞𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞𝐞 𝐞𝐧 𝐟𝐚𝐜𝐞
Au Gabon, la saison sèche coïncide avec les grandes vacances scolaires.
Pour la majorité des jeunes, cette période est synonyme de liberté, de repos, de loisirs, de découvertes et de retrouvailles familiales.
Mais elle représente également une période de vulnérabilité pour une partie de la jeunesse.
Chaque année, des adolescentes se retrouvent confrontées à une grossesse précoce.
Certaines réussiront à reprendre leurs études.
D'autres abandonneront définitivement le système scolaire.
D'autres encore tenteront de concilier maternité et études, au prix de sacrifices considérables.
Derrière ces parcours, il n'y a pas seulement des statistiques.
Il y a des rêves suspendus.
Des ambitions repoussées.
Des familles bouleversées.
Des adolescents qui voient leur avenir prendre une direction qu'ils n'avaient jamais imaginée.
𝐓𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐚𝐧𝐧𝐞𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞𝐞𝐬 𝐚 𝐞𝐜𝐨𝐮𝐭𝐞𝐫 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐫
Depuis trois ans, la FADEC ONG accompagne des jeunes filles mères et des adolescentes déscolarisées à travers des formations, des séances de développement personnel et des programmes destinés à favoriser leur réinsertion sociale et professionnelle.
Au fil des échanges, une question revenait sans cesse.
Pourquoi tant de jeunes filles voient-elles leur parcours scolaire s'interrompre après les grandes vacances ?
Pour dépasser les idées reçues et mieux comprendre cette réalité, la FADEC ONG a mené une enquête de terrain auprès de jeunes, de familles et d'acteurs communautaires.
L'objectif n'était pas de désigner des coupables.
Encore moins de porter un jugement.
Il s'agissait d'écouter.
De comprendre.
Et surtout, d'identifier les pistes qui permettront de mieux protéger les générations futures.
Les témoignages recueillis racontent des histoires différentes.
Pourtant, ils révèlent souvent les mêmes fragilités.
« 𝐌𝐨𝐧 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐞𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐮 𝐦𝐨𝐧 𝐛𝐚𝐠𝐚𝐠𝐞 »
Parmi les nombreux témoignages recueillis par la FADEC ONG, celui d'une jeune mère a profondément marqué les équipes de terrain. Son identité est volontairement préservée.
« Après la naissance de mon enfant, j'avais envie de reprendre une vie normale. Je voulais sortir, revoir mes amies, reprendre progressivement mes études. Mais chaque fois que je voulais quitter la maison, on me disait : "Prends ton bagage avec toi." Au début, je ne comprenais pas. Puis j'ai réalisé que ce "bagage", c'était mon enfant. Cette phrase m'a profondément blessée. J'avais l'impression qu'on ne me voyait plus comme une jeune fille avec des rêves, mais uniquement comme une mère. Petit à petit, j'ai perdu confiance en moi. Et l'idée même de retourner à l'école est devenue de plus en plus difficile. »
Au-delà de la dureté de ces mots, ce témoignage rappelle une réalité souvent ignorée.
Les conséquences d'une grossesse précoce ne sont pas seulement matérielles.
Elles sont aussi psychologiques.
Le regard porté par l'entourage, la culpabilité, la perte de confiance en soi, le sentiment d'être mise à l'écart ou réduite à un seul rôle peuvent progressivement éloigner certaines adolescentes de leur projet de vie.
Et lorsque l'estime de soi s'effondre, reprendre le chemin de l'école devient parfois un défi aussi difficile que la maternité elle-même.
Parfait. Voici la deuxième partie. C'est le cœur de l'enquête. Le ton devient plus analytique tout en restant profondément humain.
𝐀𝐮-𝐝𝐞𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬, 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐩𝐥𝐞𝐬
Lorsqu'une grossesse précoce survient, les regards se tournent presque toujours vers l'adolescente concernée.
Très vite, les jugements apparaissent.
On parle d'imprudence.
D'irresponsabilité.
Parfois même d'échec.
Pourtant, les échanges menés par la FADEC ONG montrent que la réalité est bien plus complexe.
Aucune histoire ne ressemble parfaitement à une autre.
Mais beaucoup présentent des points communs.
L'enquête menée par la FADEC ONG met en évidence plusieurs facteurs qui reviennent régulièrement dans les témoignages recueillis : un manque de dialogue entre parents et enfants, une information parfois insuffisante sur la santé se****le et reproductive, l'influence des pairs, l'exposition aux réseaux sociaux, les difficultés économiques de certaines familles, mais aussi le manque d'encadrement pendant les vacances scolaires.
Ces facteurs, lorsqu'ils se cumulent, peuvent accroître la vulnérabilité de certains adolescents.
La grossesse précoce n'est donc pas seulement une question de comportement individuel.
Elle est aussi le reflet d'un environnement familial, social, éducatif et économique.
𝐋𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐚𝐜𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 : 𝐮𝐧𝐞 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́ 𝐪𝐮𝐢 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐝𝐞 𝐥'𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭
La saison sèche est souvent perçue comme une période de liberté.
Les horaires changent.
Les journées sont plus longues.
Les rencontres entre amis deviennent plus fréquentes.
Les activités culturelles et festives se multiplient.
Pour beaucoup de jeunes, c'est un moment de joie.
Mais cette liberté nécessite également un accompagnement.
Les adolescents traversent une période de construction personnelle.
Ils découvrent leur identité, leurs émotions, leurs relations et leur autonomie.
Dans ce contexte, le dialogue avec les parents, les enseignants et les professionnels de santé devient un facteur de protection essentiel.
Le silence, au contraire, laisse souvent la place aux informations approximatives, aux idées reçues et aux influences extérieures.
𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐢𝐚𝐥𝐞 𝐧𝐞 𝐬𝐮𝐟𝐟𝐢𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬
L'enquête de la FADEC ONG met également en lumière une réalité plus discrète.
Dans de nombreuses familles gabonaises, lorsqu'une jeune fille devient mère, les grands-parents acceptent de prendre en charge le nourrisson afin de permettre à leur fille de reprendre ses études.
Cette solidarité mérite d'être saluée.
Elle témoigne de l'attachement des familles à l'éducation de leurs enfants et de leur volonté de ne pas condamner définitivement leur avenir.
Cependant, les témoignages recueillis montrent aussi qu'un simple retour à l'école ne suffit pas toujours.
Plusieurs témoignages recueillis par la FADEC ONG montrent que, dans certaines familles, la disponibilité des grands-parents pour assurer la garde de l'enfant constitue un soutien précieux à la poursuite de la scolarité. Toutefois, lorsque cet accompagnement n'est pas associé à une sensibilisation, à un suivi éducatif et à un accompagnement en santé reproductive, il peut arriver que certaines jeunes filles se retrouvent confrontées à une nouvelle grossesse, compromettant davantage leur parcours scolaire et leur projet de vie.
Autrement dit, la solidarité familiale est indispensable.
Mais elle ne peut remplacer un véritable accompagnement éducatif et préventif.
« 𝐔𝐧𝐞 𝐠𝐫𝐨𝐬𝐬𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐚 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐢̂𝐧𝐞́ 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 »
Parmi les participantes aux formations organisées par la FADEC ONG, une jeune mère a accepté de partager son histoire. Son témoignage résume à lui seul une réalité souvent méconnue.
« Après mon premier enfant, mes parents ont accepté de le garder pour que je puisse retourner à l'école. J'étais persuadée que tout allait redevenir comme avant. Mais quelques mois plus t**d, je suis de nouveau tombée enceinte. Ensuite, une troisième grossesse est arrivée. À ce moment-là, j'ai compris que, si je ne changeais rien, je risquais de passer toute ma jeunesse à recommencer les mêmes erreurs. »
Cette jeune femme explique que sa vie a commencé à changer lorsqu'elle a participé à une session de développement personnel organisée par la FADEC ONG.
« Pendant cette formation, j'ai compris que je devais reprendre le contrôle de ma vie. J'ai décidé de consulter un professionnel de santé afin de choisir une méthode contraceptive adaptée à ma situation. Ce n'était pas une décision facile, mais c'était la première fois que je sentais que je pouvais construire un avenir différent pour moi et pour mes enfants. Aujourd'hui, mon objectif est de terminer ma formation et d'offrir à mes enfants ce que je n'ai pas eu la chance de terminer à temps. »
Son témoignage rappelle une vérité essentielle.
La prévention ne s'arrête pas après une première grossesse.
Au contraire.
C'est souvent à ce moment-là que l'accompagnement devient le plus important.
𝐋𝐞 𝐝𝐞́𝐟𝐢 𝐬𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐝𝐞𝐬 𝐡𝐚𝐥𝐭𝐞𝐬-𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞𝐫𝐢𝐞𝐬
Les échanges menés dans le cadre de cette enquête ont également mis en lumière un obstacle dont on parle encore trop peu.
Même lorsqu'une jeune mère souhaite reprendre ses études ou intégrer une formation professionnelle, une question revient inévitablement :
Qui gardera son enfant ?
Au Gabon, les haltes-garderies et les structures d'accueil de la petite enfance représentent un coût que de nombreuses familles en situation de précarité ne peuvent supporter.
Certaines adolescentes renoncent alors à poursuivre leur scolarité.
D'autres interrompent leur formation.
Non par manque de volonté.
Mais faute de solution.
Ce constat rappelle que la lutte contre les grossesses précoces ne peut se limiter à la prévention.
Elle doit également s'accompagner de dispositifs permettant aux jeunes mères de poursuivre leur parcours scolaire ou professionnel dans des conditions compatibles avec leurs nouvelles responsabilités.
Merci. Voici la troisième et dernière partie. J'ai souhaité terminer sur une note forte, inspirante et mobilisatrice, comme le ferait un grand reportage. J'y ai également intégré une vision qui dépasse le simple constat et ouvre sur des solutions.
𝐋𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐠𝐫𝐨𝐬𝐬𝐞𝐬𝐬𝐞
Au terme de cette enquête, une évidence s'impose.
La prévention des grossesses précoces ne commence pas lorsqu'une adolescente annonce qu'elle est enceinte.
Elle commence bien avant.
Elle commence lorsqu'un père accepte de discuter avec sa fille sans tabou.
Lorsqu'une mère répond aux interrogations de son fils ou de sa fille sans crainte d'aborder des sujets parfois considérés comme sensibles.
Elle commence dans les établissements scolaires, lorsque l'information est transmise avec sérieux, dans le respect des valeurs familiales et des réalités de chaque communauté.
Elle commence aussi dans les centres de santé, où les adolescents doivent pouvoir trouver une écoute attentive, des conseils fiables et un accompagnement adapté.
Prévenir, ce n'est pas seulement éviter une grossesse.
Prévenir, c'est donner à chaque jeune les moyens de construire son avenir en connaissance de cause.
𝐋𝐞 𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐬𝐭 𝐢𝐫𝐫𝐞𝐦𝐩𝐥𝐚𝐜̧𝐚𝐛𝐥𝐞
Les échanges réalisés dans le cadre de cette enquête montrent que les adolescents ont besoin d'être écoutés.
Ils ont besoin d'adultes capables de répondre à leurs questions sans les humilier, sans les condamner et sans transformer chaque discussion en conflit.
Beaucoup de parents pensent encore que parler de sexualité avec leurs enfants pourrait les encourager à avoir des rapports se***ls.
Pourtant, de nombreuses études internationales montrent qu'une éducation adaptée, fondée sur le dialogue, peut contribuer à des décisions plus responsables et à une meilleure protection de la santé des jeunes.
Le silence n'empêche pas les questions.
Il empêche seulement les bonnes réponses.
𝐋'𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐞, 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭𝐞́𝐬 : 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞
La prévention des grossesses précoces ne peut reposer uniquement sur les familles.
Elle est aussi l'affaire des enseignants.
Des professionnels de santé.
Des associations.
Des leaders communautaires.
Des responsables religieux.
Des médias.
Des collectivités locales.
Et des pouvoirs publics.
Chaque acteur possède une partie de la solution.
En travaillant ensemble, il devient possible de créer un environnement où les adolescents se sentent accompagnés plutôt que jugés.
𝐋'𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐅𝐀𝐃𝐄𝐂 𝐎𝐍𝐆
Depuis trois ans, la FADEC ONG accompagne des jeunes filles mères et des adolescentes déscolarisées à travers des formations, des séances de développement personnel et des actions destinées à favoriser leur autonomisation.
Cette expérience de terrain a permis de constater une chose essentielle.
Aucune jeune fille ne rêve d'abandonner ses études.
Aucune adolescente ne souhaite voir son avenir se refermer.
Lorsqu'elles sont écoutées, accompagnées et orientées vers des solutions adaptées, beaucoup retrouvent progressivement confiance en elles et reconstruisent un projet de vie.
C'est cette conviction qui guide aujourd'hui les actions de la FADEC ONG.
Parce qu'il est toujours possible de prévenir.
Et qu'il est toujours possible d'accompagner.
𝐀𝐮-𝐝𝐞𝐥𝐚̀ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐫𝐞𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐜𝐞
Prévenir les grossesses précoces est indispensable.
Mais accompagner celles qui sont déjà devenues mères l'est tout autant.
Une société qui abandonne ses jeunes mères compromet non seulement leur avenir, mais aussi celui de leurs enfants.
À l'inverse, une société qui leur offre une seconde chance investit dans son propre développement.
Redonner accès à une formation.
Favoriser le retour à l'école.
Développer des solutions de garde accessibles.
Encourager l'autonomisation économique.
Renforcer le soutien psychologique.
Ces actions ne sont pas de simples mesures sociales.
Elles constituent un investissement durable dans le capital humain de notre pays.
𝐏𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐫𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐫𝐚𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞...
Dans quelques semaines, les établissements scolaires du Gabon ouvriront à nouveau leurs portes.
Des milliers d'élèves franchiront le portail de leur école avec le sourire, impatients de retrouver leurs camarades, leurs enseignants et leurs rêves.
Mais certains pupitres resteront vides.
Certains uniformes resteront suspendus derrière une porte.
Certains cahiers ne recevront jamais les premières leçons de cette nouvelle année.
Ces absences ne seront pas de simples statistiques.
Elles auront un prénom.
Une famille.
Une histoire.
Et parfois, un rêve interrompu.
La véritable question n'est donc pas de savoir combien de grossesses précoces seront enregistrées cette année.
La véritable question est de savoir combien d'entre elles auraient pu être évitées si chacun d'entre nous avait trouvé le courage d'écouter, de dialoguer, d'informer et d'accompagner.
Car une grossesse précoce ne change pas seulement la vie d'une adolescente.
Elle peut changer le destin d'une famille entière.
À travers cette enquête, la FADEC ONG lance un appel à toute la société gabonaise.
Ne faisons pas de la prochaine rentrée scolaire un simple rendez-vous avec les programmes et les examens.
Faisons-en aussi un rendez-vous avec notre responsabilité collective envers la jeunesse.
Parce que derrière chaque adolescent qui poursuit ses études, c'est une famille qui garde espoir.
Parce que derrière chaque jeune fille qui retrouve le chemin de l'école, c'est une nation qui continue d'avancer.
Et parce qu'aucun rêve ne devrait s'arrêter avant même d'avoir eu la chance de commencer.
𝐀 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐨𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐅𝐀𝐃𝐄𝐂 𝐎𝐍𝐆
La FADEC ONG (Formation pour l'Assistance et le Développement Communautaire) oeuvre pour le Développement durable des communautés à travers des actions dans les domaines de l'éducation et de la formation, de la santé et de la santé reproductive, de l'agriculture et de la protection de l'environnement, des actions socioculturelles et artistiques ainsi que de la lutte contre la pauvreté.
Convaincue que la prévention, l'éducation et l'autonomisation constituent les fondements d'un développement durable, la FADEC ONG poursuit son engagement auprès des populations les plus vulnérables afin de construire une société plus inclusive, plus responsable et tournée vers l'avenir.
𝐏𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐝𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐅𝐀𝐃𝐄𝐂 𝐎𝐍𝐆