SAMAR سمر

SAMAR سمر Association féministe & culturelle
Espaces sûrs pour femmes migrantes et réfugiées arabophones.
Écriture • voix • théâtre • mémoire 🌿

SAMAR is a platform for Arabic-speaking refugee and immigrant women in France. Inspired by the memory of Samar Salih, an advocate and activist who was kidnapped by ISIS in Syria in 2013, SAMAR seeks to empower women by providing them a safe and common space to share their storie, narratives of exile, asylum and integration from their point of view. Through writing, podcasts, videos, and more, SAMA

R aims to break down stereotypes, foster understanding, and promote empathy and a deeper understanding of the reality of refugee and migrant women and the difficulties and challenges they face in the asylum and integration process.

16/06/2026

🎶✨ صار عنا بيت جديد!

انتقل **كورال SAMAR للنساء العربيات والناطقات بالفرنسية** إلى **Café La Médiane**، ونحن متحمسات لاستقبال عضوات جديدات.

إذا كنتِ بتحبي الغناء أو عندك رغبة بتجربة جديدة ضمن أجواء داعمة ومرحة، انضمي إلنا! ما بتحتاجي لأي خبرة سابقة.

📍 **المكان:** Café La Médiane
255 rue de Créqui, 69003 Lyon

🗓 **كل يوم ثلاثاء**
🕡 **من 18:30 إلى 20:30**

📩 **للاستفسار أو الانضمام:**
[[email protected]](mailto:[email protected])

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🎶✨ Nous avons trouvé un nouveau chez-nous !

La **Chorale SAMAR pour les femmes arabes et francophones** a déménagé au **Café La Médiane**, et nous serons ravies d’accueillir de nouvelles participantes.

Que vous aimiez chanter ou souhaitiez simplement vivre une nouvelle expérience dans un espace chaleureux et bienveillant, rejoignez-nous ! Aucune expérience n’est nécessaire. Et même si vous ne parlez pas arabe, les paroles sont transcrites en alphabet français pour que chacune puisse chanter avec nous.

📍 **Lieu :** Café La Médiane
255 rue de Créqui, 69003 Lyon

🗓 **Tous les mardis**
🕡 **De 18h30 à 20h30**

📩 **Informations et inscriptions :**
[[email protected]](mailto:[email protected])

🎶✨ صار عنا بيت جديد!نحن سعيدات جداً بالإعلان أن كورال SAMAR للنساء العربيات والناطقات بالفرنسية انتقل إلى Café La Médian...
12/06/2026

🎶✨ صار عنا بيت جديد!
نحن سعيدات جداً بالإعلان أن كورال SAMAR للنساء العربيات والناطقات بالفرنسية انتقل إلى Café La Médiane!
إذا كنتِ حابة تنضمي إلنا، فهلق الوقت المناسب. 🎵
تدريباتنا مستمرة طوال العطلة الصيفية، وما رح نتوقف خلال الصيف.
انضمي إلى مساحة آمنة، مرحة وتضامنية، نغنّي فيها معاً، نتعلّم الغناء الجماعي، ونشارك أصواتنا وثقافاتنا وفرحنا.
لا تحتاجين إلى أي خبرة سابقة في الغناء... صوتك مهم، ومكانه معنا. 💜
وحتى لو ما بتحكي عربي، فأنتِ مرحّب فيكِ بكل محبة! منكتب كلمات الأغاني العربية بالأحرف الفرنسية حتى تقدري تغنّي معنا.

📍 المكان: Café La Médiane
255 rue de Créqui, 69003 Lyon

🗓 الموعد: كل يوم ثلاثاء
🕡 من الساعة 6:30 حتى 8:30 مساءً

📩 للاستفسار أو الانضمام:
[email protected]

🎶✨ Nous avons trouvé un nouveau chez-nous !
Nous sommes très heureuses d’annoncer que la Chorale SAMAR pour les femmes arabes et francophones a déménagé au Café La Médiane !
Si vous souhaitez nous rejoindre, c’est le moment idéal ! 🎵
Nos répétitions continuent tout au long de l’été, sans interruption.
Rejoignez un espace bienveillant, convivial et solidaire où nous chantons ensemble, apprenons le chant collectif et partageons nos voix, nos cultures et notre joie.
Aucune expérience musicale n’est nécessaire… Votre voix compte, et elle a sa place parmi nous. 💜
Et même si vous ne parlez pas arabe, vous êtes les bienvenues ! Les paroles des chansons arabes sont transcrites en alphabet français afin que chacune puisse chanter avec nous.

📍 Lieu : Café La Médiane
255 rue de Créqui, 69003 Lyon

🗓 Quand : Tous les mardis
🕡 De 18h30 à 20h30

📩 Pour toute question ou inscription :
[email protected]

في مطلع أيار، اجتمعنا للاحتفاء بكتابنا الأول «سرديات المنفى»، وهو كتاب وُلد من ورشات كتابة نسوية احتضنت تجارب وحكايات نس...
10/06/2026

في مطلع أيار، اجتمعنا للاحتفاء بكتابنا الأول «سرديات المنفى»، وهو كتاب وُلد من ورشات كتابة نسوية احتضنت تجارب وحكايات نساء من سوريا، وفلسطين، ولبنان، والسودان، والمغرب، وتونس.

في هذه الأمسية، استمعنا إلى نصوص قرأتها الكاتبتان روز العبسي وريتا محمود، كما حملت هند قهوجي أصوات نساء شاركن في الكتابة ولم يتمكّنّ من الحضور، وقرأت نصوصهنّ نيابةً عنهنّ، كي تبقى هذه الحكايات حاضرة ومسموعة.

كان اللقاء مساحةً دافئة للقراءة والإنصات والموسيقى، وللتفكير في الكتابة كمساحة تمنح النساء حقّ رواية تجاربهنّ بلغتهنّ الخاصة، وبعيداً عن الصور الجاهزة أو الأصوات التي تتحدّث نيابةً عنهنّ.

لا نحتفي بالكتاب وحده، بل بالمساحات التي نصنعها معاً في المدن التي نهجر إليها؛ مساحات للقاء، والتعبير، والتضامن، ومشاركة الذاكرة والأسئلة والأحلام.

واختُتمت الأمسية بأداء موسيقي من كورال SAMAR، بأصوات وأغانٍ من ثقافات وبلدان عربية متعددة.

شكراً لكل امرأة شاركت نصّها، ولكل من ساهمت في صنع هذه المساحة، ولكل من حضرت وأنصتت وشاركتنا هذا الاحتفاء.

في مطلع أيار، اجتمعنا للاحتفاء بكتابنا الأول «سرديات المنفى»، وهو ك...

Nous partageons aujourd’hui avec vous un nouveau texte issu de l’atelier d’écriture « Le corps et ses rituels ».Après no...
01/06/2026

Nous partageons aujourd’hui avec vous un nouveau texte issu de l’atelier d’écriture « Le corps et ses rituels ».

Après nous avoir emmené·es, dans son précédent texte, au cœur des souvenirs de l’Aïd en Algérie — entre rituel du henné, vêtements de fête, odeur du msemmen et du café — Kheira Tayeb Ahmed laisse aujourd’hui la place à Fatima Zahra Al-Khair, qui nous conduit à Casablanca, là où l’Aïd commence plusieurs jours à l’avance : avec le caftan, le henné, le bruit de la porte qui s’ouvre au moment où le père et le frère partent à la mosquée, et une mère qui sait réveiller la fête dès ses premiers effluves.

Dans son texte « L’Aïd tel que je l’ai laissé là-bas », Fatima ravive les détails de l’Aïd tel qu’elle l’a vécu dans la première maison : le thé à la menthe, le msemmen et le baghrir, la musique andalouse, la « Aïdia », les visites familiales et les tables qui emplissent la maison de joie.

Mais le texte ne s’arrête pas à la nostalgie. Il ouvre aussi une réflexion sur l’exil : que reste-t-il de l’Aïd lorsque l’on quitte son lieu d’origine ? Et comment tenter de le reconstruire dans un autre pays, à travers un caftan sorti du placard, une recette suivie au son de la voix de la mère au téléphone, et des rires que l’on pousse un peu plus fort pour ne pas entendre ce qui leur manque ?
Traduction : Shameram Sadaki
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L’Aïd tel que je l’ai laissé là-bas
Fatima Zahra Al-Khair
Tôt ce matin-là, je me suis réveillée avec la sonnerie agaçante de mon téléphone. Je l’ai éteint rapidement, puis je suis restée allongée quelques instants, le regard perdu, à fixer le plafond jaune de ma chambre. Le matin était d'un calme suspect. Mon corps, figé, semblait se souvenir des fêtes précédentes d’Aïd.
Pendant un court instant, j'ai attendu quelques instants, espérant entendre les pas de mon père se préparant pour aller à la mosquée, ou le remue-ménage de ma mère dans la cuisine dès l'aube, s'affairant à préparer le repas et laissant l'odeur du thé à la menthe s'infiltrer, pas à pas avec la lumière, dans les moindres recoins de la maison. Mais la réalité m’a rattrapée bien vite : une chambre silencieuse, et le roucoulement d'un pigeon sur le balcon.
C'est là seulement que je me suis rappelée que je n'étais pas à Casablanca, et qu'ici, l'Aïd arrivait différemment ; plus discret, comme un invité timide.
Là-bas, à Casablanca, l'Aïd commençait des jours à l'avance. Je disposais mes vêtements neufs près de mon lit, les inspectant plusieurs fois avant de dormir : le caftan que j'avais attendu des semaines chez le couturier, les nouvelles chaussures, les bijoux que je polissais avec soin, et le henné sur les mains et les pieds — ce rituel sans lequel l'Aïd ne saurait être complet. J'avais du mal à fermer l'œil tant l'excitation était grande, comme si la joie devançait le matin. Puis je me levais tôt malgré le manque de sommeil, habitée par la certitude que cette journée ne ressemblerait à aucune autre.
Mon père et mon frère quittaient la maison avant le lever du soleil pour se rendre à la mosquée. J'entendais la porte d'entrée s'ouvrir puis se refermer délicatement, je savais alors que l'Aïd venait de commencer, là, dans ces pas qui s'éloignaient à l'aube. Je me levais pour trouver ma mère, qui m'avait déjà devancée en cuisine. Vêtue de son caftan neuf, elle flottait entre les fourneaux et la table à manger avec la légèreté d'une femme qui sait comment réveiller l'Aïd dès ses premiers effluves.
Sur la grande table trônait le plateau de thé doré. En son centre, une théière étincelante libérait sa vapeur chaude, entourée de verres en cristal et d'assiettes de msemmen, de baghrir, de pâtisseries marocaines, de pain frais et des gâteaux. Ce n'était pas un simple petit-déjeuner ; c'était un tableau vivant de félicité : les nuances dorées des douceurs, l'éclat des tasses en verre, les parfums de miel, de beurre fondu et de thé à la menthe… Tout cela me redonnait vie et baignait la maison de joie.
Après une longue attente chez le couturier, le nouveau caftan devenait une part entière de l'Aïd. Je restais de longs moments devant le miroir à me coiffer, à parfaire ma mise telle une mariée le jour de son henné. Puis je déambulais dans la maison à pas feutrés, guettant le retour de mon père et de mon frère de la prière.

À peine la porte s'ouvrait-elle que la pièce s'emplissait de vœux et de sourires. Ils entraient, vêtus de leur djellaba blanche traditionnelle et de leurs « balghas » en cuir. Commençaient alors les poignées de main et les étreintes, tandis que résonnait en boucle la formule : « Mabrouk l'Aïd, qu'il t'apporte santé et sérénité. » Venait ensuite le moment que j'attendais plus que tout : la « Aïdia » ; mon père sortait les billets de sa poche et les distribuait avec un sourire dont il connaissait d'avance l'effet sur nous. Je saisissais ma part rapidement, la cachais dans ma poche et tentais de paraître sereine, tout en me murmurant : je ne suis plus une enfant, mais je la mérite. La « Aïdia » n’a pas d’âge.

Pendant le petit-déjeuner, la télévision restait allumée sur la chaîne nationale, et la musique andalouse flottait dans la maison comme si elle faisait partie de l'air de l'Aïd. Nous mangions lentement, riions beaucoup, partagions des histoires, puis le téléphone entamait son voyage de main en main. Mon père s'entretenait avec les parents éloignés, puis ma mère, puis mon frère, avant qu'il n'arrive jusqu'à moi pour que je souhaite un joyeux Aïd à ceux dont les voix habitaient des villes lointaines.
Quelques heures après le petit-déjeuner, et avant la tournée des visites, ma mère entamait la préparation d'un autre festin, tout aussi joyeux que la table du matin. Les effluves d'encens et de musc traversaient la maison, s'entremêlant aux épices de la cuisine comme si toute la demeure se préparait à nouveau. Parfois, la table était présidée par un tajine de viande aux pruneaux accompagné de brochettes de kébab, et d'autres fois par la Mrouzia, le couscous ou la côte d’agneau rôtie aux amandes — ces plats qui ne s'invitent qu'aux fêtes et grandes occasions, lorsque la maison déploie toute sa générosité. Nous nous installions tous autour de la table, mangions sans compter, échangions discussions et plaisanteries, comme si l'Aïd renaissait du parfum du déjeuner.

Après le repas, l'Aïd changeait de vêtements avec nous. Nous regagnions nos chambres pour troquer nos habits du matin contre les djellabas réservées aux visites. Ma mère ajustait sa tenue devant le miroir, mon père se parfumait de sa fragrance favorite, puis nous partions vers les maisons de la famille. La première étape était souvent la maison de mes grands-parents, où toute la famille se rassemblait : les voix s'entremêlaient, les enfants couraient d'une pièce à l'autre, et les éclats de rire s'échappaient de chaque coin.

De maison en maison, l'Aïd voyageait avec nous. Dans chaque foyer, le même thé, les mêmes gâteaux, le même accueil. Nous restions un moment, puis nous nous levions pour une autre visite, comme si la journée ne pouvait s'accomplir qu'en migrant de table en table, et d'étreinte en étreinte.

À l'approche du soir, ma famille rentrait à la maison tandis que je sortais retrouver mes amis. Je passais de maison en maison pour leur souhaiter un joyeux Aïd, puis nous nous retrouvions dans un café face à la mer. Nous restions assis de longues heures à échanger des nouvelles et des rires, à prendre des photos dans nos habits traditionnels, comme pour étirer un peu la journée avant qu'elle ne s'achève.

Quand je rentrais t**d le soir, j'étais épuisée par tant de visites et de gaieté, mais je portais en moi cette belle fatigue qui n'appartient qu'aux jours heureux. Assise sur mon lit, je vidais les « Aïdias » récoltées auprès de mes proches, je les recomptais plusieurs fois avant de m'endormir, comme si je comptais la joie, morceau par morceau.

Aujourd'hui, je vis l'Aïd en terre d'exil. Parfois, il tombe au milieu de la semaine, et je me réveille au son du réveil pour aller au travail et non pas pour aller à la prière. Parfois, je pose un jour de congé pour protéger cette journée de la banalité du quotidien, et parfois, elle s'écoule entre les heures de travail ou d'études, comme un jour qui ignore qu'il est une fête. Malgré tout, je tente à chaque fois de le rebâtir tel que je l'ai connu.

Je sors le caftan du placard, je diffuse la musique andalouse dès le matin, et j'appelle ma mère. Elle me demande si j'ai acheté des pruneaux et des abricots secs, et me rappelle les proportions du tajine. Je pose le téléphone près des fourneaux et je suis sa voix, étape par étape. Entre nous, il y a des pays, une mer et des frontières, mais la recette, le temps d'un instant, devient un chemin vers la maison.

Et quand le silence de l'Aïd me pèse trop, je voyage vers une autre ville pour le passer avec quelques membres de ma famille installés ici eux aussi. Nous nous installons autour de la table du petit-déjeuner et tentons de recréer la même atmosphère : le thé marocain, les gâteaux traditionnels, les photos de groupe, et ces rires que l'on pousse un peu plus fort pour faire taire la nostalgie.
Nous essayons de retrouver le rituel tel que nous l'avons connu, instant après instant, mais nous découvrons à chaque fois que certaines choses ne se laissent pas entièrement transporter. Il est des fragments qui restent suspendus au premier lieu : le tumulte de la famille, l'odeur de la maison, les pas de mon père vers la mosquée, et le doux chaos de ma mère en cuisine. On peut emporter le caftan, la recette, et la voix de la musique andalouse dans un téléphone... mais on ne peut pas emporter la maison de ses grands-parents dans une valise.

Nous partageons avec vous aujourd’hui un texte de la participante Kheira Tayeb Ahmed, écrit dans le cadre de l’atelier d...
31/05/2026

Nous partageons avec vous aujourd’hui un texte de la participante Kheira Tayeb Ahmed, écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture « Le corps et ses rituels ».

Dans son texte « L’Aïd ne traverse pas la mer avec nous », Kheira replonge dans ses souvenirs de l’Aïd en Algérie : le rituel du henné, les vêtements réservés à l’occasion, l’odeur du msemmen et du café, le parfum du musc, et la chaleur d’une maison qui annonçait la fête par les sens avant même les mots.

Le texte ne se limite pas à la nostalgie. Il ouvre aussi une réflexion sur l’exil : que deviennent les rituels lorsqu’on traverse la mer avec eux ? Et peut-on inventer un nouvel Aïd, loin de la première maison, avec une famille choisie, capable de réparer un peu de l’absence ?

Une lecture chaleureuse sur la mémoire de l’Aïd, et sur le corps qui continue de porter ses rituels, même en exil.

Traduction : Shameram Sadaki
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Tout se fait dans le silence. Ici, l'Aïd ne m'envoie aucun signal ; je lis sa date au détour d'une page internet qui annonce que le « comité » s'est réuni et que le croissant de lune a été aperçu. Je navigue d'un site internet à un autre pour me rassurer, comme si je ne cherchais pas tant l'information elle-même qu'une certitude pour me consoler.

Lors de mes premiers matins d'Aïd en France, mon téléphone sonnait non pas pour recevoir des vœux, mais pour m'extirper du sommeil et me ramener au quotidien du travail. Je sortais dans des rues froides et indifférentes, où rien dans le mouvement des passants ou sur leurs visages n'indiquait que cette journée avait la moindre particularité. L'Aïd se déroulait en moi, et en moi seule, tandis qu'au-dehors, personne ne s’en souciait.

Dans mon exil, la fête s'est réduite peu à peu ; elle s'est rétrécie au point de devenir un SMS laconique ou un appel vidéo saccadé. Durant ces échanges, je tentais de grappiller un sourire au fond de ma mémoire, non pas pour partager une joie que je ne ressentais pas, mais pour ne pas transmettre mon anxiété à ceux qui étaient restés là-bas, et ne pas gâcher la légèreté restante de leur Aïd.

Ici, je ne bouge pas avec légèreté. Je me recroqueville sur ma nostalgie face à l'écran figé du téléphone. Alors que dans mon pays, je devinais l'Aïd par mes sens bien avant de le voir ; je le reconnaissais à l'odeur du msemmen et à celle du café corsé qui s'élevaient dans les ruelles du quartier avant l'aube, comme si le début de la journée s'annonçait par le parfum.

La veille de l’Aïd, le rituel du henné revêtait une majesté particulière, sans aucun artifice, une empreinte chaleureuse qui habite ma mémoire. Je me souviens des détails du petit récipient en terre cuite, et de ma mère mélangeant la poudre verte avec de l'eau de fleur d'oranger tiède. Une odeur pénétrante, à la fois terreuse et douce, embaumait alors toute la maison. Nous les filles, attendions notre tour avec patience, et cette pâte sombre et gluante était déposée avec soin sur nos paumes, avant que nos mains ne soient enveloppées dans des morceaux d’un vieux tissu jusqu'au matin. Je me réveillais pour trouver le tissu taché de brun-rouge, et je me précipitais pour me laver les mains afin de découvrir les motifs orange vif, d'où s'échappait une odeur de terre et de bénédiction.

Ce rituel simple me rattachait à mes racines, tout comme l'effluve de ce musc si particulier dont mon père et mes frères se parfumaient avec le matin ; une fragrance qui n'apparaissait que deux fois par an, comme si la joie possédait un sceau olfactif secret et exclusif.

Dans mon pays, l'Aïd frappait à ma porte comme un ami cher, que j'attendais avec tout le monde après des jours d'épuisement à préparer les gâteaux, à ajuster les vêtements neufs et à nettoyer les moindres recoins de la maison pour qu'ils étincellent dès le premier rayon de lumière. Aujourd'hui, c'est moi qui le bouscule ; je le commence en échangeant des vœux numériques avec ma famille à travers les écrans, et je sirote mon café seule, tandis que le temps en exil s'écoule, lourd et immuable.

« Je ne fête plus l'Aïd »... C'est ce que je me suis répétée pendant de longues années, depuis que mes pieds ont foulé le sol français. Ce jour a disparu de mon calendrier émotionnel ; j'avais compris que les rituels ne voyageaient pas dans les valises, et que l'Aïd, hors de sa terre, semblait blafard, tel un arbre arraché à ses racines pour vivre dans un pot en verre.

Pourtant, il y a environ deux ans, quelque chose s'est brisé au milieu de ce silence semblable à de la résignation. J'ai réalisé que mon corps, fatigué de nostalgie, avait besoin d'un espace pour respirer, quitte à ce que cet espace soit façonné de mes propres mains et avec des outils imparfaits. C'est ainsi que mon petit appartement en France est devenu une escale où se croisent les chemins des exilés.

L'Aïd n'est plus familial au sens ancien du terme, il est devenu un rituel que je réinvente avec ma famille d'adoption. Nous nous rassemblons autour d'une même table, nous préparons des plats qui ressemblent à nos premières maisons ; les odeurs et les accents se mélangent, et nous échangeons des histoires, des souvenirs et des éclats de rire qui tentent de combler notre vide. Dans ces petites retrouvailles, la fête prend une forme nouvelle : nous essayons de bâtir une patrie éphémère au cœur de l'exil. À travers la nourriture, les mots arabes et les notes de la chanson « Zayno Nahar El Youm, Saha Aidkoum », je réorganise le chaos de mes sentiments et je récupère des fragments de moi-même que je croyais perdus à jamais.

Puis, la foule se disperse et chacun retourne chez soi au début de la nuit. Le silence se glisse à nouveau dans les angles de mon appartement. Je regarde les assiettes vides et les tasses de café, et je me demande si nous avons réellement créé un Aïd, ou si nous avons seulement excellé dans l'art de dompter une longue absence. Je n'ai pas de réponse claire ; ma question reste suspendue dans l'air frais, comme l'odeur du henné d'autrefois : elle n'est plus accrochée à mes mains, mais elle m’habite encore quelque part.

نشارك معكن/م اليوم نصاً جديداً من ورشة الكتابة «الجسد وطقوسه».بعد أن أخذتنا خيرة طيب أحمد، في نصّها السابق، إلى ذاكرة ال...
29/05/2026

نشارك معكن/م اليوم نصاً جديداً من ورشة الكتابة «الجسد وطقوسه».
بعد أن أخذتنا خيرة طيب أحمد، في نصّها السابق، إلى ذاكرة العيد في الجزائر وطقوس الحنّة واللباس ورائحة المسمن والقهوة، تأخذنا اليوم فاطمة الزهراء الخير إلى الدار البيضاء، حيث يبدأ العيد قبل موعده بأيام، من القفطان، والحنّاء، وصوت الباب وهو يُفتح مع ذهاب الأب والأخ إلى المصلى، ومن أمّ تعرف كيف توقظ العيد من رائحته الأولى.

في نصّها «العيد كما تركتُه هناك»، تستعيد فاطمة تفاصيل العيد كما عاشته في البيت الأول: الشاي بالنعناع، المسمن والبغرير، الطرب الأندلسي، العيدية، الزيارات العائلية، والموائد التي تجعل البيت يمتلئ فرحاً.

لكن النص لا يقف عند الحنين، بل يذهب إلى سؤال الهجرة: ماذا يبقى من العيد حين نغادر مكانه الأول؟ وكيف نحاول إعادة بنائه في بلد آخر، عبر قفطان نخرجه من الخزانة، ووصفة نتبعها بصوت الأم عبر الهاتف، وضحكات نرفعها قليلاً كي لا نسمع ما ينقصها؟

نصّ دافئ عن الطقوس التي نحملها معنا، وعن أشياء أخرى تبقى عالقة هناك، في المكان الأول، ولا تنتقل كاملة.
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العيد كما تركتُه هناك
الكاتبة: فاطمة الزهراء الخير
في صباح العيد الباكر، استيقظت على صوت منبّه هاتفي. مددت يدي لإسكاته، ثم بقيت مستلقية للحظات قليلة، أحدّق في السقف الأصفر لغرفتي. كان الصباح هادئاً على نحو مريب، وكان جسدي متصلّباً في مكانه، كأنه ما زال يتذكّر أعياداً قديمة.

انتظرتُ، أن أسمع صوت خطوات أبي وهو يستعد للذهاب إلى المصلى، أو ضجّة أمي في المطبخ منذ طلوع الشمس. كانت تحضّر الطعام وتترك رائحة الشاي بالنعناع تتسلّل مع الضوء إلى زوايا البيت شيئاً فشيئاً. لكنني سرعان ما عدت إلى الواقع: غرفة صامتة، وهديل حمامة على الشرفة. عندها فقط تذكّرت أنني لست في الدار البيضاء، وأن العيد هنا يأتي بطريقة مختلفة؛ أقل ضجيجاً، كضيفٍ خجول.

هناك في الدار البيضاء، كان العيد يبدأ قبل موعده بأيام. كنتُ أضع ملابس العيد قرب سريري، وأتفقدها أكثر من مرة قبل النوم: القفطان الذي انتظرته أسابيع عند الخياط، الحذاء الجديد، والمجوهرات التي ألمّعها بعناية. أما الحناء على اليدين والقدمين، فكانت طقساً آخر لا يكتمل العيد من دونه. كنتُ أنام بصعوبة من فرط الحماس، كأن الفرح يسبق الصباح، ثم أستيقظ باكراً رغم قلّة النوم، وأنا أعرف أن ذلك اليوم ليس كغيره من الأيام.

كان أبي وأخي يغادران البيت قبل شروق الشمس، في طريقهما إلى المصلى. كنت أسمع باب المنزل يُفتح ثم يُغلق بخفّة، فأعرف أن العيد بدأ هناك، مع تلك الخطوات التي تخرج في الفجر. أنهض لأجد أمي قد سبقتني إلى المطبخ. ترتدي قفطانها الجديد، وتتحرك بين الموقد والمائدة بخفّة امرأة تحفظ طقوس البيت، وتعرف كيف توقظ العيد من رائحته الأولى.
على الطاولة الكبيرة، تستقر صينية الشاي المذهّبة، وفي وسطها براد لامع يطلق بخاره الساخن. تحيط به كؤوس الكريستال وأطباق المسمن والبغرير والحلويات المغربية والخبز الطازج والكيك. لم تكن مائدة فطور فقط؛ كانت مشهداً كاملاً للبهجة: ألوان المخبوزات الذهبية، لمعان الزجاج، ورائحة العسل والزبدة المذابة والشاي بالنعناع، كلّها كانت تردّ إليّ الروح، وتملأ البيت فرحاً.
بعد انتظار طويل عند الخياط، يصبح القفطان الجديد جزءاً من العيد نفسه. أقف أمام المرآة طويلاً، أصفف شعري، وأعتني بزينتي، كأنني عروس ليلة الحناء. ثم أتجوّل في البيت بخطوات خفيفة، منتظرة عودة أبي وأخي من المصلى.
وما إن يُفتح باب البيت حتى تمتلئ الغرفة بالتهاني والابتسامات. يدخلان بجلابيب بيضاء تقليدية وبلغة جلدية، فتبدأ المصافحات والعناق، وتتكرر بيننا عبارة: «مبروك العيد، يدخل عليك بالصحة والسلامة». ثم يأتي الجزء الذي كنت أنتظره أكثر من أي شيء آخر: العيدية. يخرج أبي النقود من جيبه ويوزّعها علينا بابتسامة يعرف مسبقاً أثرها فينا. أقبض نصيبي بسرعة، أخفيه في جيبي، وأحاول أن أبدو هادئة، بينما أقول في سرّي: لستُ طفلة، لكنني أستحقها. العيدية ليس لها سن.

خلال الفطور، يبقى التلفاز مفتوحاً على القناة الوطنية، وينساب الطرب الأندلسي في البيت كأنه جزء من هواء العيد. نأكل ببطء، نضحك كثيراً، ونتبادل الحكايات، ثم يبدأ الهاتف رحلته بين الأيدي. يتحدث أبي مع الأقارب البعيدين، ثم أمي وأخي، قبل أن يصل إليّ لأبارك العيد لمن تقيم أصواتهم في مدن بعيدة.

وبعد ساعات من الفطور، وقبل جولة الزيارات، تبدأ أمي بإعداد وليمة أخرى لا تقل بهجة عن مائدة الصباح. رائحة البخور والمسك تجول في البيت، وتختلط بتوابل المطبخ كأن البيت كله يستعد من جديد. أحياناً يتصدرها طاجين اللحم بالبرقوق مع الكباب المشوي، وأحياناً المروزية أو الكسكس أو الضلعة المحمّرة باللوز. تلك الأطباق لا تظهر إلا في الأعياد والمناسبات الكبيرة، حين يفتح البيت كرمه كاملاً. نجلس جميعاً حول المائدة، نأكل بلا حساب، ونتبادل الحديث والنكات، كأن العيد يبدأ مرة أخرى من رائحة الغداء.

بعد الغداء، يبدّل العيد ثيابه معنا. ندخل إلى غرفنا لنخلع ملابس الصباح ونرتدي الجلابيب المخصّصة للزيارات. تعدّل أمي هندامها أمام المرآة، ويتطيّب أبي بعطره المفضّل، ثم نغادر إلى بيوت العائلة. غالباً، يكون بيت جدي وجدتي محطتنا الأولى، حيث تجتمع العائلة كلها: أصوات تتداخل، أطفال يركضون بين الغرف، وضحكات تخرج من كل زاوية.

من بيت إلى آخر، كان العيد يتحرك معنا. في كل منزل، الشاي نفسه، والحلويات نفسها، والترحيب نفسه. نجلس قليلاً، ثم ننهض لزيارة أخرى، كأن اليوم لا يكتمل إلا وهو يتنقّل من مائدة إلى مائدة، ومن حضن إلى حضن.

ومع اقتراب المساء، تعود أسرتي إلى المنزل، أما أنا فأخرج للقاء الأصدقاء. أتنقّل بين بيوت الأصدقاء لأبارك لهم العيد، ثم نجتمع في أحد المقاهي المطلة على البحر. نجلس ساعات طويلة، نتبادل الأخبار والضحكات، ونلتقط الصور بالثياب التقليدية، كأننا نحاول أن نمدّ اليوم قليلاً قبل أن ينتهي.

وحين أعود ليلاً إلى البيت، أكون منهكة من كثرة الزيارات والمرح، لكنني أحمل ذلك التعب الجميل الذي لا يأتي إلا بعد يوم سعيد. أجلس على سريري، أفرغ العيديات التي جمعتها من أقاربي ومعارفي، وأعدّها أكثر من مرة قبل النوم، كأنني أعدّ الفرح قطعةً قطعة.

اليوم، أعيش العيد في بلد الهجرة. أحياناً يأتي في منتصف الأسبوع، فأستيقظ على منبّه العمل لا على أصوات الاستعداد للمصلى. أحياناً أطلب إجازة كي أحمي هذا اليوم من العادي، وأحياناً يمرّ بين ساعات العمل أو الدراسة، كأنه يوم لا يعرف أنه عيد. ومع ذلك، أحاول في كل مرة أن أعيد بناءه كما عرفته هناك.
أخرج القفطان من الخزانة، أشغّل الطرب الأندلسي في الصباح، وأتصل بأمي. تسألني إن كنت قد اشتريت البرقوق والمشمش المجفف، وتذكّرني بمقادير الطاجين. أضع الهاتف قرب الموقد، وأتبع صوتها خطوة خطوة. بيننا بلاد وبحر وحدود، لكن الوصفة، للحظات، تصير طريقاً إلى البيت.

وحين يثقل عليّ صمت العيد، أسافر إلى مدينة أخرى لأقضيه مع بعض أفراد عائلتي المقيمين هنا أيضاً. نجلس حول مائدة الفطور، ونحاول أن نصنع الأجواء نفسها: الشاي المغربي، الحلويات التقليدية، الصور الجماعية، والضحكات التي نرفعها قليلاً كي لا نسمع ما ينقصها.

نحاول أن نستعيد الطقس كما عرفناه، لحظةً لحظة، لكننا نكتشف في كل مرة أن بعض الأشياء لا تنتقل كاملة. هناك ما يبقى عالقاً في المكان الأول: ضجيج العائلة، رائحة البيت، خطى أبي إلى المصلى، وضجّة أمي في المطبخ. يمكن حمل القفطان، والوصفة، وصوت الطرب الأندلسي في الهاتف، لكن لا يمكن حمل بيت جدي في حقيبة سفر.

نشارك معكن/م اليوم نصاً للمشاركة خيرة طيب أحمد، كتبته خلال ورشة الكتابة «الجسد وطقوسه».في نصها «العيد لا يعبر البحر معنا...
28/05/2026

نشارك معكن/م اليوم نصاً للمشاركة خيرة طيب أحمد، كتبته خلال ورشة الكتابة «الجسد وطقوسه».

في نصها «العيد لا يعبر البحر معنا»، تستعيد خيرة تفاصيل ذاكرتها عن العيد في الجزائر: طقس الحنّة، اللباس الخاص، رائحة المسمن والقهوة، عطر المسك، ودفء البيت الذي كان يعلن العيد بالحواس قبل الكلمات.

النص لا يكتفي بالحنين، بل يفتح سؤال الغربة والمنفى: ماذا يحدث للطقوس حين نعبر بها البحر؟ وهل يمكن أن نصنع عيداً جديداً، بعيداً عن البيت الأول، مع عائلة نختارها ونرمّم بها غيابنا؟

قراءة دافئة لذاكرة العيد، وللجسد حين يحمل طقوسه معه حتى في المنفى.
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العيد لا يعبر البحر معنا
الكاتبة: خيرة طيب أحمد
بدا كل شيء صامتاً. هنا، لا يأتيني العيد بإشارة، أقرأ موعده في صفحة عابرة على الإنترنت، تقول إن اللجنة اجتمعت وإن الهلال شوهد. أتنقّل بين منصات أخرى لأتأكد، كأنني لا أبحث عن الخبر نفسه، بل عن يقينٍ يواسيني.

في صباحات العيد الأولى لي في فرنسا، كان هاتفي يرنّ، لا ليحمل التهاني، بل ليوقظني إلى قطار العمل. أخرج إلى شوارع باردة ومحايدة، لا شيء في حركة المارة أو وجوههم يدل على أن هذا اليوم يحمل أي خصوصية. كان العيد يحدث في داخلي وحدي، ولا أحد في الخارج يكترث له.

في منفاي، تقلّص العيد تدريجياً؛ ضاق حتى صار رسالة نصية مقتضبة، أو مكالمة فيديو متقطعة عبر الإنترنت. كنت أحاول خلالها أن أقتنص ابتسامة من ذاكرتي، لا لأشارك فرحاً لا أشعر به، بل كي لا أنقل قلقي إلى من هم هناك، أو أفسد عليهم خفّة العيد التي بقيت عندهم.

هنا، لا أتحرك بخفّة. أنكمش على حنيني أمام شاشة الهاتف الباردة. أما في بلدي، فكنت أعرف العيد بحواسي، أعرفه من رائحة المسمن ورائحة القهوة المركّزة، وهما تتصاعدان في أزقة الحي قبل الفجر، كأن اليوم يعلن نفسه بالرائحة قبل أن يبدأ.

في ليلة العيد، كان لطقس الحناء جلالٌ خاص لا تكلّف فيه، أثرٌ دافئ يسكن ذاكرتي. أتذكر تفاصيل الوعاء الفخاري الصغير، وأمي وهي تخلط المسحوق الأخضر بماء الزهر الدافئ، فتفوح في أرجاء بيتنا رائحة نفّاذة، ترابية وحلوة في آنٍ واحد. كنا ننتظر دورنا بصبر، وتوضع تلك العجينة اللزجة الداكنة على أكفّنا بعناية، ثم تُلفّ أيدينا بقطعٍ من القماش القديم حتى الصباح. كنت أستيقظ لأجد القماش قد تلطّخ باللون البني المحمّر، فأسرع إلى غسل يديّ لأرى نقوشي البرتقالية الزاهية، تفوح منها رائحة الأرض والبركة.

كان ذلك الطقس البسيط يربطني بجذوري، تماماً كأريج المسك الخاص الذي كان أبي وإخوتي يتعطّرون به صباحاً؛ عطرٌ لا يظهر إلا مرتين في السنة، كأن للفرحة صكاً عطرياً سرياً وخاصاً بها.

كان العيد في وطني يطرق بابي كصديقٍ عزيز، أنتظره مع الجميع بعد أيامٍ من الإجهاد في تحضير الحلويات، وترتيب الملابس الجديدة، وتنظيف زوايا البيت حتى تلمع مع أول خيط ضوء. أما اليوم، فأنا من يستعجله، أبدأه بتبادل التهاني الرقمية مع عائلتي عبر الشاشات، وأرتشف قهوتي وحدي، بينما يمضي الوقت في المنفى ثقيلاً لا يخفّ.

> ... هكذا أخبرت نفسي لسنوات طويلة، منذ أن وطأت قدماي أرض فرنسا. سقط هذا اليوم من تقويمي العاطفي، فقد أدركت أن الطقوس لا تُحزم في حقائب السفر، وأن العيد خارج أرضه يبدو شاحباً، كشجرة انتُزعت من جذورها لتعيش في أصيص زجاجي.

لكن منذ سنتين تقريباً، انكسر شيء ما وسط هذا الصمت الشبيه بالاستسلام. أدركت أن جسدي، المتعب من الحنين، يحتاج إلى مساحة يتنفس فيها، حتى لو كانت مساحة أصنعها بيدي وبأدوات ناقصة. هكذا تحوّل بيتي الصغير في فرنسا إلى محطة تلتقي فيها دروب المغتربين.

لم يعد العيد عائلياً بالمعنى القديم، بل صار طقساً أعيد صياغته مع عائلتي المختارة. نجتمع حول مائدة واحدة، نحضر أطباقاً تشبه بيوتنا الأولى، تختلط الروائح واللكنات، ونتبادل القصص والذكريات والضحكات التي تحاول ملء فراغنا. في تلك اللقاءات الصغيرة، يأخذ العيد شكلاً جديداً؛ نحاول أن نبني وطناً مؤقتاً داخل الغربة. ومن خلال الطعام، والكلمات العربية، وموسيقى «زينو نهار اليوم صحا عيدكم»، أعيد ترتيب فوضى مشاعري، وأستعيد أجزاءً من نفسي ظننت أنها ابتعدت إلى الأبد.

ومع انفضاض الجمع وعودة كل منا إلى بيته في أول الليل، يتسلل السكون مجدداً إلى أركان بيتي. أنظر إلى الأطباق الفارغة وبقايا القهوة، وأتساءل إن كنا حقاً قد صنعنا عيداً، أم أننا فقط برعنا في ترويض غياب طويل. لا أملك إجابة واضحة؛ يظل سؤالي معلقاً في الهواء البارد، مثل رائحة الحناء القديمة: لم تعد عالقة بيدي، لكنها ما زالت تسكن مكاناً ما في العمق.



Nous avons clôturé la dernière séance de l’atelier d’écriture créative « Le corps et ses rituels », après un parcours de...
27/05/2026

Nous avons clôturé la dernière séance de l’atelier d’écriture créative « Le corps et ses rituels », après un parcours de neuf semaines durant lequel la formatrice Hend Salem nous a accompagné·es vers différents univers de l’écriture : comment construire une histoire, la nourrir, lui donner vie, souffle et présence.

Nous avons écrit sur les rituels qui nous manquent, sur les mouvements de nos corps à travers eux, sur la mort, le chagrin, la joie, la fête, le mariage, et sur d’autres rituels qui façonnent notre identité culturelle et nous ramènent à la mémoire, au corps et au lieu.

Tout au long de ce parcours, nous avons vécu des moments d’écoute, d’écriture et de partage, à travers lesquels nous avons compris comment nos expériences se croisent malgré leurs différences, et comment chaque exil peut être vécu autrement, et raconté avec une voix singulière.

Nous venions du Maroc, d’Algérie, d’Égypte, de Palestine, de Syrie et du Soudan ; de cartes différentes, mais nous nous retrouvions autour de questions proches : comment porter notre mémoire ? Comment écrire ce qui nous a quitté·es ? Et comment écouter les rituels qui continuent de bouger dans nos corps, même de loin ?

Merci à toutes les femmes qui ont participée à ce voyage, et merci à Hend Salem Hend Salem pour son accompagnement sensible et profond tout au long de ce parcours.

Adresse

Maison Berty Albrecht
Villeurbanne
69100

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