02/09/2026
[ 🏥𝗟𝗲𝘀 𝗵𝗼̂𝗽𝗶𝘁𝗮𝘂𝘅 𝗺𝗶𝗹𝗶𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 ]
HoE, HM, HT, HA, HC, HDC, HS...Difficile de s'y retrouver avec tous ces hôpitaux différents ! C'est pourquoi nous vous proposons une nouvelle série de publications dédiée aux différents types d'hôpitaux militaires pendant la Première Guerre mondiale.
𝟭. 𝗟'𝗛𝗼̂𝗽𝗶𝘁𝗮𝗹 𝗱'𝗘𝘃𝗮𝗰𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 (𝗛𝗼𝗘)
💥 À l'entrée en guerre, en aout 1914, la France est découpée en 21 régions militaires (RM) possédant chacune un corps d'armée (CA) regroupant 30 000 hommes. Chaque corps d'armée dispose de son propre hôpital mobile servant à l'évacuation de ses malades et blessés : l'HoE. En effet, en cas de conflit, l'HoE suit le parcours du corps d'armée auquel il est rattaché puis, lorsque ce dernier est fixé sur un secteur, l'HoE s'installe dans la gare la plus proche en attendant l'arrivée des malades et blessés venus depuis les ambulances où ils ont été préalablement soignés/opérés. En 1914, les infrastructures militaires manquent et l'automobile n'est pas encore développée : les gares sont alors réquisitionnées afin d'évacuer rapidement les patients par trains sanitaires. Souvent, l'HoE est divisé en 2 sections autonomes réparties sur deux sites différents pour couvrir des secteurs plus larges.
D'abord organe de triage et d'évacuation, l'HoE devient dès 1915, aux lendemains des offensives d'Artois, un centre hospitalier parfois très important pouvant regrouper de 500 à 3000 lits d'hospitalisation ! Hormis les baraquements dédiés à l'hospitalisation des patients, les HoE disposent de salles de triage, d'opérations, de pansements, de buanderie, de radiographie, de stérilisation, de douches, sans oublier les locaux du personnel et parfois même d'une chapelle, de sorte qu'un HoE peut compter, en 1918, jusqu'à 30 baraquements !
Ces importantes structures nécessitaient un personnel nombreux : si on comptait 40 infirmiers par HoE en 1914, à la fin de guerre certains d'entre eux disposent de 250 à 300 infirmiers, sans compter les médecins, pharmaciens, officiers d'administration, ...