21/09/2026
« Un chat, deux puces, deux plaintes… Que s'est-il passé à la SPA Sud Alpine ? »
Si vous lisez ces lignes, c'est que la protection du vivant, animal comme humain, a de l'importance à vos yeux.
Voici la première des histoires dont j'avais indiqué à Madame Lozac'hmeur, Procureure de la République de Gap, que je dévoilerais.
Pour commencer cette série, nous avons choisi l'histoire de Shira, qui, à elle seule, illustre la gravité de certains faits liés à la SPA Sud Alpine. D'autres histoires suivront au fil des prochaines semaines.
Shira est une petite ch**te de type siamois, identifiée par puce électronique.
Un jour, Shira disparaît.
Pendant que sa propriétaire, Maëva, la cherche, Shira arrive à la SPA Sud Alpine.
Sylvie est alors bénévole au sein de la ch**terie.
Elle voit Shira arriver et entend dire que la propriétaire de cette minette l'aurait maltraitée et qu'elle n'en voulait plus.
Pendant ce temps, Maëva ignore totalement où se trouve sa minette.
Elle se rend notamment chez son vétérinaire, à la clinique des Écrins.
Comme beaucoup de propriétaires l'auraient fait à sa place, elle fait confiance au professionnel qu'elle a devant elle. Lorsqu'il lui est conseillé de déclarer Shira comme décédée auprès de l'I-CAD car, selon le vétérinaire, il n'y a plus d'espoir de la retrouver vivante, elle a dû s'éloigner pour mourir, elle suit ce conseil, pensant simplement effectuer la démarche administrative qui convient.
Travaillant elle-même pour des institutions, elle pense faire les choses dans les règles.
Elle ignore alors une chose essentielle :
Shira est vivante.
Elle se trouve à la SPA Sud Alpine.
Et à aucun moment, malgré la puce électronique permettant d'identifier sa propriétaire, Maëva n'est contactée par la SPA.
Puis survient un épisode autrement plus grave.
Dans sa plainte, Sylvie déclare avoir été personnellement présente lorsque la vétérinaire, Wendy Bratsch, a tenté de retirer la puce électronique de Shira. Heidi, salariée de la SPA, était également présente et a, elle aussi, dénoncé ces faits.
Sylvie décrit des tentatives longues et difficiles. Elle déclare que Mme Chantal Thérasson Duvernon, présidente de la SPA, a insisté auprès de la vétérinaire pour qu'elle continue à essayer, mais les tentatives échouent.
Et l'histoire ne s'arrête pourtant pas là.
Car le jour même de cette tentative de dépuçage, une seconde puce électronique est implantée dans le corps de cette même ch**te par la même vétérinaire.
Cette deuxième puce est implantée à droite.
Pourtant, la fiche I-CAD correspondant à cette seconde identification mentionnera une implantation à gauche.
Son enregistrement auprès de l'I-CAD, avec la SPA Sud Alpine comme détenteur, n'interviendra pourtant que plusieurs mois plus t**d.
Alors qu'elle porte déjà physiquement deux puces, la SPA Sud Alpine établit un contrat de famille d'accueil et confie Shira à Sylvie sous un autre nom.
Quelques jours après son placement en famille d'accueil, Maëva, qui ignore toujours où se trouve sa minette, la déclare décédée auprès de l'I-CAD.
Cette situation perdurera pendant des années et, pendant tout ce temps, Sylvie vit très mal cette histoire.
À l'époque des faits, elle ne connaît pas les règles entourant l'identification d'un animal. Elle fait confiance à ce qu'on lui explique, pense que c'est la procédure et pense également avoir recueilli une ch**te qui avait besoin d'aide.
Car Shira était effectivement arrivée dans un état difficile et les conditions d'accueil en quarantaine à la SPA Sud Alpine sont, selon Sylvie, préoccupantes. Cette minette, habituée à vivre dans une maison, s'était perdue et avait passé du temps dehors, en plein hiver.
Une fois Shira accueillie chez elle, Sylvie l'appellera Perle. C'est sous ce prénom qu'elle vit désormais auprès d'elle.
Mais quelque chose dans cette histoire ne quittera jamais vraiment Sylvie.
Elle ira même jusqu'à se rendre devant la maison de Maëva, simplement pour voir qui était cette femme dont elle avait tellement entendu de mal, sans jamais oser frapper à sa porte.
Les années passent.
Puis l'affaire de la SPA Sud Alpine est révélée dans la presse.
C'est à ce moment-là que Sylvie commence sérieusement à se poser des questions et à reprendre toute l'histoire depuis le début.
Elle se renseigne sur l'identification des animaux, sur les règles qu'elle ne connaissait pas, et ce qu'elle portait depuis si longtemps commence enfin à trouver des mots.
C'est alors qu'elle me contacte.
Nous décidons de tout vérifier.
Et ce qu'elle avait vécu plusieurs années auparavant trouve alors une confirmation matérielle.
Un vétérinaire constate la présence des deux transpondeurs dans le corps de la même minette.
Un autre vétérinaire confirme à son tour leur présence, cette fois radiographie à l'appui.
Puis une nouvelle constatation vétérinaire relève, à proximité de la puce d'origine, une cicatrice d'environ 25 mm « pouvant correspondre à une tentative de retrait de ce transpondeur ».
Cette cicatrice se situe à proximité de la puce que Sylvie et Heidi déclarent avoir vu tenter de retirer plusieurs années auparavant.
Un chat, deux puces différentes, deux identités administratives différentes.
À cela vient s'ajouter un autre épisode.
Maëva.
Il a fallu l'appeler.
Et il a fallu lui annoncer que Shira était devenue Perle et que sa minette, qu'elle avait cherchée et qu'elle croyait morte depuis plusieurs années, était en réalité toujours vivante.
Il a fallu lui expliquer qu'elle avait vécu pendant toutes ces années sous une autre identité, ainsi que toute son histoire.
Cet appel a été extrêmement difficile.
Pour Maëva, apprendre tout cela fut un véritable choc.
Elle a également porté plainte.
Aujourd'hui, Shira, dite Perle, est toujours vivante. Elle vit auprès de Sylvie, qui se retrouve chez elle avec une ch**te qu'elle aime et dont elle prend soin, mais qui appartenait à Maëva et qui s'est retrouvée sous une seconde identification liée à la SPA Sud Alpine.
Il appartient à la gendarmerie et à Mme la Procureure de déterminer précisément les responsabilités de chacun, de recueillir les dossiers vétérinaires, d'interroger les personnes concernées, de retracer les opérations effectuées auprès de l'I-CAD, de récupérer les registres de la SPA et de déterminer quelles qualifications pénales pourraient être retenues.
Ce n'est pas à nous de mener des enquêtes, ni à nous d'avoir à révéler publiquement ces histoires faute de réponse judiciaire apportée à ce jour. ⬅️ Paragraphe plus à jour. Explication a venir.
Et la question du dépuçage ne se limite pas au cas de Shira.
Une autre salariée, Mlle L, avait également témoigné auprès de la gendarmerie de faits similaires concernant, cette fois, la SPA Sud Alpine de Veynes.
À notre connaissance, aucune enquête spécifique n'a été menée sur ces déclarations et, aucune procédure dont nous aurions été informées n'a, à ce jour, permis d'apporter une réponse judiciaire à cette histoire ainsi qu'aux autres.
Il est seulement proposé à Sylvie de saisir elle-même un juge d'instruction.
Une démarche qui représente, pour une personne seule, un parcours judiciaire et financier considérable.
Sans compter la question de la prescription, dont les délais continuent, eux aussi, à courir.
Alors, en 2026, voilà où nous en sommes.
Shira/Perle est toujours là.
Ses deux puces aussi.
Les documents aussi.
Les constatations vétérinaires aussi.
Les plaintes aussi.
Et les faits, eux, continuent de vieillir.
Toutes les pièces que nous pouvons rendre publiques accompagneront cette histoire.
Je tiens également à préciser que plusieurs faits concernant la SPA Sud Alpine avaient été signalés à la DDETSPP des Hautes-Alpes avant même que l'affaire de la SPA Sud Alpine ne soit relayée dans la presse.
Malgré ces signalements, à notre connaissance, aucune suite n'avait alors été donnée par la DDETSPP à l'encontre de la SPA Sud Alpine.
Nous reviendrons sur ce point dans une prochaine publication, ainsi que sur les raisons qui, selon moi, pourraient expliquer cette absence de réaction.
Ces éléments sont désormais publics. À chacun d'en prendre la mesure.
Position du Parquet de Gap et témoignage de Heidi a venir...
Pour toi, ma child of light. 🌟💕🌹