29/05/2026
🇫🇷 𝐌𝐢𝐜𝐡𝐞𝐥 𝐆𝐚𝐥𝐚𝐛𝐫𝐮 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐒𝐞𝐜𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐆𝐮𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥𝐞 : 𝐮𝐧𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞
Lorsque l’on évoque Michel Galabru, on pense immédiatement au cinéma français, à la Comédie-Française ou encore au célèbre adjudant Ge**er des Gendarmes. Pourtant, avant la célébrité, il fut l’un des nombreux jeunes Français confrontés aux épreuves de la Seconde Guerre mondiale.
Né en 1922 à Safi, alors sous protectorat français au Maroc, Michel Galabru appartient à la « classe 42 ». Dans le contexte de l’occupation allemande et de la politique de collaboration du régime de Vichy, il est réquisitionné au titre du Service du Travail Obligatoire (STO). Envoyé en Autriche, dans la région de Klagenfurt, il est ensuite affecté en Yougoslavie où il travaille comme forgeron.
Accusé de sabotage après avoir déclaré des compétences techniques qu’il ne maîtrisait pas réellement, il est interné dans un camp disciplinaire. Au cours de l’année 1944, il est libéré par les partisans yougoslaves, le mouvement de résistance dirigé par Josip Broz Tito, qui combat alors les forces allemandes et leurs alliés dans les Balkans.
Galabru rejoint alors les maquis partisans dans des conditions extrêmement difficiles. Il évoquera plus t**d la faim, la soif, les longues marches et la violence des combats. Malgré ces circonstances, il racontera avoir refusé d’abattre un jeune soldat allemand qui se trouvait pourtant à portée de tir. Un épisode qu’il considérait comme l’un des souvenirs les plus marquants de sa vie.
Cette expérience du STO, de la captivité et de la guérilla en Yougoslavie a profondément marqué l’homme qu’il deviendra après-guerre. Derrière l’acteur populaire se trouvait ainsi un témoin direct de l’Europe déchirée par le conflit, ayant connu l’exil forcé, la résistance et la libération.
🕊️ À travers son parcours, Michel Galabru incarne le destin de nombreux jeunes Français emportés malgré eux dans la guerre, loin de leur pays, mais confrontés aux mêmes choix moraux et aux mêmes épreuves que toute une génération.
#1944