AmisdeRobert Bothereau

AmisdeRobert Bothereau Association d'histoire et de valorisation du mouvement ouvrier

05/10/2025
Claude Bourdin, ancien maire de Beaugency Loiret, ami des Amis de Robert Bothereau est décédé le 1er octobre 2025. Notre...
05/10/2025

Claude Bourdin, ancien maire de Beaugency Loiret, ami des Amis de Robert Bothereau est décédé le 1er octobre 2025. Notre association tient tout particulièrement à lui rendre hommage en rappelant qu’il a répondu à la demande de Marc Blondel pour qu’une rue porte le nom de Robert Bothereau et que sa mémoire soit saluée régulièrement. Depuis, les municipalités qui lui ont succédé, poursuivent dans cette voie. Claude Bourdin, nous vous saluons amicalement et nous vous adressons notre reconnaissance.

Photos: Claude Bourdin et Marc Blondel 1er juin 2013

Robert Bothereau (Secrétaire de la CGT de 1933 à 1947 et premier Secrétaire général de la CGTFO de 1948 à 1963) est décé...
07/07/2025

Robert Bothereau (Secrétaire de la CGT de 1933 à 1947 et premier Secrétaire général de la CGTFO de 1948 à 1963) est décédé, à l’âge de 84 ans, le 31 mai 1985, le 5 juin 1985 des centaines de militants saluent sa mémoire.

Robert Bothereau est décédé, à l’âge de 84 ans, le 31 mai 1985 ; André Bergeron lui a rendu hommage dans Force Ouvrière ...
23/06/2025

Robert Bothereau est décédé, à l’âge de 84 ans, le 31 mai 1985 ; André Bergeron lui a rendu hommage dans Force Ouvrière Hebdo du 5 juin 1985

40 ans après sa disparition, le 31 mai 2025 à Beaugency, les Amis de Robert Bothereau lui ont rendu hommage. Le fils con...
12/06/2025

40 ans après sa disparition, le 31 mai 2025 à Beaugency, les Amis de Robert Bothereau lui ont rendu hommage.
Le fils conducteur de l’exposition qui lui a été consacrée, est en lien avec le livre :« Du secrétariat de la CGT au secrétariat général de la CGTFO (1933-1963) de Gérard Da Silva ».

Dans l’introduction de celui-ci, Gérard Da Silva indique : « Ce livre est la première biographie de Robert Bothereau, qui fut un des secrétaires de la CGT, à compter de 1933 et jusqu’en 1947, pour devenir, à compter d’avril 1948, le secrétaire général de la CGTFO, poste qu’il occupera jusqu’en 1963. Avec lui, c’est l’histoire du syndicalisme de la Charte d’Amiens, le syndicalisme sans lien de sujétion à un parti politique, qui est racontée. »

Je vous invite à lire ce livre et à découvrir le contenu numérique de l’exposition (Faire la demande par Messenger). Jean Jayer Secrétaire

Robert Bothereau a confié son portrait de Secrétaire de la CGT en 1933 à Nicole l'une de ses cousines. Aujourd'hui, cell...
07/06/2025

Robert Bothereau a confié son portrait de Secrétaire de la CGT en 1933 à Nicole l'une de ses cousines. Aujourd'hui, celle-ci nous en a transmis une copie. C'est l'un des résultats de l'exposition que nous avons tenue à Beaugency.

01/06/2025

Les Amis de Robert Bothereau pour le retour aux fondamentaux du syndicalisme

« Un poète a dit : Mon verre est petit, mais je bois dans mon verre.C’est dans leur verre que veulent boire les syndicalistes et non pas dans la coupe dorée du Trésor »
Robert BOTHEREAU dans Résistance Ouvrière du 18 janvier 1945.

Suite et fin

• Le referendum pour nier la légitimité des syndicats.
En poussant en avant la section syndicale d'entreprise et le principe de l'élection, il devient possible de déroger au principe de faveur et donc de démonter l'ensemble des dispositions qui protègent les travailleurs.

1981, l'Union de la gauche arrive au pouvoir. Mise en place des lois AUROUX, fortement inspirées par la CFDT et la pensée social chrétienne portée par Jacques DELORS et Martine AUBRY.

La loi AUROUX du 4 août 1982 instaure le « droit d’expression directe des salariés ». Celle du 13 novembre 1982 restreint la négociation sur les salaires dans l'entreprise à une négociation annuelle obligatoire, la NAO. Elle introduit la possibilité de conclure des accords d’entreprise dérogatoires moins favorables que les conventions collectives et accords de branche ou interprofessionnels en matière de majorations des salaires et de temps de travail : ainsi, des syndicats peuvent accepter de faire la charité à l'employeur !

La loi FILLON du 4 mai 2004, admet qu’un accord d’entreprise ou d’établissement puisse déroger, en tout ou en partie, dans un sens moins favorable, à une convention ou un accord couvrant un champ territorial ou professionnel plus large, sauf si cette convention ou cet accord exclut expressément une telle possibilité : ainsi, pour ne pas chagriner leur patron, les salariés peuvent accepter de ne pas faire valoir leurs droits !

La loi El KHOMRI du 8 août 2016, renforcée par les ordonnances MACRON du 22 septembre 2017, liquide le « principe de faveur » (acquis de 1936) et permet de contourner les organisations syndicales majoritaires dans l’entreprise. Avec un référendum initié par des syndicats minoritaires ou par l'employeur, il devient possible de déroger aux dispositions de niveau supérieur plus favorables. Le principe de faveur dans la hiérarchie des normes, acquis en 1936, disparaît. Pour les organisations syndicales, c'est la fin du droit d'opposition et la négation de leur rôle de représentation des travailleurs et de défense des leurs intérêts collectifs : s'intégrer dans l'entreprise ou résister et combattre.

• Les métastases de la Charte du travail.
L’œuvre corporatiste ne pourrait pas être complète, si ayant subordonné les syndicats à l'entreprise, faute de les dissoudre, elle n'intégrait pas les confédérations à l’État.

La loi SAPIN du 5 mars 2014 (modifiée le 27 mai 2019) établit un « fond pour le financement du dialogue social » pour remplir 3 missions. Ce fond (AGFPN) est abondé par une contribution employeurs (0,0016% de la masse salariale) et une subvention de l’État. Les crédits sont répartis entre organisations patronales et syndicales de salariés (5 confédérations CGT, CFDT, CGTFO, CFTC et CGC, plus 2 OS non représentatives UNSA et Solidaires), selon les résultats électoraux.

La Mission 2, les politiques publiques : "Le dispositif vise à rémunérer les partenaires sociaux (...) pour leur participation à la conception des politiques publiques" est particulièrement redoutable car elle associe les syndicats à une décision politique. Or, comme l’explique Marc Blondel « Le syndicalisme ne peut pas être l'État, qui est l'affaire du citoyen et non du syndiqué. S'il s'intègre dans l'État par des engagements au sommet, il n'aura plus de poids. » ".
Certaines estimations situent entre 20 et 30 % seulement la part des cotisations payées par les syndiqués dans les ressources des confédérations. Les apports extérieurs seraient donc très majoritaires : cotisation ou subvention, c'est celui qui paye l'orchestre qui choisit la musique !

Les Confédérations sont officiellement conviées à devenir des corps intermédiaires. Devenu corps intermédiaire, le syndicat, ne serait plus une organisation de classe défendant les intérêts particuliers des travailleurs. Que ce soit dans l'entreprise ou dans l’État, le corps intermédiaire est le moyen subsidiaire pour faire appliquer les décisions prises dans les sphères dirigeantes.

Être indépendant, c'est se passer d’apports financiers extérieurs considérables. Pour cela, il faut évidemment syndiquer massivement, et donc mener un combat revendicatif intensif, passer des bonnes résolutions aux actes. Il faut convaincre les travailleurs que le syndicat ne fait pas semblant, montrer qu'il mobilise sérieusement pour gagner, faire aboutir les revendications : « je vis de bonne soupe et non de beaux langages ».

Revenir aux fondamentaux du syndicalisme !
Lors du congrès confédéral de la CGTFO de 1963, dans son dernier rapport moral, Robert BOTHEREAU alerte : « Attention ! Si le syndicalisme se mettait dans l’État, s'il prenait des responsabilités au-delà de celles qu'il peut supporter, s'il s'intégrait, il se poserait à lui-même d'énormes problèmes parce que les engagements qui pourraient être pris par les sommets du mouvement syndical rendraient absolument inutile l'existence d'une base syndicale. Un syndicalisme sans base n'est plus un syndicalisme, mais un État qui croirait faire prisonnier les dirigeants d'un mouvement syndical de cette façon n'aurait saisi que des ombres. ».

Ce retour aux fondamentaux du syndicalisme viendra des nombreux syndicats et UD qui restent libres et indépendants ; les militants qui combattent ne manquent pas, les syndiqués sont prêts à se mobiliser. Le point de non-retour n'est pas encore atteint, il se rapproche dangereusement. Indépendance ou corporatisme, il faut choisir !

Adopté à l’unanimité par l’Assemblée générale, à Beaugency, le 31 mai 2025.

Vidéo une militante de l’Association des Amis de Robert Bothereau

31/05/2025

Les Amis de Robert Bothereau
pour
le retour aux fondamentaux du syndicalisme

« Un poète a dit : Mon verre est petit, mais je bois dans mon verre.
C’est dans leur verre que veulent boire les syndicalistes et non pas dans la coupe dorée du Trésor »
Robert BOTHEREAU dans Résistance Ouvrière du 18 janvier 1945.

C'est ainsi que Robert Bothereau différencie le syndicalisme libre et indépendant du syndicalisme inféodé à la Charte du travail de Vichy. Il précise : « Où le syndicalisme est monolithique, l’État est totalitaire, et vice versa ».

Profitant de la « divine surprise » de MAURAS en juin 1940, le Ministre du travail du maréchal PETAIN, René BELIN, supprime les confédérations (Loi du 9 novembre 1940. Les syndicats d'entreprise ne sont pas supprimés, mais deviennent uniques, obligatoires et intégrés à l’État corporatiste.

Mais, la « divine surprise » n'est ni durable, ni renouvelable à volonté. Le général De GAULLE l'a mesuré en 1969 à ses dépens lors du référendum destiné à promouvoir les dirigeants syndicaux au rang de parlementaires d'un Sénat économique et social (La CGTFO ayant appelé la première à voter non).

Le capitalisme a compris que lorsque la contrainte ne permet pas de détruire les syndicats, organisations de classe des salariés, il faut ruser, être très patient, associer les victimes au méfait en les appâtant, instiller le virus dans des acquis de la lutte des classes, agir sur plusieurs facteurs.

• La section syndicale d'entreprise contre le syndicalisme confédéré :
Mai juin 1968, près de 10 millions de salariés grévistes. Lors des réunions de Grenelle (25 au 27 mai 1968), la CGTFO et la CGT arrivent avec des revendications quantitatives (le SMIG à 2,70 F pour Benoît FRACHON et à 3,00 F, soit 35% d'augmentation, pour André BERGERON), la CFDT préfère les revendications qualitatives plus conformes à sa doctrine. L'accord se fait sur 35% pour le SMIG et 10% en moyenne sur les autres salaires, le premier Ministre Georges POMPIDOU accorde en compensation à la CFDT la section syndicale d'entreprise (loi du 27 décembre 1968). La section syndicale d'entreprise est la base de départ indispensable pour casser les confédérations et reléguer le syndicalisme au rôle de corps intermédiaire accompagnant les décisions du pouvoir : le poids du boulet et la longueur de la chaîne !

• L'élection pour court-circuiter le syndicat :
Le 3 mai 1936, victoire électorale du Front Populaire. Sans attendre l'installation du gouvernement de Léon BLUM le 4 juin, la grève générale éclate à partir du 11 mai. Le programme du Front Populaire ne comporte pas les mesures sociales les plus importantes et c'est le programme revendicatif de la CGT de Léon JOUHAUX qui s'impose dans les accords Matignon négociés les 7 et 8 juin 1936. La liberté d'opinion et d'adhérer librement à un syndicat professionnel est enfin reconnue, mais c'est à la demande du patronat qu'est institué le délégué d'atelier élu du personnel et non désigné par le syndicat comme le réclamait la CGT : les non syndiqués, les « neutres » qui n'ont pas d'avis, pourront le donner quand même !

Sous Vichy, la Charte du travail met en place les comités sociaux d'entreprise, « comités patate », avec des représentants du personnel désignés par l'employeur. A la Libération, instauration des comités d'entreprise avec des délégués du personnel élus (lois du 22 février 1945 et du 16 mai 1946), le syndicat est libre pour choisir son délégué syndical.

La loi du 20 août 2008 du Ministre Xavier BERTRAND, reprend la position commune CGT - CFDT - MEDEF - CGPME du 9 avril 2008 :
• Le syndicat doit constituer une section syndicale d'entreprise. Elle n'est plus libre de désigner son délégué syndical, mais doit le choisir parmi ses candidats ayant eu au moins 10% des voix lors des élections au CE : les non syndiqués obtiennent un privilège dans la désignation du représentant du syndicat auquel ils ne cotisent pas !
• Les élections professionnelles fixent la représentativité des organisations syndicales : plus besoin d'adhérents, il suffit d'avoir des électeurs !
• Au nom de la transparence, les syndicats doivent, chaque année, publier leurs comptes certifiés : Les syndiqués payent une cotisation, mais ce sont les électeurs qui apportent le financement par l’État !
• Enfin, cette loi supprime la circulaire Parodi de 1945 qui reconnaissait « l’attitude patriotique" contre Vichy de la CGT et de la CFTC et instaurait leur "présomption irréfragable de représentativité ».

À suivre…

Vidéo d’une militante de l’association les Amis de Robert Bothereau

Interwier de Robert Bothereau parue dans La République du Centre le 15 juin 1982.
24/05/2025

Interwier de Robert Bothereau parue dans La République du Centre le 15 juin 1982.

Invitation à l'exposition sur Robert Bothereau du 31 mai au 6 juin 2025 à Beaugency
19/05/2025

Invitation à l'exposition sur Robert Bothereau du 31 mai au 6 juin 2025 à Beaugency

Nous allons publier régulièrement des écrits de Robert Bothereau, Secrétaire de la CGT de 1933 à 1947 et premier Secréta...
11/05/2025

Nous allons publier régulièrement des écrits de Robert Bothereau, Secrétaire de la CGT de 1933 à 1947 et premier Secrétaire général de la CGTFO de 1948 à 1963, parus dans l’Avenir syndical du centre Organe, mensuel de l’Union CGT du Loiret.

Nos remercions l’Union départementale CGT de nous avoir ouvert l’accès à ses archives et Patrick d’avoir mené à bien les recherches.

Novembre 1929 suite

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