01/12/2025
Génétique de Pin de Wollemi / original english and French translation below 😉
https://www.botanicgardens.org.au/discover-and-learn/plant-conservation-and-discoveries/genetic-diversity-discovered-wollemi-pine?fbclid=IwQ0xDSwOa1fJleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZAo2NjI4NTY4Mzc5AAEe8jQCuS7OM5a_mzCVNDwn9LD5Ez3bodqtLFfczYgcZ6HzUVDYML85cpl6jqk_aem_Ve2SsMXyUy5KmNoLSLQcJA
Le pin de Wollemi ne pousse que dans quatre sites secrets au sein d'un système de canyons du parc national de Wollemi, mais des preuves fossiles suggèrent qu'il était autrefois répandu dans toute l'Australie. Avec une population sauvage restante si réduite, il est en danger critique d'extinction et fait l'objet de nombreux projets de recherche visant à assurer sa survie face aux incendies, au changement climatique et aux maladies.
Bien qu'il puisse se reproduire par voie sexuée et par autofécondation, des études antérieures ont montré qu'il a un faible taux de fertilité et que ses graines ne présentent qu'une viabilité de 10 %. Une analyse génétique des populations sauvages réalisée en 2003 n'a révélé aucune différence entre les individus, y compris les milliers qui ont été propagés et vendus dans le monde entier.
La recherche a utilisé des échantillons de feuilles fraîches provenant de 20 individus sauvages et de 45 arbres supplémentaires d'origine connue, poussant au Jardin botanique australien du Mont Annan. Ces échantillons représentent tous les arbres accessibles à l'état sauvage, assurant une couverture maximale dans la recherche de différences d'ADN. Le séquençage a été sous-traité au Centre Ramaciotti de génomique (Université de Nouvelle-Galles du Sud), tandis que la préparation de l'ADN et l'analyse des données ont été réalisées au Jardin botanique royal de Sydney.
Les résultats du séquençage, effectué à partir d'ADN chloroplastique, ont révélé trois groupes génétiques distincts, ou chlorotypes. Cette découverte est qualifiée de fascinante par l'un des chercheurs, le Dr Maurizio Rossetto. « Nous pensons que c'est la première fois que ce type de séquençage est utilisé pour identifier des différences génétiques au sein d'une espèce menacée présentant une variation jusqu'alors indétectable. »
Le Dr Rossetto se réjouit des applications potentielles de ces informations : « Savoir que nous avons des individus génétiquement différents nous permettra de sélectionner la combinaison optimale lors de la conservation des semences, de la propagation des plantes et de la préparation de nouveaux sites naturels, ou encore lors de translocations. Auparavant, l'obtention d'informations génétiques détaillées était trop coûteuse et trop longue. Je suis convaincu que cela deviendra un élément fondamental de tous les futurs travaux de conservation. »
1. Qu'a-t-on découvert sur la génétique du pin de Wollemi ?
Jusqu'à présent, aucune variation génétique n'avait été observée chez les pins de Wollemi, malgré des recherches génétiques approfondies. De nouvelles recherches menées par l'Université de Nouvelle-Galles du Sud et le Jardin botanique royal de Sydney ont révélé, pour la première fois, une faible variation génétique entre certains arbres, tant dans les populations sauvages que dans les populations étudiées.
2. Comment cette découverte a-t-elle été possible ?
Les techniques génomiques avancées, connues sous le nom de séquençage de nouvelle génération (NGS), ont permis d'utiliser le séquençage complet du génome chloroplastique (ADNcp) pour détecter des variations de l'ADNcp chez des espèces comme le pin de Wollemi, qui présentent une faible diversité génétique.
3. Quelle méthode a été utilisée dans cette recherche ?
Des feuilles fraîches ont été prélevées sur 65 arbres, sur le site naturel et dans la collection du Jardin botanique australien du Mont Annan, représentant tous les individus des quatre sites naturels. L'ADN a été extrait des feuilles, regroupé par site et envoyé au Centre Ramaciotti de génomique (Université de Nouvelle-Galles du Sud) pour un séquençage de nouvelle génération. Des analyses bioinformatiques des données de séquençage (pour obtenir l'ADNcp et identifier les variants à chaque site) ont été réalisées au Jardin botanique royal de Sydney.
4. Quelle est la diversité génétique observée ?
Les résultats confirment une très faible variation génétique au sein de la population de pins de Wollemi. Trois « chlorotypes » ou lignées génétiques différentes ont été identifiés : un dominant et deux rares.
5. Quelles sont les implications de cette recherche ?
Les futurs efforts de conservation, notamment la translocation, la culture et la conservation des semences, incluront les trois lignées (en proportions équilibrées) afin de maximiser la diversité génétique des futurs stocks. Le maintien d'une diversité génétique maximale à l'état sauvage, par le biais de translocations, pourrait constituer une assurance contre les maladies ou les changements environnementaux susceptibles d'entraîner l'extinction de l'espèce.
6. Pourquoi une si faible diversité génétique ?
Compte tenu de la petite taille de la population d'arbres restant à l'état sauvage, on suppose que cette faible variation génétique pourrait être la conséquence d'un goulot d'étranglement évolutif. Des études antérieures ont montré que l'espèce présente un faible taux de fertilité, avec seulement 10 % des graines viables. On estime que certains de ces arbres sauvages ont plus de 500 ans grâce au recépage, une technique qui permet à l'arbre de produire de nouveaux troncs au fil du temps et d'assurer sa survie.
7. Quels sont les détails de la recherche publiée ?
Analyse complète des chloroplastes : une approche pour optimiser la préservation d'une espèce très charismatique mais en danger critique d'extinction, Wollemia nobilis (Araucariaceae). Abigail Greenfield, Hannah McPherson, Tony Auld, Sven Delaney, Catherine A. Offord, Marlien van der Merwe, Jia-Yee S. Yap et Maurizio Rossetto
The Wollemi pine lives in just four secret sites within one canyon system in the Wollemi National Park but fossil evidence suggests it was once widespread across Australia.