26/04/2026
Une honte absolue!
𝗗𝗘𝗔𝗨𝗩𝗜𝗟𝗟𝗘 — 𝗔̀ 𝗣𝗘𝗜𝗡𝗘 𝗘́𝗟𝗨𝗦, 𝗜𝗟𝗦 𝗩𝗢𝗧𝗘𝗡𝗧 𝗣𝗟𝗨𝗦 𝗗’𝗨𝗡 𝗠𝗜𝗟𝗟𝗜𝗢𝗡 𝗗’𝗘𝗨𝗥𝗢𝗦 𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗟𝗘𝗨𝗥𝗦 𝗜𝗡𝗗𝗘𝗠𝗡𝗜𝗧𝗘́𝗦🤑🤡
À Deauville, la première décision marquante de la nouvelle mandature concerne 🥁…
… les élus eux-mêmes.
Dès son élection, le 20 mars 2026, le conseil municipal a voté à l’unanimité la revalorisation des indemnités du maire et de ses adjoints. Aucun vote contre. Aucune abstention. Aucun débat alternatif consigné.
Trois mois après l’entrée en vigueur du nouveau statut de l’élu local, la municipalité a choisi d’en appliquer immédiatement le niveau maximal : taux plafonds et majoration de 50 % liée au statut de station de tourisme.
Transmise en préfecture le jour même de la séance pour une validation express, cette décision place Deauville parmi les communes les plus "généreuses" de France avec ses élus au regard de sa population résidente.
𝗣𝗟𝗨𝗦 𝗗’𝗨𝗡 𝗠𝗜𝗟𝗟𝗜𝗢𝗡 𝗗’𝗘𝗨𝗥𝗢𝗦 𝗦𝗨𝗥 𝗨𝗡 𝗠𝗔𝗡𝗗𝗔𝗧
Le coût est immédiat et mesurable.
La délibération porte les indemnités à 181 170 euros bruts par an pour neuf élus.
Sur la durée d’un mandat de six ans, cela représente plus d’un million d’euros d’argent public (environ 1,08 million d’euros), financés par le budget communal — donc par les contribuables deauvillais.
𝗨𝗡 𝗠𝗔𝗫𝗜𝗠𝗨𝗠 𝗔𝗦𝗦𝗨𝗠𝗘́ 𝗦𝗔𝗡𝗦 𝗗𝗘𝗕𝗔𝗧
Le maire, Philippe Augier, dépasse désormais les 43 000 euros annuels d’indemnités.
Les huit adjoints cumulent plus de 138 000 euros.
Tous les leviers ont été activés :
taux plafonds
majoration facultative
application immédiate
𝗟𝗲 "𝗷𝗮𝗰𝗸𝗽𝗼𝘁" 𝗱𝘂 𝘀𝘁𝗮𝘁𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝘁𝗼𝘂𝗿𝗶𝘀𝗺𝗲
Le document administratif révèle un mécanisme de calcul particulièrement avantageux. En plus de ces nouveaux taux de base déjà revalorisés, les élus de Deauville profitent d'une majoration de 50 %.
Cette hausse substantielle est rendue possible par le double statut de la commune : elle est classée station de tourisme et affiche une population totale inférieure à 5 000 habitants. Ce cumul permet de gonfler l'enveloppe de moitié, transformant des indemnités de base en des revenus confortables directement financés par le budget municipal, et donc 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗶𝗯𝘂𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲𝗮𝘂𝘃𝗶𝗹𝗹𝗮𝗶𝘀 et les usagers de la station.
𝗨𝗡𝗘 𝗗𝗘́𝗖𝗜𝗦𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗔𝗡𝗦 𝗨𝗡 𝗖𝗢𝗡𝗧𝗘𝗫𝗧𝗘 𝗧𝗘𝗡𝗗𝗨
Ce vote intervient alors que la situation financière de la commune fait l’objet d’interrogations récurrentes.
Plusieurs analyses publiques évoquent un niveau d’endettement particulièrement élevé pour une ville de cette taille.
Par ailleurs, une enquête préliminaire est en cours concernant un élu local.
À ce stade, aucune condamnation n’est prononcée et la présomption d’innocence s’applique.
Le calendrier interroge.
𝗨𝗡𝗔𝗡𝗜𝗠𝗜𝗧𝗘́ 𝗦𝗔𝗡𝗦 𝗙𝗥𝗘𝗜𝗡
Tous les élus présents ont voté.
Y compris ceux directement concernés par cette hausse.
Aucune opposition.
Aucune abstention.
Aucun débat relevé.
Un consensus total… sur une décision qui les concerne directement.
𝗥𝗲𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲́𝗺𝗼𝗰𝗿𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 ?
Compte tenu de la faible opposition au conseil municipal, l'organisation d'une consultation citoyenne aurait constitué un acte de transparence nécessaire pour valider l'augmentation de la rémunération des élus.
Les habitants de Deauville peuvent désormais s'emparer de leur droit de pétition, prévu par l'article L1112-16 du CGCT.
Cette démarche nécessite de recueillir les signatures d'un dixième des électeurs inscrits afin d'obliger légalement la mairie à inscrire ce sujet à l'ordre du jour.
Une fois ce seuil atteint, le conseil municipal est contraint de délibérer publiquement, ce qui force la majorité à justifier ses choix budgétaires devant les citoyens. Ce levier demeure l'unique moyen juridique pour les administrés de reprendre la main sur un débat verrouillé par le cumul des mandats.
𝗟𝗘𝗦 𝗤𝗨𝗘𝗦𝗧𝗜𝗢𝗡𝗦 𝗤𝗨𝗜 𝗙𝗔̂𝗖𝗛𝗘𝗡𝗧
Comment expliquer qu’une telle décision — engageant plus d’un million d’euros d’argent public sur un mandat — ait été adoptée sans la moindre voix discordante dans une ville aussi endettée ?
Pourquoi aucun élu n’a-t-il proposé de moduler, différer ou encadrer cette hausse ?
Autre interrogation :
comment se fait-il que ces éléments, pourtant publics et consultables, n’aient pas été davantage relayés ou analysés par la presse locale Ouest-France Pays d'Auge ?
Des questions pourtant d’intérêt général, au cœur du fonctionnement démocratique local.
𝗟𝗔 𝗤𝗨𝗘𝗦𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘 𝗙𝗢𝗡𝗗
Fallait-il, dès le début du mandat, activer le maximum légal — pour un coût dépassant un million d’euros — dans une commune dont la situation financière interroge déjà ?
L’information est un bien commun