01/12/2025
Journée mondiale de lutte contre le Sida 🩸
Début 2025, l'administration fasciste Trump a décidé de démanteler l'USAID* en supprimant 83% de ses programmes mondiaux, notamment dédiés à la prévention et l'accompagnement.
L'une des conséquences, c'est 8,4 millions d'euros de contraceptifs financés par les États-Unis qui sont bloqués en Belgique et qui doivent être détruits en France - des préservatifs, des pilules, des implants - essentiellement destinés à des populations vulnérables (majoritairement des femmes) en Guinée ou en Tanzanie.
Malgré l'appel d'organisations féministes et de santé reproductive pour les récupérer ou les redistribuer, l'administration a refusé, invoquant sa politique anti-avortement.
En France aussi, la santé sexuelle et la lutte contre le VIH/Sida restent fragilisées par des choix politiques qui réduisent l'accompagnement, l'information et la prévention. Partout, des centres de santé sexuelle ferment ou voient leurs subventions chuter.
Sur l'ensemble du territoire, malgré les annonces promettant trois séances EVARS* par an, la réalité est tout autre : elles ne sont pas toujours assurées, et les professionnelles formées sur le long terme sont remplacées par des personnels de l'Éducation Nationale formés en seulement deux jours, au détriment de la qualité.
Sur le plan international, la France a dernièrement décidé de se désengager financièrement du plan de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme. La France était jusqu'ici le deuxième contributeur du fond, qui voit ses contributions réduites de 4 milliards par rapport à 2022.
Les attaques contre la santé se multiplient : le budget Lecornu prévoit des coupes drastiques qui frappent en priorité les malades chroniques, les personnes précaires et celles déjà exclues du système.
En parallèle, les politiques racistes,
LGBTQIAphobes,
putophobes et toxicophobes aggravent les inégalités et plongent encore plus profondément les populations marginalisées dans la précarité et la vulnérabilité sanitaire.
La criminalisation et la stigmatisation de ces minorités les exposent à des risques accrus, des soins restreints et une prévention amoindrie face au VIH/Sida.
SILENCE = MORT.