06/08/2026
La « Bayoune » à l'honneur pour l'ouverture des fêtes de Peyrehorade ! 🛶🎉
Vendredi dernier, notre magnifique galupe a offert une traversée inédite sur les Gaves pour marquer le lancement des festivités. À son bord, une dizaine de jeunes de la Classe des 20 ans ont pu vivre un moment unique de partage et de transmission.
Naviguer sur l'unique galupe des Landes est un véritable voyage dans le temps. C’est avec une immense fierté que nous voyons ce témoin de notre patrimoine fluvial reprendre vie sous les yeux de la nouvelle génération. Un clin d'œil spécial à Milharis, le berger mythique, qui s'est invité à bord pour parfaire le tableau ! 🎭
Merci à Sud Ouest pour ce bel article qui met en lumière notre histoire commune. 📰
Le site de l’association adoura.fr
Landes | SUD OUEST Jeudi 6 août 2026
La « Bayoune » vogue pour transmettre son histoire
À l’occasion de l’ouverture des fêtes de Peyrehorade, vendredi dernier, une dizaine de jeunes issus du Pays d’Orthe ont pris place à bord de l’unique galupe des Landes
Nicolas Amadei
« Les conditions sont idéales ! », clame Michel Perez vendredi 31 juillet 2026. Vêtu d'une marinière et d'un béret noir, le capitaine de la « Bayoune » prépare le départ d'une traversée inédite. Près d'1 kilomètre sépare le Canot Club des Gaves du quai du Roc. La seule galupe des Landes s'apprête à porter une dizaine de chanceux de la Classe des 20 ans jusqu'aux quais du centre-ville. Là-bas, les jeunes recevront les clés de la ville pour officialiser le lancement des fêtes de Peyrehorade.
Fraîchement repeinte aux couleurs du Pays basque où elle a été rachetée pour 1 euro symbolique à l'association Val d'Adour Maritime de Bayonne, la galupe en impose par sa taille. Avec ses 18 mètres de long et ses 4,5 mètres de large, l'embarcation en bois ne passe pas inaperçue parmi les autres bateaux modernes à ses côtés.
L'effort de contempler
Il est 18 heures lorsqu'une quarantaine de jeunes, vêtus de blanc et ayant noué un foulard vert floqué au nom de l'association La Classe des 20 ans embarque sur la gabare. Parmi eux, Maurane Discazeaux est l'une des seules à connaître son histoire. « C'est moi qui leur ai tout raconté », sourit-elle avec la joie d'être là. La bande de copains prend place dans une excitation générale, le départ de la traversée est imminent.
À 18 h 10, un klaxon lance le cortège sur l'eau. La « Bayoune » étant motorisée depuis le mois d'avril, le seul effort des jeunes se résume à contempler les rives de l'Adour à perte de vue. Au rythme de 10 km/h, Michel Perez jubile : « C'est impressionnant de piloter un tel bateau », confie le capitaine du haut de ses vingt-six ans de navigation, concentré à manœuvrer le gouvernail.
Le vice-président d'Adoura, Christophe Tuya, ne peut pas s'empêcher de témoigner son bonheur de vivre cette expérience : « C'est la première fois que la galupe marque l'ouverture d'une fête des Landes », se félicite-t-il avant de regretter avec humour l'absence de chargements « pour faire comme avant ».
Invité surprise
« Pour faire comme avant », une marionnette géante s'est invitée à bord. L'ensemble articulé représente Milharis, un vieux berger mythique de 909 ans. Sur le dos de Wilfred Peutonnet, la légende pèse 20 kilos de récits anciens sur la façon dont les hommes ont dû changer de vie face au froid et à la montagne. Présents lors des carnavals ou des déambulations festives, Wilfred et sa marionnette ont improvisé leur venue sur la galupe.
« J'ai constaté qu'il n'y avait pas de fanfares ni de tels personnages dans les rues de Peyrehorade. Alors, pourquoi pas venir sur un bateau ? », s'exclame-t-il en gainant son corps de toutes ses forces. L'exercice est d'autant plus périlleux sur une barque en mouvement.
Travail d'équipe
Il est 18 h 30 lorsque Milharis et son jeune équipage s'approchent du quai de Roc. En voyant arriver la procession flottante, les festayres peyrehoradais se pressent pour assister au clou du spectacle. Au total, quelque 150 personnes s'impatientent.
« L'appontage, c'est l'un des manœuvres les plus délicates », concède Michel Perez. Pourtant, l'accostage se déroule avec une précision de maître. « Allez les jeunes, aidez-nous à lever le mât ! », ordonne le capitaine.
La galupe, appellation locale d'une gabare, appartient à l'association Adoura, basée à Saubusse. Sa centaine de bénévoles n'est pas totalement présente pour cette soirée de navigation, mais ils auraient certainement loué la consécration de leur dur labeur. Au total, 20 000 heures de travail ont été nécessaires pour restaurer la fidèle reproduction de ses illustres ancêtres fluviaux de l'Adour et de ses affluents.
> « Être ici ce soir, c'est un honneur et une forme de reconnaissance pour tout le travail mené par nos bénévoles »
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« Être ici ce soir, c'est un honneur et une forme de reconnaissance pour tout le travail mené par nos bénévoles menuisiers, charpentiers, peintres... », reconnaît Christian Touya. Divers corps de métier ont été nécessaires pour remettre à l'eau la galupe en juillet 2023.
« Avant l'apparition du train, ce type de bateau servait à transporter des marchandises telles que les denrées agricoles, le bois ou la pierre des carrières jusqu'au port de Bayonne. De là, des bateaux plus massifs prenaient le relais sur les mers », conte Christian Touya. Aujourd'hui, il est fier de montrer aux jeunes ce témoin du patrimoine fluvial du territoire. À Peyrehorade, la « Bayoune » est donc bien arrivée au port de la transmission.
adoura.fr