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Notre Histoire

Située sur la côte algérienne, à une vingtaine de kilomètres de la frontière tunisienne, La Calle occupe l’emplacement de l’ancienne cité romaine Tuniza (du Berbère « Tounès » signifiant bivouac), (ou Tuniha), figurant sur les cartes de l’Empire romain dressées au 3ème siècle. Ce nom peut laisser supposer que Tuniza était déjà une halte, une pause autour d’un point d’eau, sur la voie reliant la Tunisie du Nord à la Numidie. Saint Félix y aurait été martyrisé à cette époque. Le Père Van, religieux espagnol en voyage en cette place en 1633, indique que la quantité importante de ruines subsistantes proviendrait de l’ancienne Utique, selon les dires des Maures vivant en ces lieux.

Légende du plan du Bastion de France sur la Côte de Barbarie avant 1679

Vers le 10ème siècle, ce petit port s’appelle Mers-El-Kharez (signifiant le port aux breloques ou Massacarès en transcription européenne). Ce nom imagé, s’explique par le fait que les fonds marins recélaient des coraux, très recherchés à l’époque, qui étaient transformés en bijoux de toutes sortes. Dès le 9ème siècle, dit l’historien ami qui vient du maghreb avec sa famille El-Bekri, Mers-El-Kharez servait à la construction des navires que les Khalifes de Kaïrouan destinaient aux ravages des côtes de l’Empire byzantin. Vers 1150, Al-Idrîsî, savant et prince musulman, rédige à la demande du roi chrétien Roger II de Sicile, une géographie du monde connu. La Calle y est décrite ainsi : « Au Nord, vis-à-vis, et à une forte journée de Béja, au bord de mer, est située Marsâ-El-Kharaz. C’est une petite ville entourée d’une forte enceinte et munie d’une citadelle. Les environs sont peuplés de nomades arabes. La prospérité des habitants repose sur la pêche au corail qui s’y trouve en grande quantité, et qui est supérieur en qualité à celui du reste du monde… Le banc y est exploité tous les ans. On y emploie en tout temps cinquante barques plus ou moins… ».