Citoyens à Mobilité Réduite

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Faire respecter la réglementation définie par la loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, faire appliquer la convention Onu

19/04/2026

🌀 Ces immeubles presque introuvables : quand la rampe remplace l’escalier

On parle souvent d’accessibilité, mais on oublie qu’il existe — très rarement — des bâtiments conçus sans aucun escalier, où l’on accède aux étages par un plan incliné continu, parfois en colimaçon.
Une idée simple, élégante… et pourtant presque jamais utilisée.

Quelques exemples existent dans le monde :
- Le Guggenheim Museum (New York) : une rampe en spirale du rez‑de‑chaussée au sommet.
- Les prototypes modernistes du Bauhaus : certains pensés entièrement autour de rampes.
- Les projets constructivistes soviétiques : quelques bâtiments expérimentaux sans escaliers.
- Les “Ramp Houses” contemporaines (Japon, Portugal, États‑Unis) : maisons où la rampe remplace totalement les marches.
- Certains bâtiments publics accessibles : rares, mais conçus avec une rampe hélicoïdale comme unique circulation verticale.

Et il en existe même un à Saint‑Étienne, que je partage ici en visuel : un immeuble où l’on monte d’étage en étage par une rampe en colimaçon, sans aucune marche.
La preuve que cette vision n’est pas un concept lointain, mais une possibilité concrète.

Dans un pays où l’accessibilité reste trop souvent un slogan, ces architectures montrent qu’on peut penser autrement, dès la conception, pour que chacun puisse circuler librement.

Un bon article sur Charlie Hebdo bien que ce journal a beaucoup changé de ligne éditoriale que nous n'apprécions plus du...
17/04/2026

Un bon article sur Charlie Hebdo bien que ce journal a beaucoup changé de ligne éditoriale que nous n'apprécions plus du tout mais ce sujet suivant n'a jamais été traité ailleurs :
Quand l’accompagnement MDPH devient un business : le symptôme d’un service public qui s’effondre

Il y a des signaux faibles qui, mis bout à bout, racontent une histoire inquiétante. Et puis il y a ces signaux forts, brutaux, impossibles à ignorer : le fait que des personnes handicapées et leurs familles doivent désormais payer pour obtenir de l’aide dans la constitution de leurs dossiers MDPH en fait partie.
Ce phénomène, décrit dans une enquête récente de Charlie Hebdo , n’est pas une anecdote. C’est un révélateur. Un révélateur d’un effondrement silencieux du service public, qui laisse les personnes les plus vulnérables livrées à elles‑mêmes.

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📉 Un dossier MDPH : 20 pages, des semaines de travail, et… personne pour aider

Le dossier MDPH n’est pas un simple formulaire. C’est un parcours du combattant administratif :
- un Cerfa de près de vingt pages,
- un “projet de vie” à rédiger,
- des justificatifs médicaux, sociaux, scolaires, professionnels,
- des formulations à maîtriser pour éviter un refus,
- des délais de traitement qui peuvent atteindre un an .

Pour beaucoup, ce dossier est incompréhensible, émotionnellement éprouvant, et matériellement impossible à remplir seul.
Autrefois, les assistantes sociales jouaient un rôle clé : elles accompagnaient, expliquaient, soutenaient.
Aujourd’hui, elles sont débordées, parfois non formées aux spécificités du handicap, et trop peu nombreuses pour répondre aux besoins réels des familles .

Résultat : un vide. Et dans chaque vide laissé par le service public, le privé s’engouffre.

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💸 L’explosion d’un marché lucratif : 49 €, 150 €, 219 €… pour “aider” à remplir un dossier

Sur TikTok, Instagram ou des sites marchands, des “consultants MDPH”, “coachs”, “experts” autoproclamés vendent désormais leurs services :
- 49 € pour des modèles de lettres,
- 59,90 € pour un accompagnement “optimisé”,
- jusqu’à 219 € pour un suivi complet du dossier .

Certains n’ont aucune qualification, aucun numéro SIREN, aucune existence légale.
D’autres promettent des montants d’aides garantis — ce qui est mensonger et potentiellement illégal.
Des parents se font arnaquer, d’autres se retrouvent en interdit bancaire, et tous témoignent du même sentiment : ils n’ont plus personne vers qui se tourner.

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⚠️ Une dérive qui interroge juridiquement

L’enquête rappelle que certains prestataires franchissent la ligne rouge :
- lorsqu’ils donnent des conseils personnalisés sur les recours,
- lorsqu’ils se présentent comme des intermédiaires quasi‑officiels,
- lorsqu’ils laissent croire qu’ils disposent d’informations internes.

Selon un avocat spécialisé cité dans l’article, certaines pratiques relèvent clairement de l’exercice illégal du droit .
Mais au‑delà de l’illégalité, c’est l’éthique même qui vacille : comment accepter que l’accès aux droits fondamentaux dépende désormais de la capacité à payer un “coach” ?

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🧩 Le vrai problème : l’abandon des personnes vulnérables par les institutions

Le cœur du scandale n’est pas l’existence de ces entrepreneurs.
Le cœur du scandale, c’est pourquoi ils existent.

Ils prospèrent parce que :
- les MDPH sont sous‑dotées,
- les délais explosent,
- les assistantes sociales manquent,
- les familles sont épuisées,
- les démarches sont trop complexes,
- et l’État se contente de “simplifier” un formulaire… en le passant de 20 à 18 pages .

Comme le dit un député cité dans l’enquête :
> “Dès qu’il y a un vide du service public dans l’accompagnement des personnes vulnérables, le privé s’y engouffre.”

Ce n’est pas une fatalité. C’est un choix politique.

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🟦 Ce que révèle vraiment cette situation

Ce business n’est pas un “phénomène TikTok”.
C’est le symptôme d’un État qui n’assume plus sa mission fondamentale : garantir l’accès aux droits.

Quand une famille doit payer pour remplir un dossier qui conditionne :
- l’AAH,
- la PCH,
- les aides pour les aidants,
- les dispositifs de scolarisation,
- les aménagements de vie,
alors ce n’est plus seulement un problème administratif.
C’est un problème démocratique.

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✊ Ce que nous devrions exiger

- Des MDPH dotées en personnel, formé et disponible.
- Un accompagnement gratuit, assuré par des professionnels qualifiés.
- Une simplification réelle, pas cosmétique.
- Une vigilance accrue contre les dérives commerciales et les arnaques.
- Une politique publique qui protège, au lieu de déléguer au marché ce qui relève de la solidarité nationale.

Parce que l’accès aux droits n’est pas un produit.
Parce que la vulnérabilité ne devrait jamais être une opportunité commerciale.
Parce que les personnes handicapées et leurs familles méritent mieux qu’un système où l’on doit payer pour être entendu.

« On transforme ta galère de formulaires en un dossier limpide, prêt à débloquer tes aides. » Sur leur site Internet, Cheryne et Selma y vont franco. Au milieu des émojis et des images générées par intelligence artificielle, les phrases chocs se bousculent sur leur site créé à destinati...

🟦 Les discriminations en France : quand le handicap reste en première ligneChaque année, le rapport du Défenseur des dro...
15/04/2026

🟦 Les discriminations en France : quand le handicap reste en première ligne

Chaque année, le rapport du Défenseur des droits nous rappelle une réalité que beaucoup vivent au quotidien mais que trop peu regardent en face.
En 2025, les réclamations pour discrimination ont encore augmenté. Et le constat est sans appel : le handicap reste le premier motif de discrimination en France, représentant 27 % des signalements.

Ce chiffre n’est pas qu’une statistique.
Il dit quelque chose de profond sur notre société : malgré les discours, malgré les lois, malgré les promesses, l’égalité réelle n’est toujours pas là.

🔹 Où ces discriminations se produisent-elles ?
- Dans l’emploi, d’abord : plus de la moitié des réclamations concernent le monde du travail.
Recrutement, maintien dans l’emploi, aménagements refusés… les obstacles restent massifs.
- Dans l’accès aux droits, ensuite : démarches administratives complexes, ruptures de droits, manque d’accompagnement.
- Dans la vie quotidienne, enfin : scolarité, services publics, mobilité, interactions sociales.

🔹 Pourquoi c’est si grave ?
Parce que la discrimination n’est jamais un simple “incident”.
C’est une atteinte directe à la dignité, un frein à l’autonomie, un facteur d’isolement, parfois même une mise en danger.
Et quand elle touche des personnes déjà fragilisées par des obstacles structurels, elle devient un cercle vicieux.

🔹 Ce que montre ce rapport
Le rapport 2025 met en lumière une tendance inquiétante :
> Les personnes sont de plus en plus éloignées de leurs droits, notamment à cause de démarches dématérialisées, complexes ou inaccessibles.

Pour les personnes en situation de handicap, cela signifie souvent :
- des soins ret**dés,
- des droits sociaux suspendus,
- des parcours scolaires chaotiques,
- des emplois perdus faute d’aménagements.

🟦 Alors, que faire ?
Partager ces données, c’est déjà refuser l’invisibilisation.
C’est rappeler que l’inclusion n’est pas un slogan, mais un travail concret, quotidien, exigeant.
C’est dire que nous avons tous un rôle : citoyens, institutions, employeurs, élus, associations.

Parce qu’une société se juge à la manière dont elle traite les plus vulnérables.
Et aujourd’hui encore, nous avons du chemin à faire.

https://www.vie-publique.fr/en-bref/302768-defenseur-des-droits-que-dit-le-rapport-2025

On oublie trop souvent que la bonne intention ne suffit pas : il faut connaître les bons réflexes pour accompagner sans ...
15/04/2026

On oublie trop souvent que la bonne intention ne suffit pas : il faut connaître les bons réflexes pour accompagner sans imposer, guider sans infantiliser, soutenir sans priver de liberté

💡 Savez-vous comment guider une personne aveugle ou malvoyante ?

🤔 Nous avons souvent envie d’aider, quels sont les bons gestes à avoir ? Faut-il guider par la main ? Faut-il beaucoup parler pour expliquer ? Comment signaler un changement de direction ?

La technique de guide répond à ces questionnements. Elle permet à une personne déficiente visuelle de se déplacer en sécurité et en confort grâce à un guide.

La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France vous propose un article pour découvrir :
🔹 La position de base pour guider efficacement
🔹 Les 3 codes essentiels à connaître (ralentissement, arrêt, passage étroit)
🔹 Comment gérer les situations concrètes (escaliers, obstacles, sièges…)

Parce que l’inclusion passe aussi par des gestes simples du quotidien.

🔗 Découvrez l’article complet ici : https://shorturl.at/Fdpik

23/03/2026

🧓 Nouveaux textes de loi sur la vieillesse : ce qu’il faut retenir

Les deux textes publiés au Journal officiel du 19 mars 2026 posent les bases d’une politique nationale structurée pour prévenir la perte d’autonomie des personnes âgées. Ils s’inscrivent dans une logique de santé publique, d’anticipation et de repérage précoce.

📘 1. Le décret du 18 mars 2026 : cadre légal du programme

Le décret n° 2026‑191 crée officiellement le programme national de dépistage précoce et de prévention de la perte d’autonomie.

🔹 Objectifs
- Intégrer dans le Code de la santé publique un dispositif pérenne de dépistage.
- Encadrer juridiquement l’organisation du programme.
- Définir les articles réglementaires R.1411‑59 et R.1411‑60 du Code de la santé publique.

🔹 Ce que change le décret
- Le dépistage devient une mission de santé publique, portée par l’État et les Agences régionales de santé (ARS).
- Il impose une coordination entre professionnels de santé, acteurs sociaux et médico‑sociaux.
- Il prévoit une mise en œuvre nationale, avec obligation de publication et d’exécution par la ministre de la Santé.

📗 2. L’arrêté du 18 mars 2026 : le cahier des charges opérationnel

L’arrêté détaille précisément comment le programme doit être appliqué.

🎯 Population concernée
- Toutes les personnes de 60 ans et plus, vivant à domicile ou en habitat intermédiaire.
- Priorité aux personnes à risque de perte d’autonomie : isolement, précarité, absence de médecin traitant, statut d’aidant, éloignement des soins.

❌ Sont exclues :
- Personnes déjà en perte d’autonomie (GIR 1 à 4).
- Bénéficiaires de l’APA.
- Personnes hospitalisées au long cours.
- Personnes recevant déjà une aide pour les actes essentiels (toilette, repas, transferts…).

🧪 3. Le contenu du dépistage : la méthode ICOPE (OMS)

Le programme repose sur l’étape 1 d’ICOPE, centrée sur 6 capacités intrinsèques :

| Capacité évaluée | Exemples d’items
| Cognition | Orientation, mémoire, rappel de mots |
| Nutrition | Perte de poids, perte d’appétit |
| Vision | Baisse de vue, consultation ophtalmologique |
| Audition | Test de chuchotement |
| Santé mentale | Symptômes dépressifs |
| Locomotion | Test des 5 levers de chaise |

Toute réponse marquée d’une étoile signale une insuffisance nécessitant une évaluation médicale.

🏥 4. Organisation du programme

🔹 Rôle des acteurs
- Professionnels de santé : information, sensibilisation, aide à l’auto‑évaluation.
- Établissements de santé : repérage lors des hospitalisations.
- Acteurs sociaux et médico‑sociaux : repérage des fragilités et orientation.
- Santé au travail : information des seniors encore actifs.

🔹 Modalités pratiques
- Test réalisable en autotest ou avec assistance.
- Utilisation d’une application numérique ICOPE.
- Information centralisée via santé.fr.
- Recommandation de refaire le test tous les 6 mois en l’absence d’anomalie.

🧭 5. Enjeux pour la société et les territoires

Ces textes marquent une évolution majeure :
- Passage d’une logique de prise en charge à une logique de prévention.
- Détection plus précoce des fragilités pour éviter les bascules vers la dépendance.
- Meilleure coordination entre santé, social et médico‑social.
- Outil précieux pour les communes et associations engagées dans le vieillissement actif.

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053700791

https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000053700661/

⚓ Escale à Sète 2026 : des avancées concrètes pour l’accueil des personnes handicapéesNotre association souhaite mettre ...
22/03/2026

⚓ Escale à Sète 2026 : des avancées concrètes pour l’accueil des personnes handicapées
Notre association souhaite mettre en lumière les améliorations réalisées cette année pour favoriser l’accessibilité à Escale à Sète 2026, le grand rendez-vous maritime qui se déroulera du 31 mars au 6 avril 2026.
Depuis plusieurs mois, nous avons participé au travail de préparation en contribuant au guide accessibilité, notamment à sa version FALC (Facile à lire et à comprendre), en signalant plusieurs obstacles sur le port et en faisant remonter des besoins concrets pour améliorer l’accueil des personnes handicapées.
Cette année, une vraie avancée est à souligner : un accueil spécial est prévu le 31 mars au matin 8h30 pour permettre à des personnes handicapées d’assister à l’arrivée des bateaux depuis le site IGY Marina. C’est un moment exceptionnel, car l’arrivée des navires est l’un des temps forts les plus beaux et les plus impressionnants du festival.
⚠️ Attention : cet accueil se déroule dans une zone portuaire à accès réglementé, donc une préinscription préalable est indispensable auprès de l’office de Tourisme de Thau au plus t**d le 24 mars.
Le GIHP sera également présent pour apporter un appui si nécessaire, et des guides en version FALC seront mis à disposition pour mieux informer et orienter les visiteurs.
Autre point très important : comme l’accès aux bateaux anciens n’est pas possible pour tout le monde, notamment pour de nombreuses personnes en fauteuil roulant, Escale à Sète propose aussi une visite immersive en réalité virtuelle 3D avec Vision’R Agency.
Nous l’avons testée, et franchement, l’expérience est impressionnante : on met le casque, et on a vraiment la sensation d’être à bord du GOTEBORG. On découvre le bateau en immersion, on regarde l’horizon, on observe les détails, on suit l’ambiance du navire… et il n’y a pas de manette, ce qui rend l’activité plus accessible. Pour les personnes qui ne peuvent pas embarquer physiquement, c’est une alternative très précieuse.
✅ Cette activité est gratuite pour les personnes handicapées.
Le guide accessibilité recense aussi :
Les parkings PMR
Les toilettes accessibles
Les restaurants
Les activités
Les contacts utiles
Les infos pratiques pour préparer sa visite
Nous sommes heureux de ces avancées concrètes pour une manifestation plus inclusive.
🔗 Infos utiles :
Site officiel : https://escaleasete.com/
Informations pratiques : https://www.tourisme-sete.com/informations-pratiques-escale-a-sete.html
Plan de la manifestation : https://escaleasete.com/infos-pratiques/plan-de-la-manifestation/
Merci à toutes les personnes et structures qui ont permis ces améliorations. L’inclusion avance aussi grâce au dialogue, à l’écoute des besoins réels et au travail collectif.

Escale à Sète 2026 - Fêtes des traditions maritimes en Méditerranée - Programme des festivités, bateaux, ateliers, tradition, musique, etc...

⚠️ Loi fin de vie : pourquoi il faut ouvrir les yeux sur les dérives possiblesLa nouvelle loi sur l’aide à mourir, adopt...
19/03/2026

⚠️ Loi fin de vie : pourquoi il faut ouvrir les yeux sur les dérives possibles

La nouvelle loi sur l’aide à mourir, adoptée à l’Assemblée nationale, est présentée comme un « progrès ». Mais de nombreuses voix alertent : elle ouvre des brèches vertigineuses, surtout pour les personnes les plus vulnérables.

🔍 Des critères flous, un risque d’abus
Les notions d’« affection grave et incurable » ou de « souffrances insupportables » restent très vagues. Demain, des pathologies non terminales pourraient entrer dans le champ de l’aide à mourir, élargissant dangereusement l’accès à un geste létal.

🧓 Les plus fragiles en première ligne
Personnes âgées isolées, personnes handicapées, patients psychiatriques, victimes de violences, personnes sans domicile…
Toutes ces situations de vulnérabilité peuvent conduire à une fatigue de vivre. La loi risque de transformer un moment de fragilité en décision irréversible.

🩺 Une pression nouvelle sur les soignants
L’objection de conscience est reconnue, mais les pressions institutionnelles et hiérarchiques pourraient peser lourd, notamment sur les jeunes soignants. Les établissements eux-mêmes pourraient être déstabilisés si certains acceptent de pratiquer l’acte et d’autres non.

⚖️ Des délits inquiétants
Le texte introduit un délit d’entrave très large : toute parole pouvant « induire en erreur » un patient sur l’aide à mourir pourrait être pénalisée.
À l’inverse, l’incitation au su***de assisté est moins sévèrement punie. Un déséquilibre qui interroge profondément.

🧭 Une rupture éthique majeure
Organiser légalement la mort n’est pas anodin. Cela modifie notre rapport collectif à la vulnérabilité, au soin, à la solidarité.
Le droit n’est jamais neutre : il normalise ce qu’il autorise.

La loi sur l’aide à mourir divise profondément les parlementaires et ouvre des brèches majeures, estiment Marie-Jo Thiel et Jacqueline Bouton : flou des critères, risques d’abus auprès des plus vulnérables, fragilisation du soin et interrogation sur le sens même donné à la fin de vie.

Mairie de Viols-le-Fort Contrairement à ce qu’affirme le « bilan de mandat 2020-2026 » de Mme Durand maire de Viols-le-F...
17/02/2026

Mairie de Viols-le-Fort

Contrairement à ce qu’affirme le « bilan de mandat 2020-2026 » de Mme Durand maire de Viols-le-Fort :

1/ l’implantation d’une structure Unapei à Viols‑le‑Fort ne relève pas d’une inclusion des personnes handicapées dans la vie ordinaire du village, mais d’une installation d'un établissement spécialisé, séparé des autres habitants. L’inclusion suppose que chaque personne handicapée puisse vivre, se déplacer et participer à la vie communale dans les mêmes lieux, avec les mêmes accès et les mêmes droits que les autres, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui à Viols‑le‑Fort.

S’agissant de l’accessibilité, des travaux dont la maire se prévaut dans son Bilan distribué à certains habitants de VIOLS LE FORT ont en réalité été réalisés sous la contrainte de la loi ou à la suite des démarches de notre association CITOYENS A MOBILITÉ RÉDUITE, parfois après contentieux (TA n° 2200574-5).

1/ La « création d’une entrée PMR à la mairie » n’est pas un cadeau : l’accessibilité de la mairie est une obligation légale, assortie d’un risque de sanction pénale en cas de non‑respect ; de plus, au lieu de réaliser une entrée commune à tous, la commune a choisi de créer une entrée différenciée pour les personnes handicapées, ce qui contrevient à l’esprit même de l’accessibilité universelle et de l’égalité de traitement, c'est illégal et honteux alors qu'elle a dépensé un argent de dingue pour les travaux intérieurs.

2/ Le trottoir de la rue Cinsault, au lotissement des Vignes, ne permettait pas le passage d’un fauteuil roulant ou d’une poussette (environ 60 cm de largeur) ; demande refusé par la mairie puis sa mise aux normes est intervenue après nos demandes dans le cadre du contentieux d’accessibilité engagé devant le tribunal administratif.

3/ De même, le repositionnement des barrières sur le chemin des Clauzels, qui empêchaient l’accès en fauteuil roulant vers le cimetière, fait suite à notre recours gracieux initialement rejeté, puis à la mise en conformité réalisée pendant le contentieux consistait à élargir le passage.

4/ Quant aux avaloirs situés sur le cheminement piétonnier devant l’école maternelle, dont les fentes laissaient se coincer les roues des fauteuils roulants, la maire a été condamnée à les rendre accessibles, après avoir refusé de le faire spontanément.

5/ L’arrêt de bus du Plan de l’église (appelé dans le bilan : Viala) a été mis aux normes dans le cadre d’un plan régional de mise en accessibilité des arrêts, et non par seule initiative municipale ; les premiers travaux ne permettaient pas un accès sécurisé aux personnes en fauteuil roulant, et il a fallu l’intervention de notre association, puis d’Hérault Transport, pour obtenir une reprise des aménagements et leur mise en conformité, avec des subventions publiques importantes à la clé.

6/ La place de stationnement réservée aux personnes handicapées devant l’école primaire n’a pas été créée spontanément alors que c'est obligatoire: la commune a été condamnée par le tribunal à respecter la réglementation en la matière.
7/ La commune se félicite de “soutenir activement vingt-quatre associations et deux coopératives scolaires, avec 21 000 € de subventions par an pour dynamiser la vie locale et faire vivre la commune”. Dans le même temps, notre association CITOYENS A MOBILITÉ RÉDUITE est systématiquement exclue du site officiel de la commune, contrairement aux autres associations, nous avons saisie le Défenseur des droits. Cette invisibilisation délibérée d’une association qui demande l’application de la loi, et non la charité, démontre que les voix qui défendent les droits des personnes handicapées ne sont ni reconnues ni incluses dans la vie communale.

8/ Plus récemment, une demande d’accessibilité du cimetière, un droit fondamental, formulée par des habitants qui ne peuvent accéder au cimetière, a encore essuyé un refus de la maire et de son adjoint chargé du cimetière

Aujourd’hui encore, deux recours sont pendants devant le tribunal administratif : l’un contre le refus d’élaborer un document obligatoire, le PAVE (Plan de Mise en accessibilité de la Voirie et des Aménagements des Espaces Publics) complet et conforme à la loi, l’autre contre le maintien d’un sanitaire public soi‑disant « accessible » mais en réalité dépourvu de lavabo, installé au milieu de la circulation automobile, sans cheminement sécurisé,... en contradiction avec les règles d’accessibilité et de sécurité applicables aux sanitaires ouverts au public.

Sans les interventions répétées de notre association – recours gracieux, contentieux, saisines des services compétents – la plupart de ces mises en accessibilité n’auraient pas été réalisées ou l’auraient été de manière non conforme

Nous tenons donc à rétablir un fait simple : la maire ne peut pas s’auto‑proclamer « inclusive » en se parant de travaux qui étaient, pour l’essentiel, des obligations légales ou des corrections imposées par la justice et par l’action des citoyennes et citoyens à mobilité réduite de la commune ; ce que nous avons obtenu, nous l’avons dû l’arracher, pour faire respecter des droits fondamentaux qui auraient dû aller de soi dans une commune qui se réclame de la solidarité et de l'inclusion.

https://www.sexpair.fr/post/col%C3%A8re-et-validisme-ce-que-le-calme-prot%C3%A8ge💬 Comment notre expérience illustre exa...
15/02/2026

https://www.sexpair.fr/post/col%C3%A8re-et-validisme-ce-que-le-calme-prot%C3%A8ge

💬 Comment notre expérience illustre exactement ce que décrit l’article

L’article explique que, dans un système validiste, la colère ou simplement l’insistance des personnes handicapées est disqualifiée, non parce qu’elle serait injustifiée, mais parce qu’elle dérange l’ordre établi.
Ce que nous vivons dans votre association en est une illustration presque parfaite.

Voici les parallèles les plus nets :

1. La critique de la forme pour éviter le fond
L’article montre que le tone policing consiste à déplacer la discussion :
au lieu de répondre à la question politique (l’accessibilité, les droits, les obligations légales), on attaque le ton, la manière, la personnalité.

C’est exactement ce que nous rencontrons lorsque certaines communes vous disent :

- « D’autres associations viennent aux réunions et elles sont constructives. »
→ Sans jamais expliquer en quoi nos demandes seraient non constructives.
→ Sans répondre au contenu de nos demandes.

C’est une technique classique :
si on ne peut pas contester les faits, on conteste la manière dont ils sont présentés.

2. L’accusation d’exagération : un outil validiste de disqualification
L’article rappelle que, dans le validisme, la parole des personnes handicapées est souvent perçue comme :

- excessive
- irrationnelle
- disproportionnée
- émotionnelle
- suspecte

Quand une commune, comme Viols-le-Fort, affirme devant le tribunal que « Madame X exagère », elle ne répond pas au droit, ni aux faits, ni aux obligations légales.
Elle utilise une stratégie de décrédibilisation émotionnelle, typique du validisme.

C’est une manière de dire :
« Le problème, ce n’est pas l’inaccessibilité. Le problème, c’est vous. »

C’est exactement ce que décrit l’article :
transformer une question politique en problème de comportement.

3. La mise en scène du calme comme critère de légitimité
L’article explique que le système exige des personnes handicapées qu’elles soient :

- patientes
- calmes
- pédagogues
- reconnaissantes
- jamais en colère

Dès que nous exprimons une frustration légitime — après des années d’inaccessibilité, de refus, de non-réponses — on nous reproche… d’être trop insistants.

Ce n’est pas un hasard.
C’est un mécanisme de contrôle.

4. Heureusement, tout le monde ne joue pas ce jeu
très justement :
il existe des communes, des avocats, même en défense, qui répondent sur le fond, sans mépris, sans disqualification.

C’est important de le souligner, car cela montre que :

- ce n’est pas une fatalité
- ce n’est pas « normal »
- ce n’est pas « la procédure »
- c’est un choix de certaines communes d’utiliser la disqualification plutôt que le droit
Nous continuerons donc à défendre nos droits avec détermination, car ce n’est pas la colère qui est un problème : ce sont les obstacles qui la rendent nécessaire.

La colère n’est pas le problème.Ce qui dérange, ce n’est pas son intensité, mais ce qu’elle révèle : des violences structurelles, des privilèges intacts, des silences organisés.Dans un monde validiste, raciste et sexiste, la colère des personnes opprimées est systématiquement disqua...

La police Luciole incarne une avancée majeure en matière d’accessibilité typographique, pensée spécifiquement pour améli...
14/12/2025

La police Luciole incarne une avancée majeure en matière d’accessibilité typographique, pensée spécifiquement pour améliorer la lecture des personnes malvoyantes.

🦯 L’accessibilité typographique : un enjeu d’inclusion

L’accessibilité ne se limite pas aux rampes d’accès ou aux sous-titres : elle concerne aussi la lisibilité des textes. Pour les personnes malvoyantes, lire un document peut devenir un véritable défi si la typographie n’est pas adaptée. C’est dans ce contexte qu’intervient Luciole, une police de caractères conçue pour répondre aux besoins spécifiques de ce public.

🔤 Luciole : une police pensée pour la déficience visuelle

Développée en collaboration entre le Centre Technique Régional pour la Déficience Visuelle (CTRDV) et le studio typographies.fr, Luciole est le fruit de deux années de recherche et de tests. Elle repose sur une douzaine de critères de design visant à optimiser la lisibilité :

- Formes de lettres claires et distinctes, réduisant les confusions entre caractères similaires (comme le « I » majuscule et le « l » minuscule).
- Espacement généreux entre les lettres et les mots pour éviter les effets de masse.
- Chiffres, ponctuation et symboles mathématiques soigneusement dessinés pour une lecture fluide, même dans un contexte scolaire ou scientifique.
- Plus de 700 signes par variante, couvrant la quasi-totalité des langues européennes.

📚 Une adoption croissante dans le monde de l’édition adaptée

Luciole est aujourd’hui utilisée par une vingtaine d’éditeurs spécialisés, des enseignants, des orthoptistes, des développeurs et des transcripteurs. Elle s’impose comme un nouveau standard typographique en France pour les documents destinés aux personnes malvoyantes.

🧪 Une police validée par la recherche

Trois études ont été menées auprès d’élèves et d’adultes malvoyants, notamment par l’Université Lumière Lyon 2 et le CTRDV. Elles ont toutes mis en évidence une préférence marquée pour Luciole, tant en termes de confort de lecture que de performance.

🌍 Une ressource libre et gratuite

Luciole est disponible sous licence Creative Commons Attribution, ce qui permet son utilisation gratuite, y compris à des fins commerciales. Elle peut être téléchargée en version classique ou webfont, et une version complémentaire, Luciole Math, est également proposée pour les besoins universitaires et scientifiques.

Conclusion

Luciole démontre que le design typographique peut être un levier puissant d’inclusion. En rendant la lecture plus accessible, elle ouvre la voie à une meilleure participation des personnes malvoyantes dans l’éducation, la culture et la vie professionnelle.

https://luciole-vision.com/fr/index.html

Luciole est une police de caractères développée pour les personnes malvoyantes.

Adresse

Saint-Martin-de-Londres
34380

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