La Terre en commun

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En Normandie et au-delà !

[LE PÈRE DUPLOMB FAIT ENCORE DES SIENNES AU SÉNAT, LE VILAIN BOUGRE] Un amendement simple, juste et citoyen : quand un p...
18/06/2026

[LE PÈRE DUPLOMB FAIT ENCORE DES SIENNES AU SÉNAT, LE VILAIN BOUGRE] Un amendement simple, juste et citoyen : quand un produit promet une juste rémunération des producteurs, le consommateur doit savoir combien revient réellement à celles et ceux qui produisent.

Adopté à l’Assemblée, puis supprimé au Sénat, ce texte peut encore être réintroduit le 29 juin.

La transparence ne coûte rien à l’État. Elle peut pourtant changer beaucoup pour les producteurs.

Mobilisons-nous pour que nos achats soutiennent vraiment celles et ceux qui nous nourrissent.

10 JOURS pour corriger une énorme injustice pour les producteurs 😊🙏🙌 : notre amendement citoyen a été SUPPRIMÉ de la loi d’urgence, mais nous pouvons encore rebondir !

👉 Tout se joue au Sénat le 29 juin !

Pour rappel, notre amendement solidaire et citoyen vise à inscrire dans la loi d'urgence agricole l'obligation pour tout produit alléguant une juste rémunération des producteurs d'indiquer noir sur blanc le prix effectivement payé.

Il a d’abord été adopté à l’Assemblée nationale, puis retiré hier, le 17 juin, à la suite d’une demande de 3 sénateurs (Laurent Duplomb, Franck Menonville et Pierre Cuypers) 😳

La demande derrière ce texte exprime simplement un droit de transparence qui devrait être fondamental, car nous consommateurs voulons être sûrs que nos centimes se retrouvent bien dans les fermes !

Encore une fois, que la politique ne fasse pas de grands miracles, c’est une chose, mais qu’elle bloque des solutions citoyennes qui marchent dans la vraie vie et qui ne coûtent pas un centime à l’État ni à la collectivité, ça, ce n’est pas possible ❌🙏

La bonne nouvelle : des sénateurs nous témoignent leur soutien et vont voter « pour » (faites suivre à vos sénateurs, la majorité n’est pas loin).

Ces ralliements au bon sens collectif se rajoutent aux milliers de citoyens mobilisés pour les producteurs.

🚨👉 Tout est encore possible avec le vote en séance plénière du 29 juin 2026 à 16 h ! 😊

Nous demandons que le texte soit réintroduit dans la loi et pour cela nous avons besoin que des sénateurs déposent à nouveau cet amendement et votent pour, il faut donc les alerter 🙌

Aux Présidents de groupe et aux rapporteurs de cette loi au Sénat, la responsabilité pèse maintenant sur vous : notre demande est simple et nous prouvons à travers la démarche depuis 10 ans que la transparence côté consommateur peut avoir un impact réel côté producteurs 🙏

La transparence que permettra ce simple affichage va nous permettre à tous d’y voir clair et aux producteurs d’être enfin durablement protégés !

Merci à tous pour vos relais, on va y arriver ! 😊

Maryse Carrère Mathieu Darnaud Patrick Kanner Claude Malhuret Franck Menonville - Sénateur de la Meuse

Quand la terre devient une marchandise, ce sont nos paysans, nos paysages et notre avenir commun qui reculent.Soutenir u...
15/06/2026

Quand la terre devient une marchandise, ce sont nos paysans, nos paysages et notre avenir commun qui reculent.

Soutenir une agriculture paysanne et vivante, c’est choisir des territoires habitables, nourriciers et solidaires.

Les agriculteurs et leurs proches sont malheureusement en première ligne face aux pesticides. Pourquoi continuer à mettre ces poisons dans notre nourriture, alors que des alternatives existent ? Oui, elles demandent un peu plus d’efforts, d’accompagnement et de courage politique. Mais notre santé, celle de nos enfants et celle de celles et ceux qui nous nourrissent le valent bien.

Défendre la loi Littoral, ce n’est pas défendre une application aveugle qui mettrait dans le même sac l’agro-industrie q...
10/06/2026

Défendre la loi Littoral, ce n’est pas défendre une application aveugle qui mettrait dans le même sac l’agro-industrie qui artificialise et l’agriculture paysanne qui entretient les milieux vivants.

Le post de la Confédération paysanne de la Manche pose une question essentielle : quelle agriculture voulons-nous sur nos côtes ? Des méga-projets hors-sol, énergivores, déconnectés des territoires ? Ou des fermes à taille humaine, avec des animaux qui pâturent, des paysages qui restent ouverts, des paysans qui travaillent au plus près du vivant ?

La bergerie de Genêts n’est pas une menace pour le littoral. Elle est au contraire l’un des outils concrets qui permettent de maintenir le pastoralisme dans la baie du Mont-Saint-Michel.

Nous avons besoin de lois fortes pour protéger nos côtes. Mais nous avons aussi besoin d’intelligence collective pour distinguer ce qui détruit de ce qui soigne, ce qui bétonne de ce qui entretient, ce qui industrialise de ce qui fait vivre les territoires.

À lire et à partager.
Rendez-vous dimanche 28 juin au Mont-Saint-Michel pour soutenir une agriculture paysanne, vivante et nécessaire.

Soyons clairs : nous sommes pour la loi Littoral.

Cette loi protège nos côtes depuis 1986, elle a sauvé des centaines de kilomètres de littoral français. Nous n'avons aucune envie de la voir affaiblie.

Être paysan, c'est travailler avec la nature et non contre elle, quelle que soit cette nature, qu'elle soit espace remarquable ou nature ordinaire. Le projet des usines à tomates détruit la nature dite "ordinaire", là où la bergerie permet de maintenir des espaces "remarquables".

Ces deux réalités sont régies par nos lois, des lois écrites par nos élus. Les méga-serres à tomates sont légalement considérées comme un projet agricole alors qu'il s'agit d'une usine.
La bergerie, elle, dépend d'une interprétation de la loi Littoral qui ne différencie pas l’agriculture qui détruit de celle qui répare.

Nous avons déjà entendu certains qualifier cet élevage d'industriel (commentaire qui trahit sans doute une certaine déconnexion du monde paysan). Rappelons que 350 brebis, c'est la taille d'un élevage tout à fait classique à la Confédération Paysanne. Loin, très loin de l'élevage industriel.

Il faut également rappeler que si François Cerbonney n'avait pas construit cette bergerie, ses moutons n'auraient jamais existé dans la baie. De nombreux élevages et leurs bâtiments ont simplement cessé d'exister. Sur la commune de Genêts, aucun terrain hors zone littorale n'est disponible (20 ans de recherche menés par les services de l'État et Manche Nature en témoignent).

D'autres bergeries (certaines plus grandes que celle de Genêts) ont été construites avant la loi Littoral et seraient interdites à la construction aujourd'hui.

Ces bergeries proches du littoral sont essentielles pour pérenniser le pastoralisme. Que ce soit dans les marais du Cotentin ou sur notre littoral, les bâtiments ont toujours été construits au bord des espaces à pâturer. C'est ça, l'élevage paysan : des animaux qui sortent et qui pâturent, d'où la nécessité de proximité.

Nous ne souhaitons pas voir d'élevage industriel ni de méthaniseur sur la côte. Seulement une agriculture respectueuse de son environnement.Une bergerie proche des herbus n'est pas un bâtiment. C'est un outil de renaturation.

RDV Dimanche 28 Juin au Mont Saint Michel pour un Pique Nique Géant, Parking Gratuit ouvert à partir de 10h

🌿

27/05/2026

2 septembre 2002...
Et depuis des décennies avant on savait... mais qu’ont fait nos grands irresponsables politiques? Ces grands inactifs fainéants? On a l’impression de redécouvrir le problème à chaque crise, à chaque canicule, à chaque pandémie, à chaque catastrophe...

19/05/2026

Cette loi, c'est la FNSEA elle-même qui l’a demandée... de même qu’elle avait demandé la loi Duplomb...
Pas les agriculteurs donc, mais certains agriculteurs.

19/05/2026

Loi d’urgence agricole: vraie urgence, mauvaise réponse. Causes structurelles d’un système agrochimique à bout de souffle, dépendant des intrants étrangers et pas résilient, et réponse structurelle: fuite en avant. On continue. En pire.

⚠️  Projet de loi agricole : l’urgence est là, pas les solutions.Débattu à partir de demain à l’Assemblée nationale, le ...
19/05/2026

⚠️ Projet de loi agricole : l’urgence est là, pas les solutions.

Débattu à partir de demain à l’Assemblée nationale, le projet de loi d’urgence agricole du gouvernement, présenté comme une réponse à la crise, prolonge pourtant un modèle agricole et alimentaire à bout de souffle.

👉 Sous couvert de “souveraineté agricole”, le gouvernement oppose artificiellement agriculture et écologie. Mais ce que cela révèle, c’est surtout l’incapacité à traiter les causes profondes de la crise agricole :
- absence de garantie de revenu digne pour les agriculteur·rices
- dégradation des ressources naturelles essentielles : l’eau, les sols, la biodiversité
- manque d’accompagnement à la transition et à l’adaptation au changement climatique
- concurrence accrue liée au libre-échange
- freins à l’installation d’une nouvelle génération d’agriculteurs

Les signaux d’un non-respect du débat démocratique se multiplient :
🔴 Dépôt de multiples amendements pour réautoriser les néonicotinoïdes, mesure pourtant censurée par le conseil constitutionnel et contestée par plus de 2 millions de citoyens dans la pétition contre la loi Duplomb
🔴 Report de la publication d’une note sur les impacts sanitaires et environnementaux de l’acétamipride issue de l’audition d’une vingtaine de scientifiques spécialistes du sujet
🔴 Publication d’une lettre par le premier ministre adressée “aux agriculteurs de France” résonnant comme une pression sur les parlementaires

Pourtant, une autre voie est possible. L’urgence est là, et nous avons des solutions concrètes issues d’une proposition de loi construite collectivement avec nos 54 organisations membres.

Fondée sur leur expérience du terrain et sur les données scientifiques, notre proposition de loi a un mot d’ordre : PROTÉGER. 👉 Protéger le revenu des agriculteur·rices, protéger les facteurs de production (l’eau, les terres) et protéger le droit à une alimentation saine et durable pour toutes et tous.

Nous appelons le gouvernement et les parlementaires à enfin comprendre que c’est en alliant la protection des agriculteur·rices, de l’environnement et des citoyen·nes que pourra se dessiner une réelle sortie de crise.

🔗 Lire notre communiqué : https://collectifnourrir.fr/pjl-lecornu-une-loi-durgence-qui-ne-repond-pas-a-la-crise/

⚠️ Projet de loi agricole : l’urgence est là, pas les solutions.

Débattu à partir de demain à l’Assemblée nationale, le projet de loi d’urgence agricole du gouvernement, présenté comme une réponse à la crise, prolonge pourtant un modèle agricole et alimentaire à bout de souffle.

👉 Sous couvert de “souveraineté agricole”, le gouvernement oppose artificiellement agriculture et écologie. Mais ce que cela révèle, c’est surtout l’incapacité à traiter les causes profondes de la crise agricole :
- absence de garantie de revenu digne pour les agriculteur·rices
- dégradation des ressources naturelles essentielles : l’eau, les sols, la biodiversité
- manque d’accompagnement à la transition et à l’adaptation au changement climatique
- concurrence accrue liée au libre-échange
- freins à l’installation d’une nouvelle génération d’agriculteurs

Les signaux d’un non-respect du débat démocratique se multiplient :
🔴 Dépôt de multiples amendements pour réautoriser les néonicotinoïdes, mesure pourtant censurée par le conseil constitutionnel et contestée par plus de 2 millions de citoyens dans la pétition contre la loi Duplomb
🔴 Report de la publication d’une note sur les impacts sanitaires et environnementaux de l’acétamipride issue de l’audition d’une vingtaine de scientifiques spécialistes du sujet
🔴 Publication d’une lettre par le premier ministre adressée “aux agriculteurs de France” résonnant comme une pression sur les parlementaires

Pourtant, une autre voie est possible. L’urgence est là, et nous avons des solutions concrètes issues d’une proposition de loi construite collectivement avec nos 54 organisations membres.

Fondée sur leur expérience du terrain et sur les données scientifiques, notre proposition de loi a un mot d’ordre : PROTÉGER. 👉 Protéger le revenu des agriculteur·rices, protéger les facteurs de production (l’eau, les terres) et protéger le droit à une alimentation saine et durable pour toutes et tous.

Nous appelons le gouvernement et les parlementaires à enfin comprendre que c’est en alliant la protection des agriculteur·rices, de l’environnement et des citoyen·nes que pourra se dessiner une réelle sortie de crise.

🔗 Lire notre communiqué : https://collectifnourrir.fr/pjl-lecornu-une-loi-durgence-qui-ne-repond-pas-a-la-crise/

Générations Futures Confédération paysanne Fondation pour la Nature et l'Homme Terre de Liens Réseau Action Climat France Nature Environnement Max Havelaar France LPO France CIWF France Welfarm Greenpeace France Union Nationale de l'Apiculture Française

🚨 Loi d’urgence agricole : vraie urgence, mauvaise réponse ?Aujourd’hui s’ouvrent à l’Assemblée nationale les débats aut...
19/05/2026

🚨 Loi d’urgence agricole : vraie urgence, mauvaise réponse ?

Aujourd’hui s’ouvrent à l’Assemblée nationale les débats autour de la loi dite « d’urgence agricole ».

Oui, il y a urgence. Urgence à répondre à la détresse de nombreux agriculteurs. Urgence à garantir des revenus dignes. Urgence à sortir d’un modèle qui épuise les femmes, les hommes, les terres et les territoires.

Mais une loi d’urgence ne peut pas se contenter de regarder la balance commerciale ou la compétitivité à l’export comme seuls horizons. Car une agriculture peut exporter beaucoup tout en perdant ses fermes, ses paysans, sa diversité et sa capacité réelle à nourrir la population.

C’est tout l’enjeu soulevé par Terre de Liens : la crise agricole n’est pas seulement conjoncturelle. Elle est aussi structurelle. En trois ans, près de 40 000 fermes ont disparu. Les terres se concentrent. Les petites exploitations disparaissent. Les jeunes qui veulent s’installer peinent à accéder au foncier.

La véritable souveraineté alimentaire ne se construira pas uniquement avec des volumes exportés, mais avec des fermes nombreuses, vivantes, diversifiées, ancrées dans les territoires, capables de nourrir localement et durablement.

L’accès à la terre, le renouvellement des générations agricoles, la régulation du foncier et la transmission des fermes devraient être au cœur de cette loi. Sans cela, on continuera à traiter les symptômes sans jamais s’attaquer aux causes profondes.

Le communiqué de Terre de Liens mérite vraiment d’être lu. Il remet les priorités dans le bon ordre : préserver les terres, installer des paysannes et des paysans, et redonner un avenir à l’agriculture française.

👉 À lire ici : https://terredeliens.org/national/actu/urgence-agricole-ce-que-la-balance-commerciale-ne-dit-pas-15-05-2026/


📆 Aujourd’hui marque le lancement des débats autour de la fameuse loi d’urgence agricole à l’Assemblée Nationale.

🍽 Annoncée pendant le Salon de l’Agriculture par le Premier Ministre, cette loi est censée, comme les précédentes, répondre aux crises que traverse le monde agricole.

🚨 Pour Terre de Liens, le texte actuel est loin d’être à la hauteur des enjeux et passe à côté de problématiques essentielles comme le renouvellement des générations ou l’accès à la terre.

👉🏻 Le communiqué de presse est à retrouver ici : https://terredeliens.org/national/actu/urgence-agricole-ce-que-la-balance-commerciale-ne-dit-pas-15-05-2026/

Cet article de Gaspard Koenig, auteur d'Aqua et Humus, met le doigt sur un angle mort essentiel de nos débats agricoles ...
15/05/2026

Cet article de Gaspard Koenig, auteur d'Aqua et Humus, met le doigt sur un angle mort essentiel de nos débats agricoles : la fertilité des sols n'est pas un simple problème technique, c'est une question de civilisation.

Le détour par le détroit d'Ormuz est éclairant: notre modèle agricole dépend massivement d'intrants importés, d'engrais azotés issus du gaz fossile, de chaînes logistiques mondialisées, donc de fragilités géopolitiques que nous ne maîtrisons pas. On parle beaucoup de souveraineté alimentaire, mais une agriculture dépendante du pétrole, du gaz, des engrais industriels et des marchés mondiaux n'est pas vraiment souveraine.

La vraie question est celle du cycle: cycle de l'azote, cycle du carbone, cycle de l'eau, cycle de la fertilité. Pendant des millénaires, les sociétés paysannes ont cherché à rendre à la terre ce qu'elles lui prenaient. Notre modernité a rompu ce lien : nous extrayons, consommons, évacuons, traitons, brûlons, puis nous rachetons à grands frais des fertilisants produits ailleurs. C'est économiquement absurde, énergétiquement coûteux et agronomiquement fragile.

Réfléchir à nos déjections, à l'assainissement, aux fertilisants organiques, aux légumineuses, aux sols vivants, aux haies, aux prairies, à la polyculture-élevage, ce n'est pas de la nostalgie. C'est une vision moderne de la résilience. C'est comprendre que l'eau, l'humus, la fertilité et l'alimentation forment un seul et même bien commun.

Ce sujet oblige aussi à sortir du débat agricole en silo. La manière dont nous produisons notre alimentation influence la qualité de l'eau, la santé publique, la biodiversité, la capacité des sols à retenir l'eau, la résistance aux sécheresses et aux inondations, et l'autonomie réelle des territoires.

La souveraineté alimentaire ne se décrète pas dans des discours. Elle se construit par des fermes nombreuses, diversifiées, ancrées localement, moins dépendantes des intrants, capables de nourrir les populations tout en régénérant les sols et en préservant l'eau.

C'est bien d'un changement de modèle qu'il s'agit: passer d'une agriculture de flux, dépendante et extractive, à une agriculture du cycle, du territoire, de la fertilité et du vivant. C'est moins spectaculaire qu'un slogan, mais infiniment plus sérieux.

14/05/2026

[LOI D'URGENCE AGRICOLE : VRAIE URGENCE, MOTS CONSENSUELS, MAUVAISE RÉPONSE... UNIQUEMENT CONJONCURELLE SANS CHANGEMENT STRUCTUREL NI VISION SYSTÉMIQUE. RÉPONSE CITOYENNE À LA VIDÉO DU DÉPUTÉ TRAVERT]

Oui il faut répondre à l’urgence agricole : revenus insuffisants, pression administrative, dépendance aux marchés, difficulté à transmettre les fermes, sentiment de déclassement.

Mais une crise structurelle ne se résoudra pas par mesures conjoncturelles et mots-valises — “compétitivité”, “simplification”, “souveraineté”.

La souveraineté alimentaire ne peut pas prolonger un modèle qui rend les fermes dépendantes du pétrole, des engrais importés, des pesticides, des cours mondiaux et chaînes logistiques fragiles.

La vraie souveraineté, c’est une agriculture autonome, territorialisée, diverse, fondée sur des fermes nombreuses, transmissibles, à taille humaine : polyculture-élevage, circuits courts, restauration collective locale, sols vivants, eau préservée, biodiversité fonctionnelle, paysans mieux rémunérés, moins captifs des industriels et grande distribution.

La bio représente environ 10 % de la surface agricole française. Question politique : passer demain à 20 %, 30 %, 40 %, 50 %, sans fragiliser les producteurs mais en sécurisant leurs débouchés ?

En 2024, les fermes bio généraient 30 % d’emplois en plus et représentaient 17 % des exploitations.

La restauration collective doit devenir un levier majeur. EGalim impose déjà 50 % de produits durables et de qualité, dont 20 % bio. Appliquons-la avec des filières locales et des prix rémunérateurs.

Posons le partage de valeur. Tant que les producteurs restent la variable d’ajustement des négociations commerciales, les discours sur la souveraineté resteront incomplets.

Si nécessaire, encadrons les marges excessives sur l’alimentation saine, produits frais et bio.

L’agriculture ne peut plus être pensée en silo : alimentation, santé publique, eau, climat, biodiversité, aménagement du territoire, emploi rural.

La résilience face aux sécheresses et inondations dépend des sols, haies, prairies, rotations, couverture végétale et de fermes moins dépendantes d’intrants extérieurs.

Protéger les agriculteurs, ce n’est pas les enfermer dans la fuite en avant : c’est changer de modèle, vivre dignement, produire près de la consommation et nourrir la population avec une alimentation saine, accessible et durable.

La ferme France n’a pas seulement besoin de simplification. Elle a besoin de vision, de courage politique et d’une stratégie de long terme.

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Saint Pierre La Vieille
Saint-Germain-du-Crioult

Heures d'ouverture

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