03/12/2025
Prise de parole de l’Union Locale CGT pour la journée d’action nationale du 2 décembre.
Nous avons également clarifié la situation locale concernant les accusations que nous subissons.
Cher(e)s Camarades,
Le contexte international et national oblige à des réflexions profondes pour notre avenir, pour le futur de nos enfants, pour une société, pas seulement de justice sociale, mais pour un changement radical contre cette dictature capitaliste.
Il parait que notre société est malade ? Oui elle n’est pas en pleine forme. Fort de ce constat, les possédants ont trouvé des coupables et ils sont nombreux : Tout d’abord les retraités : vous êtes tous des nantis et vous profitez avec excès des largesses du système par répartition du financement des pensions. Oui, c’est ce que le patronat et le gouvernement déversent pour faire la chasse "aux vieux" par les plus jeunes et opposer tant que possible les générations.
En même temps, les jeunes seraient tous des fainéants patentés, nés pour ne rien faire puisqu’ils ne voudraient pas devenir de la chaire à patron. Là aussi, cette absurdité est la bienvenue puisqu’elle est autant fractionniste que l’idée que les retraités, ayant travaillé toute leur vie, se permettraient de manger sur le dos des autres. C’est bien la division, non ?
Si on ajoute les chômeurs, les pauvres, les précaires, les travailleurs sans papier qui ont bien évidemment choisi leur descente aux enfers, ils doivent assumer leurs destins parce que l’assistanat, y en marre et ça coute cher.
Que ceux qui tournent en boucle là-dessus échangent leur petite bourgeoisie d’élu pour comprendre ce qu’est de vivre dans la m***e et de n’avoir aucune sortie de secours. Nous ne parlerons pas de tous les élus locaux ou nationaux mais de tous les réactionnaires dont les idées frôlent sans complexe avec l’extrême droite. Et malheureusement, ils sont bien trop nombreux dans le département.
Enfin, le patronat, le gourou du gouvernement, n’a de cesse de répéter que les impôts, les fameuses "charges" sociales, les salaires dans leur globalité pèsent trop sur le travail. Il y a de trop charges sur les richesses créées exclusivement sur les travailleurs. Ils ont raison.
Pourquoi ? Parce que la bourgeoisie propriétaire ou rentière nous volent tout ! C’est elle la charge. C’est elle qui ne produit rien, c’est elle qui ponctionne ce que nous produisons, c’est elle la plus grade grande assistée avec plus de 211 milliards de subventions publiques, c’est elle l’évasion fiscale.
Ce sont les patrons qui nous coutent et volent ce qui nous appartient. Ce sont eux qui produisent la dette publique en ne voulant pas payer ce qu’ils doivent et ce serait à nous de la rembourser. C’est hors de question, nous ne sommes pas leurs vaches à lait.
Ici, nous n’aurons pas de revendication mais que des mots d’ordre pour notre combat quotidien.
Les capitalistes veulent la guerre. Nous défendrons la paix entre les peuples coûte que coûte.
Ils veulent nous prendre nos enfants. Montrons-leur que la jeunesse n’acceptera jamais cette dictature et l’asservissement.
Ils imposent l’armement et l’économie de guerre contre les services publics et l’accès aux soins, à l’éducation. Nous défendons le bien commun contre les intérêts belliqueux et les va-t’en guerre irresponsables.
Ils veulent faire la peau à toutes les générations de travailleurs sans exception. Alors les travailleurs sans exception leur feront la peau.
Ils veulent nous baisser nos salaires. Reprenons les leurs et toutes les richesses que nous créons.
Ils volent notre jeunesse, notre travail, notre santé, nos vies, nos productions, notre passé, notre futur, nos espoirs. Qu’ils comprennent que ce holdup n’est qu’une déclaration de guerre contre notre classe.
Alors aujourd’hui prenons l’engagement de ne rien lâcher, tout le temps, pour leur reprendre tout, je dis bien tout, tout ce qu’ils nous volent depuis des années.
Nous sommes la masse, ils sont la peur. Ils ne sont rien. Tout nous appartient.
Je veux revenir sur ce qui se dit depuis quelques jours, parce qu’à force de lire des commentaires approximatifs dans la presse ou sur les réseaux, on finirait presque par croire que la CGT invente l’histoire industrielle de Saint-Florent-sur-Cher.
Alors remettons les choses dans l’ordre.
Oui :le décoltage du berry a bien été placée en liquidation judiciaire en septembre 2025.
Ce n’est pas une rumeur, ce n’est pas “une interprétation de la CGT”, c’est une décision de justice.
Et oui : s’il y a aujourd’hui une reprise, c’est bien parce qu’il y a eu liquidation. On ne reprend pas une société qui n’est pas tombée. Ce point-là devrait être évident, surtout pour celles et ceux qui prétendent “informer” la population…
il y avait zéro syndicat dans l’entreprise.
L’ancien directeur, lui, a surtout excellé dans l’art de rejeter la faute sur les autres une fois le navire coulé.
Et pendant ce temps, Madame le Maire, valide les propos du directeur qui dit que tout ca est la faute des syndicats. Vous trouverez tout ca dans la presse locale
Aujourd’hui, certains se découvrent une passion pour “rassurer la population” en expliquant qu’il n’y a jamais eu de liquidation…
Donc accuser les syndicats, c’est juste une manière d’éviter de parler des vraies responsabilités :
des années de gestion hasardeuse,
un manque d’anticipation,
et une absence totale de stratégie industrielle locale.
Rappelons-nous aussi qu’en septembre 2023, la même direction présentait DDB comme une success story :
25 salariés, un robot tout neuf, un carnet de commandes jusqu’en 2025, et des photos officielles avec madame la maire pour dire que “tout allait bien”.
Quelques 2ans plus t**d : liquidation.
Et aujourd’hui : seulement 9 salariés repris.
Alors oui, il faut se réjouir que 9 emplois aient été sauvés.
Mais non, on ne peut pas réécrire l’histoire en accusant ceux qui n’ont fait que dire la vérité.
La CGT n’a jamais fermé une entreprise.
La CGT ne délocalise pas.
La CGT ne liquide pas des ateliers.
Nous, ce que nous faisons, c’est défendre les salariés, alerter quand ça déraille, et exiger des solutions pour l’emploi.
Ce que nous voulons aujourd’hui, c’est simple :
une vraie stratégie de réindustrialisation,
des emplois stables,
et le respect dû aux travailleurs qui ont vécu une liquidation, pas un simple “incident de parcours”.
On peut discuter, on peut débattre.
Mais on ne laissera personne transformer les victimes en coupables.
Merci.