26/10/2026
Un très bel article de la page Esprit Citron sur le poids des mots.
Et si nous apprenions à trouver les mots qui expriment ce que nous ressentons, tout en prenant soin de la relation ? C’est ce que nous vous proposons d’explorer avec ces trois ateliers de Communication Non Violente 👇
AU PROGRAMME
🗓️ Vendredi 27 novembre 2026 | 18h – 20h
Séance 1 — Reprendre la main sur le canal
Comment s’exprimer face au silence, à la distraction ou à la coupure de parole ?
Apprendre à reprendre la parole avec respect, dire quand l’échange ne nous convient plus et retrouver ensemble un dialogue de qualité.
🔥 Vendredi 11 décembre 2026 | 18h – 20h
Séance 2 — La puissance de la colère
Comment transformer l’explosion ou l’impuissance en une parole forte et habitée ?
Explorer la différence entre baisser le ton et baisser les bras, et apprendre à porter son message avec intensité sans attaquer l’autre.
💬 Vendredi 15 janvier 2027 | 18h – 20h
Séance 3 — L’expression de sa vérité brute
Oser exprimer sa vulnérabilité, poser ses limites et formuler une demande claire et engageante.
Trouver les mots pour dire ce qui est essentiel pour soi, sans se trahir ni rompre le lien.
📍 Maison des Associations Saint-Étienne-du-Grès
👤 Animé par David Piel
Tarifs adaptés selon votre situation : adhérent ou non-adhérent, forfait pour les 3 séances ou participation à l’unité.
📩 RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS :
[email protected]
💚 Trois rendez-vous pour expérimenter, explorer et développer une communication plus consciente, authentique et vivante.
Au plaisir de vous retrouver pour ce cycle proposé par 3/3Alpilles !
LE POIDS DES MOTS
Il y a des phrases que l’on prononce en quelques secondes et que l’autre peut porter pendant des années.
Des mots lancés sous le coup de la colère. Une remarque que l’on croit anodine. Une humiliation devant les autres. Un jugement répété jusqu’à ce qu’il finisse par ressembler à une vérité.
Et parfois, sans même s’en rendre compte, on vient toucher quelque chose de profondément sensible chez l’autre.
Parce qu’un mot ne fait pas seulement du bruit. Il peut changer la façon dont une personne se regarde, dont elle se parle, dont elle se sent autorisée à exister.
À force de les entendre, certaines personnes finissent par ne plus seulement entendre ces phrases.
Elles finissent par les croire…
Elles doutent d’elles mêmes. Elles s’excusent d’être ce qu’elles sont. Elles n’osent plus parler, essayer, demander ou prendre leur place. Elles apprennent à se faire plus petites pour éviter de déranger.
Et le plus douloureux, c’est que celui qui a prononcé ces mots les a parfois oubliés depuis longtemps, tandis que celui qui les a reçus les entend encore dans sa tête.
C’est là que réside le véritable poids des mots.
Imaginez une clôture dans laquelle on plante un clou chaque fois que l’on blesse quelqu’un par la parole.
Puis un jour, on décide de retirer tous les clous, de reconnaître ses erreurs et de demander pardon.
La clôture est de nouveau lisse au toucher.
Pourtant, les trous sont toujours là….
Les excuses sont importantes. Elles peuvent ouvrir un chemin vers la réparation. Mais elles n’effacent pas ce qui a été vécu. La confiance peut avoir besoin de temps pour revenir. Et certaines paroles continuent de faire mal longtemps après que la colère est retombée.
Cela ne signifie pas qu’une blessure est irréparable. Cela signifie simplement que les mots ont des conséquences même lorsque nous n’avions pas l’intention de faire autant de mal.
Nous ne pouvons pas toujours choisir ce que nous ressentons mais nous pouvons apprendre à choisir ce que nous faisons de nos émotions.
Être en colère ne nous oblige pas à humilier.
Être blessé ne nous donne pas le droit de détruire.
Être en désaccord ne nous autorise pas à rabaisser.
Nous pouvons dire qu’un comportement nous fait souffrir sans attaquer la valeur de la personne.
Nous pouvons poser une limite sans chercher à faire mal.
Nous pouvons exprimer notre colère sans transformer l’autre en coupable de tout ce qui ne va pas.
Et surtout, nous pouvons apprendre à faire une pause avant de parler.
Pas pour tout garder en soi, pas pour éviter les conflits mais pour ne pas laisser quelques secondes de colère décider de la façon dont quelqu’un se souviendra de nous.
Car les mots ont aussi un autre pouvoir.
Ils peuvent rassurer celui qui doute. Redonner du courage à celui qui n’y croit plus. Permettre à quelqu’un de se sentir compris, entendu, accepté.
Parfois, une seule phrase sincère suffit à faire naître un peu de sécurité là où il n’y en avait plus.
Alors, avant de parler, posons nous cette question :
Est ce que mes mots vont aider l’autre à comprendre ce que je ressens ou vont ils simplement lui faire mal ?
Nous ne maîtriserons jamais parfaitement l’effet de nos paroles.
Chacun les reçoit avec son histoire, ses blessures et sa sensibilité. Mais nous pouvons rester responsables de la manière dont nous choisissons de nous adresser aux autres.
Et si vous avez été blessé par des mots que quelqu’un semble avoir oubliés, rappelez vous ceci : ce que l’on vous a dit ne définit pas ce que vous êtes…
Vous n’êtes pas incapable parce qu’on vous l’a répété.
Vous n’êtes pas sans valeur parce qu’on vous a rabaissé.
Vous n’êtes pas trop sensible parce que certaines paroles vous ont profondément atteint.
Parfois, le chemin consiste aussi à apprendre à ne plus faire de la voix des autres la voix que l’on utilise contre soi même.
Et vous, quelle phrase vous a marqué durablement, en bien ou en mal ?
Esprit Citron