03/08/2026
L’été 2026 dépasse déjà tous les records.
Plus de 116 000 hectares de forêts et de végétation sont partis en fumée depuis le début de l’année. L’ensemble du territoire métropolitain est frappé par la sécheresse et 59 départements sont déjà placés en situation de crise.
À Fontainebleau, à moins de 60 kilomètres de Paris, 2 000 hectares ont été ravagés par un incendie hors normes. Plus aucun territoire n’est épargné.
Trois sapeurs-pompiers ont perdu la vie en combattant ces feux. Nous pensons profondément à leurs proches, ainsi qu’à toutes les personnes sinistrées.
Et combien d’animaux sont morts dans les flammes ? Combien ont fui, brûlés, assoiffés, blessés, à la recherche d’un refuge qui n’existe parfois plus ?
Partout, de la Gironde à la Corse, du Var à la Drôme, les forêts brûlent, les cours d’eau s’assèchent et les habitats disparaissent. Les centres de soins pour la faune sauvage sont poussés au-delà de leurs limites par l’afflux d’animaux en détresse.
Après les flammes restent les terres couvertes de cendres, les arbres calcinés et quelques survivants qui tentent désespérément de trouver de l’eau, de la nourriture et un abri.
Et pourtant, dans ces territoires dévastés, les chasseurs peuvent toujours pénétrer, fusil à la main, et tuer les animaux qui ont survécu.
Ils affirment ne pas avoir « besoin de loi ».
Eh bien si.
Dans ce contexte de catastrophe absolue, il est impensable qu’une activité de loisir continue d’imposer à une vie sauvage déjà exsangue le dérangement, la fuite, l’épuisement et la mort.
Avec l' ASPAS - Association pour la protection des animaux sauvages , AVES France , le Pôle Grands Prédateurs et Focale pour le sauvage, nous demandons :
➡️ un moratoire immédiat sur la chasse ;
➡️ la suspension de la chasse d’été ;
➡️ le report de l’ouverture générale de la chasse ;
Les animaux sauvages ont déjà dû survivre aux flammes. Ils ne doivent pas, ensuite, avoir à survivre aux fusils.