07/08/2026
AU SECOURS ..... C'est le cri d'alarme des "petits clubs" 🤨 !!!
Comme tant d'autres clubs, le FCRF2M vit ça au quotidien et en tous cas chaque saison !
Le FOOTBALL AMATEUR est en train de mourir !
Il est grand temps que les instances sportives (ligues, FFF) et administratives (État, régions, departements, communes) réagissent avant qu'une grande partie de notre jeunesse ne vienne grossir les rangs de la délinquance !!!
Il y a des publications que l’on écrit avec plaisir.
Et puis il y a celles que l’on préférerait ne jamais avoir à écrire.
Aujourd’hui, je ne souhaite pas parler uniquement du Football Club de Nogent-le-Phaye.
Je souhaite parler de tous ces clubs amateurs qui, comme le nôtre, se battent chaque semaine pour permettre à des centaines d’enfants, d’adolescents et d’adultes de vivre leur passion.
Parce qu’aujourd’hui, ce n’est plus seulement un problème de football.
C’est un problème d’infrastructures face à un climat qui change.
Depuis plusieurs années, nous faisons face à des conditions météorologiques de plus en plus extrêmes.
L’hiver, nos terrains sont gorgés d’eau, gelés, impraticables. Les entraînements sont annulés, les matchs reportés, les séances délocalisées, les horaires sans cesse modifiés. Les bénévoles passent des heures à trouver des solutions, les éducateurs réorganisent leur travail, les familles bouleversent leur quotidien… et les joueurs, des plus jeunes aux plus grands, sont les premiers à en subir les conséquences.
Puis vient l’été.
Des semaines de canicule.
Des restrictions d’eau.
Des pelouses brûlées, jaunes, sèches, dures comme du béton.
Des terrains sur lesquels il devient difficile, et parfois même dangereux, de pratiquer notre sport.
Trop d’eau en hiver.
Pas assez en été.
Deux saisons complètement opposées…
Mais une seule et même conséquence : le football amateur est contraint de s’adapter en permanence.
Au Football Club de Nogent-le-Phaye, cette réalité est devenue notre quotidien.
L’hiver dernier, nous avons pris la décision de préserver notre terrain en arrêtant totalement les entraînements pendant plus de trois mois afin de lui laisser une chance de se régénérer. Malgré tous ces efforts, il a continué à se dégrader fortement.
Aujourd’hui, nos équipes reprennent progressivement le chemin des terrains. Les seniors ont retrouvé les entraînements cette semaine, tandis que nos équipes de jeunes vont reprendre tout au long du mois d’août.
Et une question revient sans cesse.
Dans quelles conditions allons-nous les accueillir ?
Comment expliquer à un enfant que son entraînement est annulé parce que le terrain est impraticable et dangereux ?
Comment expliquer à un adolescent qu’il devra encore changer de lieu d’entraînement ?
Comment demander à des seniors de préparer une saison sur un terrain brûlé par le soleil ou, quelques mois plus t**d, noyé sous l’eau ?
Comment continuer à fidéliser des licenciés lorsque, saison après saison, les conditions de pratique se dégradent ?
Car oui, derrière toutes ces difficultés, il y a aussi une réalité que l’on oublie souvent.
Des enfants qui perdent peu à peu le plaisir de jouer.
Des adultes qui se découragent.
Des familles qui ne comprennent plus certaines décisions.
Des bénévoles qui s’épuisent.
Et parfois même des licenciés qui quittent leur club.
Pendant ce temps, les clubs continuent pourtant de grandir.
Au Football Club de Nogent-le-Phaye, nous avons presque quadruplé notre nombre de licenciés en quelques années. C’est une immense fierté. Cela prouve que notre club est vivant, qu’il attire, qu’il répond à une attente et qu’il participe pleinement au dynamisme de notre commune.
Mais nos infrastructures, elles, n’ont pas évolué au même rythme.
Et nous savons que cette situation est celle de nombreux clubs amateurs.
Pendant longtemps, posséder un terrain synthétique était considéré comme un luxe.
Aujourd’hui, ce n’est plus un luxe.
C’EST VITAL !
C’est devenu un outil indispensable d’adaptation au changement climatique.
Parce que le climat a changé.
Parce que les saisons ne ressemblent plus à celles d’hier.
Parce que les épisodes extrêmes deviennent la norme.
Et parce qu’un club ne peut plus construire une saison entière sur un terrain qui est impraticable plusieurs mois en hiver… puis de nouveau en été.
Un terrain synthétique, ce n’est pas seulement une infrastructure.
C’est la possibilité d’assurer des entraînements toute l’année.
C’est offrir des conditions de pratique dignes et sécurisées aux enfants comme aux adultes.
C’est limiter les blessures.
C’est préserver les terrains en herbe.
C’est permettre aux éducateurs de travailler sereinement.
C’est garantir la continuité de la vie d’un club.
Nous savons parfaitement qu’un tel projet représente un investissement considérable pour une commune.
Nous savons aussi que les collectivités doivent faire face à des contraintes financières de plus en plus importantes.
Ce message n’est donc pas une critique.
Il se veut simplement un appel à une prise de conscience, une alerte.
Les communes ne pourront pas relever seules ce défi.
Les petites collectivités ont besoin d’être davantage accompagnées, aidées et informées.
Les instances du football, les partenaires institutionnels et les pouvoirs publics doivent, eux aussi, prendre conscience que les infrastructures sportives doivent évoluer au même rythme que notre climat.
Le football amateur est un formidable acteur de la vie locale.
Il crée du lien.
Il éduque.
Il rassemble.
Il fait vivre nos villages.
Préserver les clubs, ce n’est pas seulement préserver un sport.
C’est préserver un patrimoine humain, associatif et social.
Au Football Club de Nogent-le-Phaye, nous continuerons à avancer avec passion, avec nos bénévoles, nos éducateurs et nos licenciés.
Mais nous ne pouvons plus considérer cette situation comme une fatalité.
Le climat change.
Nos clubs s’adaptent.
Il est maintenant temps que nos infrastructures s’adaptent elles aussi.
Parce qu’au fond…
Le plus beau terrain n’est pas celui qui impressionne.
C’est celui qui permet, chaque semaine de l’année, à un enfant de taper dans un ballon, à un adolescent de progresser, à un adulte de partager sa passion et à tout un village de continuer à vivre au rythme de son club.
Et aujourd’hui, plus que jamais, le football amateur a besoin d’infrastructures capables de résister aux défis climatiques de demain.
Il y a quelques années quand on me parlait de synthétique, je répondais toujours « le vrai Football, c’est sur l’herbe ». Comme on dit, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis ! Alors : 𝗨𝗡 𝗦𝗬𝗡𝗧𝗛𝗘́𝗧𝗜𝗤𝗨𝗘, 𝗘𝗧 𝗩𝗜𝗧𝗘… 𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗖𝗢𝗡𝗧𝗜𝗡𝗨𝗘𝗥 𝗗𝗘 𝗚𝗥𝗔𝗡𝗗𝗜𝗥 𝗘𝗧 𝗡𝗘 𝗣𝗔𝗦 𝗠𝗢𝗨𝗥𝗜𝗥.