07/08/2026
𝕃𝕒 𝕊𝕥 𝕃𝕒𝕦𝕣𝕖𝕟𝕥 𝕖𝕟 𝟙𝟡𝟜𝟞, 𝕒𝕦 𝕤𝕠𝕣𝕥𝕚𝕣 𝕕𝕖 𝕝𝕒 𝕘𝕦𝕖𝕣𝕣𝕖
Transcription de l'article de presse
Les fêtes patronales de la Saint Laurent ont obtenu un succès populaire comparable à celui des années d’avant-guerre.
Trois journées durant, Pontacq a été en liesse, les fêtes patronales de la Saint Laurent ont revêtu cette année un éclat tout particulier.
Déjà depuis le jeudi, une animation fiévreuse régnait dans la petite cité, animation créée surtout par l’installation des forains sur la place Huningue et de la Poste et le retour des Pontacquais éparpillés aux quatre coins de la France, presque tous là, heureux de se retrouver dans leur petite patrie.
Le samedi, on put craindre un instant que le ciel allait se montrer inclément. Si à Jericho, les murailles s’écroulèrent au son des trompettes, à Pontacq les nuages prirent la fuite aux sons des marches militaires que l’𝗛𝗮𝗿𝗺𝗼𝗻𝗶𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗣𝗮𝗽𝗶𝗹𝗹𝗼𝗻𝘀 exécuta d’une façon parfaite pour la retraite aux flambeaux.
Le beau temps fut de la fête et cela permit aux manifestations prévues de se dérouler pour la satisfaction de tous.
Vers midi, à la sortie de la grand-messe du dimanche au cours de laquelle l’Harmonie des Papillons se fit entendre, on eut le plaisir d’avoir sur la place Huningue un très beau concert offert par la même Harmonie.
𝘿𝙪 𝙨𝙥𝙤𝙧𝙩
L’après-midi du dimanche fut réservée au traditionnel 𝗳𝗲𝘀𝘁𝗶𝘃𝗮𝗹 𝗱𝗲 𝗴𝘆𝗺𝗻𝗮𝘀𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲. Les Papillons de Pontacq étaient aidés dans leur tâche par les vedettes féminines de l’Essor Joyeux Sportif et surtout, par la brillante section des Bleuets de Pau qui remporta, comme chacun le sait, une brillante neuvième place aux championnats de France à Paris, il y a à peine un mois. C’est dire la qualité et la belle tenue de cette réunion, au cours de laquelle se distinguèrent les jeunes filles de l’Essor Joyeux dans leurs danses, les athlètes des Bleuets aux agrès ainsi que les champions locaux.
Une 𝗹𝗼𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲 𝗮𝗺𝗲́𝗿𝗶𝗰𝗮𝗶𝗻𝗲 effectuée au pied levé sur le stade municipal permit à d’heureux spectateurs de se chausser ou vêtir à peu de frais.
𝘼 𝙡𝙖 𝙙𝙖𝙣𝙨𝙚
Mais ce fut vraiment dimanche soir que les fêtes atteignirent leur « summum ». De partout, jeunes et vieux étaient accourus et de mémoire de Pontacquais, on ne se rappelait pas avoir vu autant de monde sur les places du centre, ni de foule aussi enthousiaste à danser 𝗹𝗮 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀𝗲 "𝗕𝗶𝗸𝗶𝗻𝗶 𝗔𝘁𝗼𝗹𝗹" qui était réclamée en chœur et presque à tout bout de …piste.
𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗲𝘂𝘅 𝗱'𝗮𝗿𝘁𝗶𝗳𝗶𝗰𝗲, les uns plus brillants que les autres, ajoutèrent à la fête un éclat supplémentaire. Plus réussis que ceux du 14 juillet, ils soulevèrent l’admiration de tous.
𝙡𝙚 𝙡𝙪𝙣𝙙𝙞, 𝙥𝙖𝙨 𝙙𝙚 𝙧𝙚́𝙥𝙞𝙩
Sans être fatigués le moins du monde, les Pontacquais et leurs nombreux invités recommencèrent à s’amuser le lundi de plus belle.
L’après-midi, 𝗱𝗲𝘀 𝗷𝗲𝘂𝘅 𝗶𝗻𝗲́𝗱𝗶𝘁𝘀 firent la joie des enfants et des grandes personnes qui, bien que connaissant les « ficelles » de ces jeux ne s’en abandonnèrent pas moins aux rires.
Mais la note gaie de ces jeux fut apportée par les vétérans, les nommés Rigoulot, Poteau, Mazou, Pipoum, Bipoile, Jean Loustalet qui se livrèrent à un 𝗱𝘂𝗲𝗹 des plus passionnants 𝘀𝘂𝗿 𝘂𝗻 𝟲𝟬 𝗺𝗲̀𝘁𝗿𝗲𝘀 que, normalement, Pipoum aurait certainement gagné.
S**i, un autre vétéran, s’engagea dans le 𝗰𝗶𝗿𝗰𝘂𝗶𝘁 𝗰𝘆𝗰𝗹𝗼-𝗽𝗲́𝗱𝗲𝘀𝘁𝗿𝗲 de Pontacq et fut un animateur incontesté.
Et pour ne point se quitter sur des jeux, l’actif comité des Fêtes de Pontacq offrit pour la clôture, l’orchestre « Cach’Art » de Tarbes bien sympathique et entraînant. Ce fut t**d dans la nuit que la Saint Laurent s’acheva.
A tous, nous disons « à l’année prochaine » pour Saint Laurent mais n’oubliez pas qu’au mois de septembre, le 15 très certainement, de grandes fêtes commémoreront le centenaire de la fontaine Barbanègre et le cinquantenaire de la mise en place de la statue du général Barbanègre.