12/06/2024
jauge limitée, me contacter pour réserver :-) Durée : 1h10
*Flamme partout !* est le fruit de réflexions menées avec des élèves de la chorale, à partir de leurs interrogations devant deux éléments de matières premières : d’un côté *La Vie Parisienne* de Jacques Offenbach qui caractérise si bien l’image de Paris à l’étranger, et de l’autre les conditions et les impacts des Jeux Olympiques 2024 sur la vie quotidienne à Paris.
Les conséquences, tant sociales que sportives, de l’organisation de ces Jeux Olympiques les ont interpellés, parfois révoltés avec la spontanéité d’une jeunesse prompte à se dresser contre l’injustice. Sont nés alors quelques personnages emblématiques et symboliques. Des sportifs avec leurs doutes, leur détermination ; des syndicalistes ouvriers contestataires ; un étudiant prié de quitter sa chambre pour faire de la place ; une organisatrice investie qui croit en ce projet... Les menaces terroristes sur l’événement ; la valse des disciplines sportives où une nouvelle chasse l’autre ; les athlètes, victimes collatérales des politiques de leurs pays ; les travaux pour construire les infrastructures ; l’incidence sur le logement et la circulation... Tout a été évoqué.
L’écoute et la découverte de l’oeuvre de Jacques Offenbach a fait naître des personnages bien ancrés dans le XIXe siècle. Un trio improbable composé de deux femmes très différentes l’une pleine d’espoirs, l’autre à l’aube d’une nouvelle vie, et de Gaston, cheminot, revendiquant pleinement les idées syndicales de son époque. Ainsi, trois classes sociales vont se rencontrer et curieusement s’entendre en faisant preuve d’une solidarité qui prend sa source dans la gentillesse et la générosité.
Brutalement catapultés en 2024, chacun vivra ce choc différemment. Certes, on parlera d’Olympisme, des dessous de l’organisation de Paris 2024, de sport, mais aussi de l’évolution de la société qui a permis une émancipation féminine dont les femmes de 1896 n’osaient même pas rêver.
1896 n’est pas une date choisie au hasard. Il fallait que l’action se situe après la construction de la Tour Eiffel (1889), que la crémation humaine ait été autorisée (1887) et que le roman d’HG Wells, *la machine à explorer le temps*, ait été publié (1895). 1896, c’est aussi l’année des premiers jeux olympiques modernes voulus par Pierre de Coubertin. A cette époque, les femmes ne faisaient pas partie des épreuves. Il n’était d’ailleurs même pas envisagé qu’elles puissent y assister. Tenir les deux bouts de l’histoire des Jeux Olympiques c’est aussi une façon de montrer le chemin parcouru, notamment pour l’émancipation des femmes.
Enfin, il y a là les valeurs du sport, qui galvanise, qui transcende, qui pousse au dépassement de soi, et qu’il est important de porter haut, et pas seulement une fois tous les quatre ans.
Pour illustrer et mailler toute cette histoire, Anne-Marie Jouanny et moi-même avons choisi des chansons faisant référence à des disciplines olympiques ou rattachées à un sport particulier dans l’imaginaire collectif, illustrant aussi notre propos et rythmant cette histoire f***e. Quant à Offenbach qui débute et termine cette *Vie Parisienne* bousculée, est-il encore besoin de prouver que sa musique colle à Paris comme une seconde peau ?