14/09/2026
C'est avec une profonde tristesse que le Conservatoire de Paris a appris le décès de la compositrice et pédagogue Thérèse Brenet, survenu le 6 septembre dernier.
Premier Grand Prix de Rome en 1965 pour sa cantate Les Visions prophétiques de Cassandre, Thérèse Brenet s'était formée auprès de Marguerite Long pour le piano, de Maurice Duruflé pour l'harmonie, de Noël Gallon pour le contrepoint et la fugue, de Darius Milhaud, Jean Rivier et Henri Dutilleux pour la composition. De 1971 à 2000, elle a enseigné au Conservatoire de Paris, où elle avait succédé à Pierre Lantier dans la classe de solfège, devenue plus t**d classe de formation musicale. Elle y a formé plusieurs générations de musiciennes et de musiciens.
Elle laisse une œuvre ample et singulière, trop rarement donnée en France, marquée par une grande liberté d'inspiration, un refus de tout dogmatisme et une sensibilité extrême. Puisant dans la poésie, la philosophie et la spiritualité, son catalogue s'étend de la musique de chambre à l'oratorio et au concerto. On peut citer, parmi bien d'autres, la Suite fantasque pour harpe celtique, instrument auquel elle a consacré plusieurs pages, Le livre de l’harmonie du monde pour orchestre ou encore Ce que pensent les étoiles pour quatuor de percussions.
Le Conservatoire de Paris adresse ses pensées les plus sincères à la famille et aux proches de cette grande musicienne.