30/07/2026
« Quand donc est-on chez soi? » Pour Sabyl Ghoussoub, ce serait une fausse question.
Le Cercle France-Liban a eu le plaisir de recevoir Sabyl Ghoussoub le 9 juin dernier à Sciences Po, pour une rencontre animée par Myriam El Hindi.
Partir, revenir, c’est le propre d’une identité en création continue, qui refuse de se confiner dans une tradition extrémiste.
Mais la discussion à bâtons rompus entre Sabyl Ghoussoub et le Cercle France Liban de Sciences Po a démontré que la question identitaire est, concrètement, plus complexe: l’identité est prégnante en temps de crise, elle devient politique.
Et c’est cette identité qui risque à tout moment de trahir une crise ou un conflit que Sabyl Ghoussoub, auteur fraco-libanais au « nez juif » explore dans son œuvre romanesque.
Le lauréat du Goncourt des lycéens publie son 4e roman, Mon Imam, aux éditions Stock, en août prochain.
L’auteur a partagé avec le Cercle France Liban l’ambition derrière ce roman: humaniser des figures politiques controversées. Comment l’imam Moussa al Sadr, le Martin Luther King chiite a-t-il disparu? Kadhafi l’aurait-il kidnappé dans sa chambre d’hôtel à Rome? Pour l’auteur, une Italienne aurait kidnappé le coeur du Che Guevara arabe. Pour elle, il aurait changé d’identité, il aurait décidé de ne plus être « l’imam ».