10/05/2026
oCette année marque le 25ème anniversaire de la loi Taubira, reconnaissant la traite transatlantique et l'esclavage comme crimes contre l'humanité.
Ce fut une belle victoire remportée par la députée de Guyane, qui lors de son discours du 18 février 1999 en introduction à la proposition de la loi, a commencé par rappeler "la férocité de l'entreprise" avec la décimation des premiers habitants d'Haïti, à l'époque île d'Hispaniola, en l'espace de 15 ans.
Après la promulgation le 21 mai 2001 de la loi Taubira, le 10 mai a été retenu pour devenir la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition.
L'existence de cette journée et de cette reconnaissance sont à saluer car c'est l'occasion de se rappeler, de transmettre aux générations futures.
Cependant, les actes et décisions politiques qui devraient découler de cette reconnaissance se font cruellement attendre du côté des départements et territoires d'outre-mer, notamment pour ce qui concerne les réparations ou l'égalité de traitement.
Ce constat indique que la lutte n'est pas finie, d'ailleurs à l'occasion de ce 25e anniversaire, Christiane Taubira reconnaît que "La mémoire de l’esclavage restera un sujet de combat ".