11/09/2024
🤔 TABLE RONDE • ENJEUX DE LA (DÉ)MÉDICALISATION DE L'AVORTEMENT 🤔
Aujourd’hui, en France, les parcours d’avortement sont systématiquement encadrés par le corps médical. Qu’elles avortent à l’hôpital ou chez elles par voie médicamenteuse, les personnes qui recourent à une IVG se retrouvent souvent seules, isolées, et sans soutien.
Pourtant, dans les années 1970, l’entraide et la sororité étaient au cœur des pratiques abortives clandestines. Pour certains groupes militants, et notamment pour les MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception) dits “dissidents”, la capacité à s'avorter entre femmes, loin du corps médical, était alors fortement valorisée. La légalisation de l’avortement, gagnée de haute lutte, s’est ensuite traduite par sa médicalisation à marche forcée, excluant les savoirs profanes élaborés par les militantes féministes.
Presque 50 ans après la loi Veil de 1975, la question de la place du corps médical dans les pratiques abortives reste d’actualité. Elle résonne avec la fermeture progressive des centres d’IVG du Planning Familial et la lutte des sages-femmes pour accroître leur autonomie dans la pratique de l'avortement. Alors que les pratiques de self-help sont revalorisées, l’avortement demeure souvent un geste « à part » et peu interrogé.
Pour discuter de ces questions, on accueillera 3 supers intervenantes :
👩⚕️ Aude Almeras, sage-femme à Pontoise et représentante du conseil de l'ordre des sages-femmes du Val d’Oise.
✊ Danielle Gaudry, gynécologue-obstétricienne, militante féministe au Planning Familial et au MLAC dans les années 1970.
👩🏫 Lucile Ruault, chercheuse en sociologie de la santé, du corps, du genre et des mobilisations féministes. Elle est spécialiste de l’histoire des MLAC.
On vous attends nombreuxses pour notre toute première table ronde !
📆 Jeudi 12 septembre • 19h
📌 Bibliothèque Margurite Durand • Paris 13
🎫 Inscription (gratuite) : https://shorturl.at/ZDMz0
🔗 Vous pouvez retrouver l'intégralité des liens partagés dans notre description 🔗