25/11/2025
🚨🚨🚨🚨🚨Cette année, le thème de la journée internationale de lutte contre les vi*lences faites aux femmes met en lumière les vi*lences en ligne faites aux femmes et aux filles, une réalité trop banalisée mais qui détruit profondément.
La CYBERVI*LENCE n’est pas un simple débordement d’opinion : c’est le prolongement numérique des vi*lences patriarcales qui existent dans nos sociétés. Elle change de forme, elle se camoufle derrière des écrans, mais elle poursuit le même objectif : faire taire, contrôler, humilier, punir et rappeler aux femmes que leur liberté dérange.
Les femmes et les filles sont attaquées dès qu’elles prennent la parole, dès qu’elles existent, dès qu’elles occupent un espace qu’on estime ne pas leur appartenir. Elles sont insultées, humiliées, harcelées. Leurs photos sont commentées, leur corps est disséqué, jugé, ridiculisé. Le body shaming est devenu une arme quotidienne : “trop grosse”, “trop maigre”, “mal habillée”, “pas assez ceci”, “trop cela”. Des attaques gratuites qui brisent l’estime de soi, qui instaurent la honte, qui poussent beaucoup à se cacher, à s’effacer. On réduit des femmes entières à leur apparence, comme si leur corps était un bien public que chacun peut critiquer.
À côté de ça, la violence devient encore plus grave. Le revenge p**n, la diffusion non consentie d’images intimes, le chantage : “si tu ne fais pas ça, je publie tout”. Des menaces qui enferment, qui paralysent, qui piétinent la dignité et la sécurité. Des photos prises en confiance deviennent des armes. L’intimité est transformée en outil de contrôle. Des vies sont brisées par un simple clic.
Et lorsque des filles disparaissent, sont agressées, violées… une deuxième vi*lence surgit immédiatement : celle des commentaires. Ici, sur nos réseaux. Des phrases vi*lentes qui accusent la victime, qui la ridiculisent, qui remettent en question sa parole ou sa dignité. La victime devient coupable. L’agresseur disparaît du cadre. Et la vi*lence se multiplie sous couvert d’anonymat.
Nous avons choisi d’illustrer cette réalité avec des commentaires réels, lus ici, sous nos yeux, dans nos communautés. Des commentaires qui montrent que la vi*lence envers les femmes n’est pas un accident isolé mais un système entretenu, partagé, normalisé. Un système où l’humiliation est divertissement, où la misogynie se cache derrière “l’humour”, où la haine devient un réflexe.
Mais rien de tout cela n’est virtuel. Les conséquences sont réelles : anxiété, isolement, perte de confiance, traumatisme, honte imposée, voire tentatives de su***de. La cybervi*lence détruit des vies autant que les violences hors ligne.
🔥Nous ne pouvons plus ignorer ce phénomène. Nous ne pouvons plus rester silencieux. Refuser de liker, de partager, de rire avec les agresseurs. Soutenir celles qui sont ciblées. Signaler. Éduquer. Rappeler que publier des images intimes sans consentement est un crime. Apprendre à nos garçons et à nos filles que le respect n’est pas optionnel et que le corps d’une femme n’est la propriété de personne.
Les écrans ne protègent pas les agresseurs : ils les amplifient.
Et nous refusons de laisser l’espace numérique devenir un terrain de chasse.
Assez.
Nous ne négocions plus avec la vi*lence.
Nous la dénonçons.
Nous la combattons.
Et nous défendons les femmes, partout y compris en ligne.