15/06/2026
Charles Biétry donne de ses nouvelles :
Par Laureen Aslangul
Journaliste TELE LOISIRS 14.06.26
Dans 20h30 le dimanche ce 14 juin, Laurent Delahousse recevait Charles Biétry. Un entretien très spécial pour celui qui est atteint de la maladie de Charcot depuis plusieurs années. Auprès du journaliste de France 2, il a donné de ses nouvelles – grâce à l'intelligence artificielle – alors qu'il ne peut plus s'exprimer.
Toutes les semaines, un ou plusieurs invités se confient dans 20h30 le dimanche.
Ce 14 juin, c'est Charles Biétry qui a répondu aux questions de Laurent Delahousse. Atteint de la maladie de Charcot, l'ancien commentateur sportif n'est plus en mesure de parler. Toutefois, grâce à l'intelligence artificielle, Charles Biétry a réussi à faire passer des mots "toujours aussi forts" au journaliste.Dans cet entretien qui s'est déroulé chez lui, en Bretagne, celui qui se bat contre la maladie depuis plusieurs années a donné de ses nouvelles. "La maladie de Charcot a fait quelques dégâts", confie-t-il, "Je ne marche quasiment plus, j'ai les plus grandes difficultés à avaler, et donc à manger, et j'ai perdu la parole".Désormais, Charles Biétry ne peut que s'exprimer en tapant sur un clavier : "Malgré le système a ca****la qui compense comme aujourd'hui, c'est terrible d'avoir une idée, d'avoir une phrase, un mot qui reste enfermé dans le cerveau comme dans une bulle." C'est également grâce à cette méthode que l'entretien a pu se dérouler.
Atteint de la maladie de Charcot, Charles Biétry n'est pas prêt à tout pour être guéri : "C'est sans moi..."
Quant à la maladie, elle progresse "lentement". "Tant que les poumons résistent, je suis toujours dans le match", déclare ce passionné de sport, "Je suis toujours vivant". Pour autant, il n'est pas prêt à tout pour essayer d'être guéri. Charles Biétry s'est fixé des limites : "Ouvrir la cage thoracique pour installer un appareil qui te permettra d'étouffer moins vite, c'est sans moi".Charles Biétry revendique le droit à mourir dans la dignité
Depuis plusieurs années, Charles Biétry se bat pour légaliser l'aide à mourir. "Je vais mourir, ça c'est sûr, mais je ne veux pas mal mourir", indique-t-il, "Agoniser sur un lit d'hôpital, inerte, sans réaction, sans espoir, réagissant à peine à la douleur, tandis que ma femme et mes enfants pleurent dans le couloir, attendant un dernier souffle libérateur qui peut mettre des semaines à venir, c'est non, non, non". Toutefois, à l'heure actuelle, le gouvernement ne s'est pas encore prononcé sur le sujet.