21/06/2026
En Normandie au milieu du XVIIIeme siècle, la table du peuple demeure celle de la simplicité et de la nécessité. La nourriture s’y compose avant tout des produits du sol et du verger. Le pain, souvent noir ou mêlé de seigle, y tient une place essentielle, accompagné de soupes épaisses, de légumes rustiques. Dans les campagnes, le potage, longuement chauffé sur l’âtre, nourrit les familles autant qu’il les réunit.
La pomme, sous ses formes diverses, occupe déjà une place de choix, tandis que le cidre, boisson du pays, accompagne le repas plus volontiers que le vin, rare et coûteux. Le beurre, les produits laitiers et, plus exceptionnellement, un peu de fromage enrichissent l’ordinaire. Sur les côtes, la mer apporte poisson et hareng, ressources précieuses pour compléter une alimentation souvent modeste. La viande, elle, demeure rare et principalement cuisinée les jours de fête.
Hommage à notre cuisinier « la Tambouille » et à toutes ses aides.
In Normandy in the mid-18th century, the common people's table remained one of simplicity and necessity. Food consisted primarily of produce from the land and orchards. Bread, often dark or mixed with rye, held an essential place, accompanied by thick soups and rustic vegetables. In the countryside, potage, slowly simmered over the hearth, nourished families as much as it brought them together. Apples, in their various forms, already held a prominent place, while cider, the local drink, was more readily enjoyed with meals than wine, which was rare and expensive. Butter, dairy products, and, more exceptionally, a little cheese enriched the everyday fare. On the coast, the sea provided fish and herring, precious resources to supplement an often modest diet. Meat, however, remained scarce and was mainly reserved for special occasions.
A tribute to our cook "La Tambouille" and all his helpers.
📸 Franck Gerwulfson